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Les femmes préfèrent les blonds

Bon. Le verdict est tombé fin novembre, Bradley Cooper a été élu l’homme le plus sexy de l’année 2011 par le magazine people. Ok. L’acteur révélé par Very Bad Trip est certes plutôt pas mal, et complètement craquant quand il parle un français presque impeccable au 20 heures de TF1 devant une Laurence Ferrari sous le charme, mais je m’insurge quand même.

C’est inadmissible, c’est un scandale, comment ces journaleux n’ont-ils pas couronné l’homme incontournable de cette année 2011, qui a bien dû faire la couv’ d’une centaine de magazines, j’ai nommé le beau, l’unique, le demi-dieu Ryan Gosling, omniprésent (trop?) sur les écrans cette année avec pas moins de quatre films, Blue Valentine, Drive, Crazy, Stupid, Love et les Marches du Pouvoir. Il devrait d’ailleurs obtenir un joli Oscar pour sa prestation de chauffeur/cascadeur mutique dans Drive. J’ajoute que la révolte gronde sur le net et qu’une pétition a même été lancée, ainsi que la bannière joliment contestataire et douzième degré, Occupy People, afin que Ryan soit couronné comme il se doit par People puisqu’il est selon certains slogans « la preuve que Dieu existe et qu’Elle est une femme. » On peut même imprimer sur BuzzFeed un masque Ryan à arborer dans toutes les manifestations à venir.

Oui, je sais, lui il a droit à quatre photos,  mais j’ai jamais dit que cet article était objectif, et c’est bien le propre d’un blog d’être un vecteur d’opinion, partial et orienté, et là je donne mon opinion.

Beaucoup ont protesté contre le jeu toujours-un-peu-pareil du blondinet Ryan, en faisant valoir qu’il était largement surestimé. Pour ma part, s’il doit avoir un Oscar, ce serait plutôt pour son rôle dans la belle romance triste qu’est Blue Valentine.

J’ai aussi entendu de ci de là que l’on pouvait souhaiter que l’Oscar allât (notez cet imparfait du subjonctif bien placé) au sublime et ténébreux Michael Fassbender, 35 ans (il en fait plus), Irlandais de souche et d’âme, révélé par le rôle de Bobby Sands dans le terrible Hunger de Steve McQueen (le real Black et non le blond acteur), et sa grève de la faim mortelle d’indépendantiste de l’IRA bien acharné. Mais je ne pourrai me prononcer à ce sujet qu’en fin de semaine, lorsque j’aurais vu le très attendu Shame, toujours de Steve McQueen, où il interprète un accro au sexe profondément dépressif.

En tous cas, sa prestation dans l’incroyable film anglais Fish Tank, dans lequel il joue l’amant aux valeurs légères d’une gamine de 16 ans, était tout à fait prometteuse. Révélé par la série Band of brothers en 2001, il a depuis enchaîné les vaches maigres avant la révélation Hunger puis Inglorious basterds. Il a, à mon avis,  de jolies années devant lui.

Vous avez remarqué le point commun entre tous ces acteurs aussi talentueux qu’agréables à l’oeil : ils sont blonds aux yeux bleus. La tendance du mâle est donc plutôt nordique et anglo-saxone, avec une préférence pour les grands costauds, bien-faits de leur personne et nourris au grain.

N’oublions pas de citer le maître absolu dans cette discipline, le poids-lourd du blondinet sexy à souhait, qui pèse encore un peu dans sa catégorie, l’indétrônable et inoxydable Brad Pitt. Plus aussi jeune que ses concurrents, certes, mais qui envoie toujours du bois. Je viens de le voir dans un sympathique film, Le Stratège, où il joue le manager plutôt futé d’une équipe de base-ball. Eh ben Brad, t’as beau toujours vouloir t’enlaidir, être sapé en jogging et polo informe tout le long du film, porter une moitié de casquette immonde, t’auras toujours la classe internationale, que tu le veuilles ou non.

C’est pas beau ça, quand même?

J’attends donc vos suggestions de divinités blondes et masculines, qui puissent rivaliser avec celles que je viens de citer (mortes ou vivantes, on n’est pas sectaire).

Ah oui, j’en ai déjà une, Matthew McConaughey (dont le jeu laisse parfois à désirer,mais jamais les abdos, on peut pas tout faire, et pis en photo pour Dolce et Gabbanou, pas besoin de causer).

Mention tout à fait honorable pour l’ex-rugbyman Raphaël Poulain, dont j’ai déjà parlé.

Et dans la catégorie doublure de Brad Pitt, Charlie Hunnam, alias Jax, le héros de la série Sons of Anarchy (sur un gang de motards californiens voyous-mais-sympas-quand-même).

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Classé dans Il me le faut!, Miam, On devrait s'en foutre!

Que d’émotions!

