Archives de Tag: Demi Moore

To be young or no to be

Je viens de voir la bande-annonce d’une grosse daube que je n’irai pas voir (Largo Winch 2), et je me disais que Sharon Stone avait plutôt bien vieilli. Elle a du voir le brillant de la lame d’un bistouri, mais pas si souvent que ça. Voyez :

Avant :

Après :

Un front au lisse certes douteux, mais de belles rides d’expression.

Elle semble y être allée plus raisonnablement que certaines autres actrices people qui ne jouent plus beaucoup mais qui craignent très fort qu’on les oublie (son QI de 136 y est aussi peut-être pour quelque chose…). J’ai choisi d’illustrer mes propos avec des photos non retouchées (Photoshop ne compte pas ici, on ne parle que de vraies retouches sur le billard).

Allez, au hasard, pour commencer, la feue-fort jolie Nicole Kidman, devenue aussi inexpressive que Kermit la Grenouille et incapable de froncer ses sourcils :

Avant :

Là on sait pas trop :

Après :

Hop, Barbie Actrice sur le retour qui fait des pubs pou Schweppes. What did you expect?

Les principaux ratages sont le plus souvent à mettre au crédit d’agents peu scrupuleux demandent à leurs clientes de se faire « redessiner les lèvres » pour décrocher un rôle (c’est aussi valable pour de jeunes actrices comme Megan Fox, Lindsay Lohan, ou Emmanuelle Béart par exemple).

Bouches trop gonflées, fronts trop lisses, pommettes trop remplies, sont les symptômes d’une boulime d’acide hyaluronique, de toxine botulique et autres joyeusetés.

Les exemples sont nombreux : Madonna, Kylie Minogue, Courtney Love, Melanie Griffith…

Meg Ryan était à croquer, aujourd’hui elle ne fait plus vraiment envie :

Avant :

Après :

Belphégor, sors de ce corps!!!!!!!!!

Mention spéciale au second rôle du chouette Black Swan (le dernier film de Darren Aronofsky avec Natalie Portman, j’y reviendrai), la talentueuse Barbara Hershey qui joue le rôle de la môman (ou du papa, on ne sait plus très bien) :

Avant :

Après : Le magazine ELLE, féminin à la pointe de l’actu sérieuse et people, a fait plusieurs fois ses choux gras de ces ratages savoureux et pathétiques sur son site.

C’est justement à la lecture du dossier du dernier ELLE que j’ai décidé de rédiger cet article. ELLE est un hebdo féminin parmi d’autres dont – c’est pas nouveau-  l’hypocrisie atteint des sommets quant au contenu proposé aux lectrices (dernier LOL en date, « mangez détox » et la semaine suivante « marre du détox, retoxez-vous, mangez gras » ou un truc du genre.)

ELLE vient en effet de proposer un dossier Spécial Rajeunir (Botox, injections, néo-lifting) d’une quarantaine de pages. Autant de questions essentielles qui vous brûlent les lèvres (botoxées) : Le liquid lift va-t-il tuer le lifting? Injections, lifting, jusqu’où irez-vous? Le Botox rend-il heureuse?

Et pour illustrer ce merveilleux papier, quoi d’autre qu’une interview de la belle Demi Moore, méconnaissable en couverture, jugez plutôt :

Le visage semble avoir été tiré vers le bas, les yeux sont ronds, la lèvre supérieure absente… Heureusement que y’avait son nom sur la couv’, je l’aurais presque pas reconnue.

Elle a 48 ans, en fait 35, souffre du syndrome cougar (elle sort avec Ashton Kushter, quinze ans de moins, mais c’est pas grave, elle est raccord), et tient ce discours : « Je vois rarement mon nom imprimé sans qu’on évoque mon âge, comme si personne ne voulait que je l’oublie. Qu’est-ce que ça veut dire? Qu’on va m’échanger contre une plus jeune? ». C’est exactement ce que je disais plus haut, ces actrices sont si terrorisées par le fait qu’on les oublie, qu’on oublie leur beauté passée, qu’elles se mettent en scène à l’excès et tendent le bâton pour se faire battre (sur Twitter et réseaux sociaux dont abuse l’ex Mme Willis par exemple).

On ne voit plus que ça, leurs efforts désespérés pour paraître plus jeunes, pour continuer à faire la une sans avoir d’actualité. Demi, ça sert à rien, tu peux pas changer ton état civil, TOUT LE MONDE sait que tu as bientôt 50 ans. La dictature de la mode et de la beauté devenue la quintessence de nos sociétés occidentales ne les aident pas, aujourd’hui beauté=jeunesse et de préférence même adolescence (les mannequins ont souvent entre 14 et 16 ans quand elles commencent leur carrière). La chasse à la ride, à l’affaissement, est devenue une priorité pour être bankable, pour exister.

