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C’était le Sud…

Comme je le disais hier, je rentre donc d’une semaine de fiesta intégrale.

Ma belle-famille est formidable quand elle se marie, que ce soit du côté de la maman et un mariage mémorable en Bretagne en septembre dernier, avec concerts, chansons, danses, jeux de piste, rallyes et apéros au champagne au bord de la plage, que du côté du papa, avec concerts, DJ, danse frénétique (et même une flashmob), bolas, apéros tout en haut de la colline, presque au bord de la piscine, et champagne, champagne, champagne.

Et tout ceci grâce au formidable élan de toute une famille qui partage une même passion, la musique. Rock, folk, pop, électronique, tout y est pour faire groover et vibrer les festivités. Les mariés avaient loué la maison du dessous (qui communique par un rocher avec la maison de famille, et c’est bien pratique) rien que pour les « djeuns », et autant vous dire que les festivités ont commencé deux jours avant la cérémonie et ont fini presque une semaine après.

Passer plusieurs jours en compagnie des mêmes personnes, partager des anecdotes, se marrer, danser, prendre des cours de salsa, bronzer autour de la piscine, faire des pâtés sur la plage, refaire le monde autour d’un verre jusqu’à l’aube, ça rapproche et ça tisse des liens. Le retour sur Paris fut vous vous en doutez difficile, après 7 jours de grand soleil, 28 °C et une eau à 23.

J’ai pu profiter pour la deuxième année consécutive de cet endroit paradisiaque que l’on nomme le Capitou de l’Estérel, un lotissement privé de maisons d’été (parfois habitées à l’année), dont les haciendas aux toits plats protègent de la chaleur harassante de l’été sans fin, aux terrasses parfaitement conçues pour les déjeuners au soleil, sont couronnées par une piscine entourée par la garrigue, d’où l’on voit au loin la baie de Saint-Raphaël et le spectaculaire Rocher de Roquebrune, plus connu sous le nom du « rocher de la femme couchée ».

Pendant ces festivités, plus réussies et surtout plus fun que le wedding de Kate et Will de l’autre côté de la Manche, j’ai eu l’occasion de porter quelques tenues savamment préparées et assorties. Bon, c’est vrai que la concurrence était rude avec mes belles-sœurs (rien à voir avec celle de Cendrillon cependant), et nous prenions un malin plaisir, après avoir rôti autour de la piscine ou sur la plage, recouvertes de sable, de sel et de crème solaire, à passer sous la douche et nous pomponner, maquiller, coiffer pour le dîner.  C’est fou comme l’atelier coiffure et maquillage ça se fait tout seul après quelques verres de champ’!

Vous allez pouvoir constater sur toutes ces photos que le level était assez élevé et que Pippa et David Beckham peuvent aller se rhabiller.

 

Le collier dont je parlais tantôt (d’inspiration Dior à 1800 euros) figure d’ailleurs sur les clichés et a suscité l’admiration des invités. Non, je n’ai pas fait un prêt à la banque, mais lorsque je désire un truc très fort, je m’arrange toujours pour l’obtenir. J’ai donc pris mes petites mimines, acheté quelques fournitures (cordes et plumes) à la mercerie du Marché Saint-Pierre (la grande qui fait le coin) et cousu le tout avec du fil et une aiguille. Pour les fixations et le fermoir, préférez plutôt LA boutique de référence, Tout à loisirs, le magasin de détail du 50 rue des Archives à Paris, qui propose un choix hallucinant de perles et fournitures pour fabriquer ses bijoux.

TADA!

Porté, ça donne ça (merci de garder pour vous tout commentaire vaseux sur la fraicheur de l’air ce jour-là…) :

Avec au passage un maquillage arc-en-ciel de ma belle-soeurette, le beau rossignol Boubou, qui chante Adèle à la perfection (et même mieux).

Souvenez-vous, j’ai aussi longuement partagé avec vous ma quête de la robe-tenue-ultime-du-mariage (ou je vous ai saoulé, c’est selon). Je n’ai malheureusement pu porter très longtemps les chaussures qui allaient parfaitement avec  la robe : des escarpins New Look de 16 cm de haut, avec talons aiguilles et plateau, dont le style très pu-pute est atténué par leur couleur vieux rose-nude. Il y avait 50 mètres à faire de la voiture à la mairie, j’ai pas pu en faire 5 sans décrocher le bras de mon mec et ça s’est corsé lorsqu’on a dû traverser le marché bondé de Fréjus un samedi midi… La honte intégrale. Les vieux à béret me fixaient comme des ronds de flan genre j’ai jamais vu une fille, et les vieilles chuchotaient avec un accent du Sud « Elleuh sont biaing trop hotes ses chaussureuh! ». Bref, on s’est bien foutu de ma gueule, et surtout qu’on passait tous pas inaperçus avec trois mecs en kilts, dont le marié…

J’ai donc regagné la bagnole pieds nus, et heureusement que les trottoirs de Fréjus c’est un peu Disneyland, avec pas trop de crottes de clébard à l’horizon…

J’ai donc terminé la journée sur du plat à clous, version rock, avec une casquette de mec version le soleil et le champagne, ça tape.

Après cette parenthèse dans le pays du pastaga et le la Tropézienne, cette délicieuse pâtisserie aux deux tranches de brioche garnies de crème vanillée parsemée de cristaux de sucre, une tentation diabolique à laquelle je ne peux résister (voir ci-dessous),

direction le pays des cannelés, avec un petit week-end à Bordeaux pour les 30 ans de Laleeloo. J’avais oublié combien cette ville est belle, même sous la flotte (dur,dur, on peut pas tout avoir) qui la rend grise et brune.