Après un samedi très studieux (voir post précédent), mon dimanche l’a été tout autant.

Pas le courage de faire un jogging, levée trop tard, envie de looser sur le canapé. Ma bonne conscience me rattrape aussitôt, « non, non, pas moyen, tu vas bouger tes grosses fesses ».

– Oui, mais à condition que Guigui vienne avec moi… »

Après de longues minutes d’un argumentaire, efficace ou soûlant, ou les deux, j’ai trouvé mon compagnon de route, direction le Grand Palais et Monumenta 2011, la performance de l’artiste indien Anish Kapoor. Un dimanche après-midi, trois quart d’heure de queue, c’est raisonnable.

Leviathan ça s’appelle. On m’avait dit que la sécurité prévoyait des kits de premiers secours pour les visiteurs sensibles et claustrophobes, et je venais juste de repenser à la joyeuse perspective d’un grand videur me faisant du bouche à bouche, que, le ventre tordu comme avant de monter en avion, j’ai poussé la porte-tourniquet toute noire et hyper angoissante aux vitres opaques (mais qu’y a-t-il derrière?) de l’entrée de l’expo. Je suis illico projetée dans un immense… quoi? ballon? dirigeable? poumon? coeur? L’air est rare, épais, moite, mes repères sont sans-dessus-dessous, l’impression de suffoquer et de défaillir… Il faut quelques secondes pour profiter de ce lieu unique, de cette œuvre d’art que l’on peut visiter « de dedans ». On se plait à frapper des mains et guetter l’effet de cette formidable chambre d’écho.

Bon. Il fait décidément trop chaud, sortons admirer l’installation dans la nef. L’effet est saisissant, comme une énorme aubergine (un haricot rouge?) tchernobylesque, qui semble faire presque éclater la structure art nouveau du Grand Palais. On se sent tout petit à côté de cette énorme grosseur, dont on se demande comment elle tient. Gonflée comme un ballon ? La matière est pourtant extrêmement épaisse, comme celle d’une bâche en plastique ou d’un bateau gonflable.

Le dossier de presse ne soulève pas le voile, on n’en saura pas davantage.

L’oeuvre y est ainsi décrite par l’artiste : « Un seul objet, une seule forme, une seule couleur ». Il ajoute : « Mon ambition est de créer un espace dans l’espace qui réponde à la hauteur et la lumière de la Nef du Grand Palais. Les visiteurs seront invités à entrer dans l’oeuvre, à s’immerger dans la couleur et ce sera, je l’espère, une expérience contemplative et poétique ». Conçue avec les technologies les plus audacieuses, l’oeuvre ne s’adressera pas au seul regard mais invitera le visiteur à faire une découverte sensorielle et mentale globale. Défi technique et poétique sans équivalent dans l’histoire de la sculpture, cette œuvre remet en question ce que nous croyons savoir de l’art, de notre corps et de notre vécu le plus intime, de nos origines. Spectaculaire et profonde, elle répond à ce que l’artiste considère être l’enjeu de son travail : « Parvenir par des moyens strictement physiques à proposer une expérience émotionnelle et philosophique inédite ».

Bon, pour l’expérience émotionnelle et philosophique, on reviendra, c’est surtout une sensation étonnante de flotter dans un espace inédit, tout droit sorti de la série des Alien.

L’expérience du dernier Terrence Malick est tout aussi étonnante.  ça dépend s’il l’on parle de sensations comme le mal de dos, les fourmis, les bâillements, ou les larmes. Un spectre de ressentis assez large. Certains spectateurs ont même quitté la salle. Ce ne fut pas mon cas, j’ai résisté, vaillamment, aimé quelquefois, et poussé un Alléluia de soulagement au clap de fin (pour rester dans la thème, je vais y venir).

The Tree of life est un film long (2h20), parfois très long, mais beau. Un beau film, avec des longueurs donc. Je crois que j’ai même préféré son dernier, Le nouveau monde, qui date de 2005, il en fait peu, mais quand il en fait un, on ne parle que de ça. ça s’appelle privilégier la qualité sur la quantité, pas comme Kad Merad, mais je m’égare.

Guigui (ma moitié pour ceux qui suivent pas) a trouvé Le nouveau monde chiant, et celui-là « bouleversant ». Il pleurait à chaudes larmes. Moi, c’est l’inverse. Terrence a grave tripé cette fois, genre délire mystique psychédélique avec des images bizarres (comme les couleurs de la lumière qui se décompose) qui s’enchaînent, pour montrer au spectateur ennuyé ou abasourdi qu’il n’est qu’une toute petite poussière de lune dans ce grand univers crée par un être supérieur (Dieu? ou X?) . Bon, 5 minutes de volcans en fusion, de voie lactée, d’éruptions solaires, de chutes d’eau, de petits poissons qui nagent, c’est chouette (surtout avec une musique d’opéra sublime dont j’aimerais bien trouver le titre, quelqu’un peut m’aider?), mais à la 25ème minute, la lassitude commence à poindre. Voire une irrésistible envie de rigoler, quand Terence choisit, après 2001, l’odyssée de l’espace, de s’inspirer d’Avatar et Jurassic Park, en mettant en scène une dinosaure qui en épargne un autre. Moralité : même Denver, il a une conscience et éprouve de la pité. Bon, pour un peu, tu t’attendrais à voir Nicolas Hulot apparaître dans le champ dis-donc.