Tout le monde est au courant, mais comme ça le fait moyen de l’avouer (et que c’est quand même la pub et la société de consommation qui font tenir ces magazines qui proposent une page de pub sur 2), la journaliste qui a rencontré l’actrice m’a bien fait marrer, avec un passage particulièrement savoureux : « Rien à dire non plus sur son visage encadré sagement par des cheveux longs et bruns, qu’elle a la chance de ne pas teindre. Si retouches il y a (elle refuse d’en parler – Tu m’étonnes!), elles sont nickel. Son front est lisse, mais quelques petites rides, qui plissent joliment autour de ses yeux mordorés, et une microcicatrice sur la joue montrent qu’elle maîtrise les limites du genre dans un milieu où la chirurgie et le Botox sont des drogues dures. Pour faire court, elle est archicrédible. » Ben on peut pas en dire autant de toi hein, qui maîtrise aussi bien les limites de la langue de bois…
Surtout que dans d’un précédent article du même magazine, toutes les interventions chirurgicales de l’actrice sont passées au crible…

Nan mais sérieux, je veux bien qu’il y ait un peu de photoshop sur cette couverture – et Demi s’y connait en photoshop, vous vous souvenez de ce petit scandale là :

faut quand même pas trop nous prendre pour des billes hein, parce que quand elle affirme (sans sourciller, elle peut plus) « être bien dans son âge », on peut se permettre d’en douter…

En tous cas, leur dossier spécial chirurgie esthétique ne donne pas très envie. La section « spécial débutantes » liste tous les types d’intervention, en précisant si ça fait mal et quels sont les risques. Alors, au choix, ce sont de jolis euphémismes : « ça picote, ça chauffe, c’est désagréable » ou des affirmations cash : « oui, c’est une brûlure chimique, moins si on a pris un comprimé relaxant avant ». Ah, ah, c’est bien connu, il faut souffrir pour être belle. Et du côté des risques, là, c’est festival : « résultat décevant, taches, cicatrices, infection, réaction allergique, asymétrie, rougeurs,bleus, œdèmes, maux de tête, problèmes de déglutition… »

Eh ben, sympa tout ça… Et dire que j’ai rencontré il y a quelques années un chirurgien bien connu du XVIe arrondissement de Paris et de Gisèle Bundchen (si, si) qui donnait toujours l’impression de me scruter en me parlant : « tu sais, comme tu as un menton un peu fort, le seul moyen c’est de repulper un peu les lèvres et pour ton nez, on peut aussi faire quelque chose… » Ce sera non merci, et pis pour mon nez, ça fait trois fois qu’on m’arrête dans la rue pour me dire « j’adore votre nez ». Voilà.

Je n’ai pas encore 30 ans (dans un mois et demi quand même et avec des rides qui n’étaient pas là il y a un an), mais je pense qu’il n’y a pas de secret. Si au départ la nature t’a dotée d’une peau ferme, c’est plus facile. Et si tu te sens bien dans ta peau et que tu es aimée, c’est encore mieux. Une amie esthéticienne, Chloé D.r. m’a toujours dit que de toute façon, le truc le plus efficace c’est hy-dra-ter (et pas forcément avec une crème anti-ride) et surtout ri-go-ler. Plus sympathique comme programme non?

En tous cas, j’aimerais bien ressembler à ma p’tite maman -que-je-trouve-trop-belle quand j’aurais 62 ans.

Avant : Faut que je scanne une photo old school, ce sera pour plus tard du coup, mais le principal, c’est qu’elle est encore plus belle maintenant.

Après :

Et à ma grand-mère quand j’en aurai 85…Merci Mamie pour la peau ferme!

Publicités

2 Commentaires

Classé dans ça m'énerve!, Mon beau miroir, On devrait s'en foutre!

Droite comme un i

Dans cet article, vous allez découvrir trois choses :  la barre au sol, le pilates, et un nouveau mot, les ischions (que je n’ai jamais autant prononcé que pendant cette semaine).

La barre au sol :

Un nouvel engin de torture? Un barre de fer? Vous n’êtes pas loin. Il s’agit d’une discipline sportive, pratiquée au départ par les danseurs et danseuses classiques. Elle fût élaborée dans les années 60 par Boris Kniaseff, chorégraphe russe et professeur de la folklorique Zizi Jeanmaire. Il ne pouvait fixer des barres sur les murs classés de son école suisse, il a donc eu l’idée d’adapter au sol les exercices d’échauffement et d’assouplissement traditionnellement réalisés à la barre par les danseurs. J’ai pratiqué moi-même pendant quelques temps la danse modern-jazz avec une ancienne danseuse étoile, qui consacrait la moitié de son cours à ces exercices à la barre. Au bout de six mois, j’étais clairement beaucoup plus souple (mais aussi beaucoup plus jeune qu’aujourd’hui, ce qui peut constituer un début d’explication à mes piètres résultats lors de mon premier cours de barre au sol).

