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Des bijoux à croquer

Attention post de gonzesse (je préviens maintenant pour préserver le précieux temps de ces messieurs qui feraient bien de le lire jusqu’au bout quand même!).

Aujourd’hui, j’ai accompagné un auteur à Europe 1, pour l’émission de Michel Field sur le film le Discours d’un roi, que je vais m’empresser d’aller voir dès sa sortie demain (attention, réservation conseillée à mon avis), tant on ne m’en a dit que du bien. Et oui, cela fera l’objet d’un prochain article.

Bref, à la sortie de l’émission, je m’arrête net devant une scintillante vitrine, celle de la boutique Bonbon Watch, une marque de bijoux et horlogerie fantaisie, crée par une Française, Alexandra Pisarz.

En 1989, elle ouvre sa première boutique  à Disneyland Paris et y connaît un joli succès. Elle décide de développer son activité à Ginza au Japon en 2000, et s’y implante définitivement. Pourquoi? Parce que ses petites créations, montres, bagues, bracelets et boucles d’oreilles en plastique aux couleurs acidulées ornées de cristaux Swarovski si « kawai » rendent folles les Japonaises.

On les comprend, surtout que les prix sont doux comme des chamallows : 10 et 15 euros la bague, 35 le bracelet.

A court d’idées pour la Saint Valentin? Messieurs, allez faire un tour au 15 bis rue de Marignan, dans le 8ème!

Note : Guigui, ne t’inquiètes pas, j’ai déjà craqué pour cette bague :

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Diamonds are a girl’s best friend

L’exposition Bulgari au Grand Palais est un bonheur pour les mirettes en cette veille de Noël où l’on peut rêver des objets les plus fous sans trop culpabiliser. Évidemment, je ne vais pas vous conseiller ces bijoux-là comme idée cadeau, c’est un peu chérot quand même…

Il faut un peu se bousculer devant les vitrines pour apercevoir les pièces : quelle bonne idée de faire cette expo un dimanche à 16h. Entre ceux qui veulent prendre des photos (je ne leur jette pas la pierre Pierre, j’en étais) et les vieux (pardon, les personnes âgées) qui prennent racine en écoutant leur audioguide, ça bouchonne un peu. Et comme je déteste attendre, je fais chaque salle à l’envers, et tant pis pour les psychorigides que ça gêne.

« 125 ans de magnificence italienne », ça mérite bien la nef du Grand Palais, et la scénographie est plutôt réussie. J’ai pris quelques photos avec mon téléphone, mais qui ne rendent pas très bien tellement le scintillement des pierres est fort. Petit aperçu.

Pour commencer, le visiteur est accueilli par un décor tout droit sorti de Superman ou du Seigneur des anneaux, des roches noires polies, taillées comme des énormes pierres à facettes, et qui font aussi un peu penser à une gigantesque toile d’araignée. En achetant le fascicule 3 euros (le seul truc que je pouvais m’acheter ah ah), on a une vue d’ensemble de la chose, une photo prise du dessus, et le tout forme une sorte de broche en forme de fleur, pour filer la métaphore…

L’exposition de Paris est plus riche que celle proposée à Rome l’année passée, et une centaine de pièces sur les 600 présentés n’ont jamais été montrées au grand public.  Les bijoux sont regroupés en huit grandes thématiques chronologiques, qui révèlent les influences du créateur et les grandes tendances d’une époque.

Tous les grands de ce monde (qui peuvent donc se payer ou se voir offrir de tels bijoux) ont mis la main à la pâte : les Grimaldi (prêt d’un collier de Grace de Monaco), Mouna Ayoub, Alain Delon, Elizabeth Taylor et sa somptueuse collection personnelle (les bijoux ont sur elle un effet thérapeutique certain, et ses maris comme Richard Burton ou Eddie Fisher l’avaient compris). On peut aussi admirer la collection de l’actrice italienne Anna Magnani ou des bijoux portés par Sophia Loren, Ingrid Bergman ou Gina Lollobrigida.

La scénographie fait ainsi la part belle au bijou Bulgari au cinéma : des extraits des films et publicités mettant en scène des égéries portant les bijoux sont projetés un peu partout dans l’exposition (Casino, avec Sharone Stone par exemple).

Pour la petite histoire, le fondateur de la maison est un orfèvre grec, Sotorio Bulgari, installé à Rome en 1884, qui commence par travailler l’argent dans sa boutique tout en y proposant un choix d’antiquités. Il fabrique des ceintures, des broches et des bracelets d’inspiration byzantine.

Durant les années 20 à 40, il se modernise et suit la tendance parisienne en créant des pièces très art déco, et notamment des bijoux transformables à clips en vogue à l’époque. Vient la douceur de la Dolce Vita des années 50 et 60, avec des parures extraordinaires comme celle en émeraudes et diamants portée par Elizabeth Taylor,

et surtout ce qui va devenir la patte de la maison, des pierres de grande valeur taillés en cabochon (polies et non facettées).

C’est aussi l’époque des « tremblants », ces broches en platine à thème floral et aux diamants multicolores, dont certaines parties sont montées sur des ressorts en or, afin de faire bouger le bijou à chaque mouvement et le faire briller davantage. Les diamants naturellement colorés sont appelés « fancy ».

Bulgari révolutionne également l’utilisation de la couleur et des matières dans la conception de ses bijoux, en suivant l’essor du design italien de la période, avec l’emploi de toutes sortes de pierres, indépendamment de leur valeur, et en les assemblant de manière inédite.

La marque n’échappe pas à la créativité débordante et très « pop art » des années 70, avec des bracelets, boucles et bagues à l’effigie du drapeau américain (Warhol était un fan).

La maison Bulgari, c’est un style très particulier, une audace en joaillerie jamais égalée, avec ses créations emblématiques :

Le bague « Trombino », modèle crée par le premier bijoutier de la lignée pour sa femme :

La montre-bracelet Serpent :

Les colliers, bracelets et bagues « Tubogas » (métal travaillé en spirotube, inspiré d’anciens tuyaux de gaz, inventé dans les années 40 et utilisé par Bulgari dans les années 70), avec ou sans incrustation de pièces de monnaie anciennes :

La collection Parentesi, inspirée de la découpe des tiroirs romains et première ligne modulaire de haute joaillerie, créée dans les années 80 (et partout copiée depuis):

L’exposition se clôt sur une vitrine époustouflante, le clou du spectacle, qui regroupe les plus beaux colliers de la maison, dont ce superbe collier « bavoir »… Le mot est tout a fait approprié, j’en bave encore d’envie…

En somme, une exposition à parcourir pour se rêver star de cinéma, pour s’extasier devant des pierres uniques et renversantes, exceptionnelles, inestimables, comme le cabochon « Grand Kathé », un saphir birman de 321,27 carats monté sur un simple cordon de soie :

Je viens de lire que lors de l’inauguration de l’exposition, un mari amoureux a profité d’une vitrine de l’exposition pour dévoiler à l’élue de son cœur le bijou qu’il venait de lui acheter… Petit Papa Noël, quand tu descendras du ciel, peux-tu aller faire un tour au Grand Palais? Dis? S’il te plaît…

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Classé dans Il me le faut!, Mon beau miroir, Une nuit au musée (ou à la galerie), Vanités