Et pis la voix off chuchotante et décousue (c’est exprès pas calé sur les images……………) est horripilante. Sinon, et ça je préfère, Malick est un génie pour filmer ses personnages, la cadrage est impeccable, les dialogues rares et ténus, chaque scène est intense et pensée au millimètre. Il filme l’enfance à merveille, les jeux, les bobos, les mesquineries, l’amour, l’amitié, la rébellion, la maladresse, la fratrie, l’amour qui lie une mère et un fils, un père et un fils, le remords, la culpabilité, le pardon. Et l’acceptation aussi, savoir lâcher prise face à la cruauté de la vie, accepter le départ d’êtres chers.

Brad Pitt est à son meilleur (c’est facile, c’est un drame, il y excelle contrairement aux comédies), Sean Penn fait du Sean Penn, froid, distant, fermé, bougon. Il a quand même monté les marches à Cannes, peut-être parce que Terrence n’était pas là. Sean le boude, faut dire qu’il a bien été coupé au montage… Il doit apparaître 10 minutes à l’écran à tout casser…

Bon, le film a quand même eu la Palme d’or à Cannes, c’est qu’il reste un excellent film, à la poésie un peu lourde, mais touchante, qui fait à coup sûr remonter des souvenirs d’enfance, joyeux et douloureux.

Daphné Dupotron, ma belle-maman et blogueuse invétérée, a vu ce film avant moi, et l’a trouvé inégal. On n’est pas d’accord sur tout, mais le film ne nous a pas bouleversées, en tous cas.

Rien à voir, je viens de (re) découvrir un super resto qui propose de la bouffe bio, avec plein de légumes, de protéines végétales, de fruits frais et pressés : TUGALIK.

Pour le restaurant, c’est 4 rue Toullier dans le 5ème près du Panthéon, et pour la vente à emporter, c’est 29 rue saint Placide.

Pas cher, bon pour les papilles et le corps tout entier, Tugalik propose une carte variée élaborée avec un nutritionniste. Il y a même une charte :

« Dans le souci de bien manger et pour préserver au mieux la qualité de la nourriture, chez TUGALIK, tout est cuisiné sur place à partir d’ingrédients naturels non transformés. Nous utilisons des céréales complètes et issues de l’agriculture biologique, dont les propriétés nutritionnelles sont plus riches. Nos fruits et légumes sont également issus de l’agriculture biologique, tout comme notre carte des vins, avec quelques belles références en biodynamie. Les glaces et sorbets sont fabriqués par des artisans glaciers, sans graisses hydrogénées. »

Comme ça court pas les rues, ça mérite d’être signalé.

Petit aperçu de la carte :

Soupe de légumes du marché 5€, L’assiette de crudités 5 €, Soupe + cake salé du jour 8.80 €, Paëlla végétarienne  9.50 €, Filet de lieu noir aux fines herbes et légumes printaniers 10.50 €, Grande salade asiatique 9,50 €, Grande salade de crudités et céréales complètes 9.50 €, Gâteau aux pommes 4.50 €, Fromage blanc – compote maison sans sucres ajoutés  3.80 €, Far breton aux pruneaux ou aux abricots secs 4,50 , Velouté de légumes verts 6 €; Aubergine panée aux épices et houmous maison 7 €, Tortilla et salsa de tomates pimentée 7 €, Wok de légumes et nouilles de riz sautées (végétarien ou avec poulet) 16 €, Orgeotto au haricots verts, artichauts et parmesan (végétarien ou avec poulet) 16 €, Saumon mariné, légumes de printemps, mousseline de petits pois et spaetzle de sarrasin  16 €, Nage de tapioca au lait de coco et coriandre accopagnée d’une glace coco 6€, Gâteau au chocolat à la farine de sarrasin (sans gluten) 6 €

Et si vous êtes tenté(e) (par conscience « verte », pour varier les plaisirs ou tout simplement par goût) de commencer à manger moins de viande, vous pouvez trouver plein de recettes et toutes les infos nécessaires dans Protéines Vertes, édité par la maison La Plage, qui publie des auteurs engagés et ayant un réel savoir-faire à transmettre dans l’écologie, sur des thèmes aussi variés que la cuisine bio, la cuisine végétarienne, l’habitat écologique… A bon entendeur, salut!

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