Le principe est le même : il s’agit de séries d’exercices effectués sur place qui assouplissent les articulations et corrigent du même coup les mauvaises postures.  L’attention est portée sur le positionnement du corps, et le contact de l’ensemble des articulations avec le sol permet de trouver les bons angles qui soulagent le dos. Exemple : vous êtes assise sur les fesses (sur les fameux ischions, les os des fesses donc ), les jambes tendues devant vous, les bras écartés, coudes en arrière et épaules bien basses, le ventre rentré et le bassin basculé en avant, vous vous tenez le plus droit possible.  Ou plutôt vous essayez, car avec les heures passées avachie assise devant votre ordi, votre dos, c’est de la guimauve. Et pour corriger ça, et ben y’a du boulot.

De même que tout vient à point qui sait attendre, que Paris ne s’est pas faite en un jour, ou encore que rien ne sert de courir il faut partir à point, vous vous doutez bien que pour obtenir un port de danseuse, il faut de la patience et une bonne dose de courage : l’exercice est difficile, les crampes fréquentes et les muscles douloureux.

Autre avantage : les étirements permettent de développer les muscles en longueur et non en largeur, et la silhouette gagne en finesse! Et c’est encore mieux quand la délicieuse prof vous appuie sur le dos ou vous tire la jambe pour assouplir votre hanche. N’ayez pas peur, vous pouvez lui dire stop si ça fait trop mal. Il faut souffrir pour être belle, c’est bien connu, mais on peut aussi souffrir en soufflant pour faciliter le travail, un peu comme pour l’accouchement sans douleur j’imagine… La satisfaction du dépassement de soi ne m’a pas empêchée de ressentir une désagréable sensation de déja vu pourtant : toute petite, je faisais de la gymnastique et je devais réaliser une figure qui s’appelle le dos plat : assise sur les fesses, les jambes écartées, j’étire les bras devant moi jusqu’à ce que mon ventre, ma poitrine et mon front viennent toucher le sol. Pour s’assurer de la réussite du mouvement, notre vieil et gros entrainer venait s’asseoir sur notre dos et c’était tout de suite beaucoup  plus sympa…. Je vous rassure, rien de tel ici, on y va à notre rythme.

Autre discipline qui muscle et assouplit en douceur et en profondeur, le pilates, méthode créée par Joseph Dumêmenom aux States. On n’a même pas l’impression que l’on fait un effort, et on ne transpire presque pas, contrairement au body pump (exercices de musculation effectués avec des haltères soulevées en rythme, en groupe de préférence, sur « Call on me » d’Eric Prydz, autrement dit un sport de bourrin un peu beauf) que j’ai pratiqué quelques temps et qui m’a donné les bras de Demi Moore dans A armes égales

Le pilates, c’est le body pump de l’intellectuel. Oui madame. Il consiste en un enchaînement d’exercices qui visent à changer sa manière de bouger, à rééduquer son corps, à améliorer l’aisance du mouvement par le développement de la connaissance de soi. Et non à se mater les pecs dans la glace, avec en prime le cul rebondi de son voisin de devant. Les exercices posturaux se concentrent sur les muscles du dos et du bassin, et sont réalisés au sol à l’aide d’accessoires (élastiques, ballons, rouleaux). Une grande attention est portée à la respiration, pour un maximum d’efficacité. On en ressort transformé, avec l’impression d’avoir gagné des centimètres. Magique! (Et voyez le justaucorps de la demoiselle, un ton parme pastel, zen, distingué, raffiné, pas comme les strings fluo des pétasses du dessus – pardon Demi).

Demain, j’essaie le VINYASA FLOW YOGA, un yoga postural qui se pratique en musique. Mais attention, depuis que je fais aussi du Pilates et de la barre au sol, vade retro lumbago!

Note : Marie L., qui m’a filé le bon plan, m’a interdit de vous donner l’adresse du lieu à Paris où l’on peut pratiquer ces merveilleuses activités pour pas (trop) cher. Nous sommes en effet des happy few et elle veut que nous en profitions encore un peu. Pour toute réclamation, voyez avec elle. De toute façon, et c’est ce qui est agréable, chaque cours ne peut accueillir qu’un nombre de personnes limité, sur réservation. Aucune crainte donc de se prendre le doigt de votre voisine dans l’oeil lors d’un exercice plus ou moins périlleux.

1 commentaire

Classé dans Le It-plan, Mon beau miroir, Va voir là-bas si j'y suis!