Le thème de la soirée : bucolique. J’avais tout prévu, sauf les averses et le vent qui a fini par nous lâcher à la nuit tombée. Le lendemain le soleil est reviendu, pas de panique.

Mais tout le monde avait fait des efforts pour jouer de la dentelle, du chapeau, et des trucs à fleurs, surtout la belle plante trentenaire :

Au programme, pour changer, champagne, danse, chants, concerts, flashmob (encore une), encore champagne, et plein de choses délicieuses à manger grâce à la maman de la trentenaire, une vraie fée de la déco (j’en ai déjà parlé là) et de la cuisine! Petit aperçu du menu :

douceurs aux fruits rouges (en réalité la génoise du gâteau d’anniv)

roulés épinards-saumon

Petites tartelettes tomates-mozza

Délicieux congolais, petites bouchées à la noix de coco

Sublimes génoises découpées ensuite au cordeau, la première au citron, la seconde au Nutella. La veille, c’était la même, mais aux fruits rouges, superbement disposés au millimètre près (mais j’ai pas la photo).

Vous comprendrez bien que le retour à la réalité parisienne, à sa grisaille et aux impératifs professionnels, vont me demander un léger temps d’adaptation.

C’est quand déjà les vacances? Ah oui, à partir du 25 juillet…

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La course à la bulle

Vous avez suivi tout récemment mes pérégrinations au salon de l’agriculture.

Cette fois, les veaux, vaches, poules, moutons et cochons ont cédé la place à la cohorte annuelle d’éditeurs, d’auteurs, de journalistes et d’attachées de presse, qui prétextent un salon du livre pour faire exactement la même chose : manger et picoler.

Cette année, le salon est plus ramassé, la fête commence à 17h, pour se terminer (en théorie) à 23h. Mais les buffets n’ouvrent que vers 19h, et encore, sur Gallimard, étiquette oblige, on attend la présence d’Antoine pour ouvrir le buffet. Résultat : le VIP (ou pseudo VIP, du moins il le veut très très fort) trépigne, il n’en peu plus, la bave aux lèvres et les coudes prêts à être balancés dans les côtes du voisin qui a le tort de prétendre aussi à une coupette.

C’est que la coupette, c’est le nerf de la guerre de cette soirée finalement, la traditionnelle question chuchotée dans les allées : quels sont les stands qui proposent du champagne et des macarons au buffet?

Au grand dam du pic assiette le plus expérimenté, qui sait user de son naturel nonchalant pour se faufiler toute honte bue sur tous les stands mêmes les plus petits, cette année, un grand nombre d’éditeurs ont choisi de recruter des vigiles (pas physios en tous cas) à l’entrée d’un stand verrouillé par de chics et discrètes cordelettes. Un précieux carton est demandé à l’entrée. J’avais le mien pour le stand Télérama-France culture, et mes relations m’ont aidée à entrer sur celui de L’Express/Lire, tous deux bien fournis en bulles.

Les stands des éditions Gallimard, Buchet&Chastel, Perrin et Robert Laffont sont tout aussi fournis, agréables pour le palais et pour la langue : les conversations sont animées et intéressantes, finalement assez détendues et conviviales (ce n’est pas toujours le cas, mais le champagne aide). On finit pas se dire que quand même, c’est bien le métier d’attachée de presse, qu’on connait plein de gens dans le milieu depuis le temps qu’on y bosse et que c’est bien agréable de s’en rendre compte.

Étudiant ou stagiaire, on a rêvé ce moment, de s’arrêter tous les 3 stands pour claquer la bise à un tel, de jongler avec son portable (allô, t’es où, moi je suis au N 42), pour retrouver le compère avec qui on est entré et qu’on a perdu au bout de deux secondes, d’avoir des invits en trop alors qu’avant on devait verser une larme et quémander trois mois à l’avance… Finalement, on est même tenté de se la jouer, de faire comme les vrais VIP, de tourner la tête quand apparaît un visage familier que l’on voudrait éviter (voir à ce sujet l’hilarant sketch du non moins beauf Jean-Marie Bigard sur les trucs qui gonflent, avec le mec qui te postillonne à la gueule en racontant sa vie dont tu te contrefous et enfonçant un centimètre de doigt dans tes côtes).

Finalement, je ne regrette pas de ne pas avoir de stand, parce que l’on est beaucoup plus libre de batifoler entre les tables et de comparer les champagnes et les macarons… Et je ne regrette pas non plus de n’avoir pas pu finalement assister aux adieux de Jérôme Clément au Palais de Chaillot, même s’il parait que c’était énorme, avec des artistes, des VIP, des people…

Je m’en fous, nous aussi on a des people dans l’édition :  sur le stand d’Héloïse d’Ormesson y’avait Tatiana de Rosnay (ultra classe et ultra sympathique), Gonzague Saint-Bris, Isabelle Alonso, Mathilda May, (ne me demandez pas ce qu’elle foutait là), et des macarons et du champagne.

Dans l’édition, on sait aussi s’amuser comme des p’tits fous : sur le stand des Inrocks, on a dansé le rock acrobatique et le gros rap qui tache jusqu’à minuit (je vous l’avais dit, les salons ça ferme jamais à l’heure). Puis, tels des Cendrillon de l’édition, on a repris notre petit métro, des bulles plein les yeux (et plein le sang aussi…). Vivement l’année prochaine.

Note : le salon du livre de Paris a lieu Porte de Versailles, du 18 au 21 mars, et c’est nocturne ce soir jusque 23h! (mais ce sera p’têtre pas aussi fun qu’hier hein…).

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