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Coups de gueule et autres petites contrariétés de la vie, quand ça veut pas, ça veut pas…

Grand ménage d’hiver

Hier soir, tard, j’ai été prise d’une irrépressible envie de ranger et redécorer mon (petit) appart. Et de trouver une solution pour ranger un maximum de bordel dans un minimum de place (40 m² et deux pièces).

La première idée qui vient à l’esprit, c’est bien sûr la magie Ikea, qui propose de fabuleux systèmes pour donner l’impression que vous vivez à Versailles alors que vous pouvez cuire un oeuf de vos toilettes (j’exagère à peine pour certains apparts parisiens). Voici leur clip très instructif :

Dans la réalité, les choses sont un peu plus compliquées.

Que faire quand la cave est squattée par les vieilles affaires de vos proprios qui ont eux-mêmes un appart presque trois fois comme le vôtre ? Que faire quand on est une acheteuse compulsive de bijoux, accessoires, sacs, chapeaux, chaussures (ah, ces chaussures inrangeables!), vêtements, blousons, manteaux? Que faire si votre mec adore aussi les chaussures, qu’il a peu de fringues (vous lui laissez déjà le quart de votre armoire Ikea Pax à double portes coulissantes, elle-même coiffée de plusieurs énormes boîtes de rangement couleur chocolat, chics mais un peu imposantes, pour stocker les fringues d’été), mais qu’il est musicien et qu’il faut trouver la place pour un grand clavier, un ampli guitare (ou basse, je sais plus, y’en a un qui doit traîner quelque part dans la cave de belle-maman ou beau-papa), deux guitares électriques, une guitare douze cordes (au son magnifique mais à l’encombrement maximal), et une basse, sans compter les deux enceintes énormes et le caisson de basse qui ne saurait tarder, parce que vous comprenez, on n’entend pas assez bien la musique quand il y a du monde et les gens ne dansent pas dans nos soirées s’il n’y a pas de basses…

Bref, chaque chose à sa place, et les vaches seront bien gardées. Si on commence à poser des trucs et des fringues partout dans le salon, alors que leur place est dans la chambre, l’appart va finir par ressembler à une caravane (sans vouloir offenser les propriétaires de caravanes).

– Premièrement : trier les fringues qu’on ne porte plus (non, on ne remettra jamais ce pull hideux Custo Barcelona acheté sous acide il faut croire),

C’était pas exactement celui-là, mais ça reste dans l’esprit… chargé…

les donner à l’Abbé Pierre, vendre les livres qu’on n’a jamais lu ou qu’on n’a pas aimé chez Gibert, jeter les vieilles chaussures irréparables, et ben, déjà, le gain de place et là et les étagères respirent un peu mieux. Même plus besoin de pleurer pour une pièce en plus qui ferait dressing/bureau (et qui contenterait d’un coup d’un seul les deux moitiés du couple). Parce que si je m’écoutais, je me serais bien vue me préparant le matin dans ça :

Mais comme la vie est mal faite, on va se contenter de :

– Deuxièmement, commander chez Ikea une nouvelle mini Billy pour ranger les livres et DVD qui dégueulent de le Billy du salon (les deux Billy de la chambre frôlent déjà l’overdose), une nouvelle chaise de bureau design pour remplacer l’horreur de chez Conforama complètement déglinguée, et puis pour un coin de la chambre une très haute et très étroite commode Malm un peu moche, mais que je vais vite redécorer au pochoir ou au pinceau (qui a dit « on n’espère pas comme ton Ganesh »?), avec miroir intégré, rangement pour bijoux et six tiroirs qui accueilleront avec plaisir ma lingerie fine ou tout autre objet dont je ne saurai que faire (et il y’en a beaucoup).

Et comme je suis partie sur ma lancée, je tiens à vous informer qu’en ce moment et jusqu’au 3 janvier, tous les détenteurs de la carte Monoprix ont 30% de réduc sur le linge de maison.

Je suis aussi passée me faire plaisir dans un chouette magasin de la rive gauche (pas de sarcasmes, c’est tout près de mon lieu de travail), ça s’appelle la Joie de Vivre (!), et on y trouve tout un tas d’objets déco (verres, bougeoirs, bougies, vaisselles, petits meubles) très raffinés et so cosy.

Et vous, vous faites quoi pour mettre votre nid douillet à la sauce 2012?

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Civisme…

J’essaie de courir deux fois par semaine. Pas après mon bus, mais de courir pour la forme, comme un petit hamster dans sa roue, et de préférence dans un lieu adéquat, le stade Championnet par exemple, tout mignon et bien arboré. Les coureurs du dimanche côtoient les pros de la course avec leur vieux T-Shirt Marathon de Paris, les jeunes basketteurs et footballeurs, ainsi que les tennismen en herbe, puisque plusieurs cours de tennis sont à disposition du public.

Je déteste courir dans la rue, parmi la foule plus ou moins compacte des passants, admirant votre pas de course leste et élégant, votre visage rougeaud, transpirant, déformé par votre respiration haletante, je déteste courir au milieu des gaz d’échappement, et par-dessus tout, je déteste les crottes de chien. Rien que pour me rendre au stade (à environ 500 mètres de la maison), j’ai dû en éviter une bonne quinzaine. Et comme dirait le raffiné Bigard, pour certaines, on sent qu’il y a eu un effort de fait pour trainer le gros clébard vers le caniveau, étant donné la disposition de toutes ces merdes au bord du trottoir…

J’étais justement en train de pester contre l’état déplorable de la voierie parisienne et la connerie de tous ces maîtres plus cons que leurs bêtes (et plus ridicules encore que la merde solaire qui se promène au bout de leur laisse), quand je suis tombée sur cette illustration collée sur un mur :

Je trouve la caricature tout à fait réussie et plutôt parlante. On peut l’interpréter de deux façons : soit le propriétaire de ce chien n’a que de la merde dans la tête, soit c’est une grosse crotte lui-même, ce qui, des deux points de vue, est assez drôle vous en conviendrez.

Tout maître qui adore sa bête mais qui la balancerait bien par la fenêtre lorsqu’il doit la sortir à l’aube encore en pyjama ou tard dans la nuit glacée, pour lui faire faire ses besoins, donnerait tout pour le voir faire ça :

En attendant que la science progresse ou que nous devenions tous fous, il va falloir, chers amis des toutous, prendre votre courage à deux mains (et la merde de votre clebs par la même occasion) et ramasser ce que votre chouchou adoré vient de lâcher en pleine rue.

Si vous en êtes incapables (je pense aux mémés trop âgées pour se baisser), ne prenez pas de chien ou trouvez vous des amis, un mec, une nénette, un club de bridge pour tromper la solitude (les échanges seront – en théorie –  plus riches). Ou prenez un chat, lui au moins, il sait faire dans une caisse. Je sais, c’est dur, c’est pas sympa, je suis une odieuse psychorigide inhumaine,  je devrais avoir honte de ne pas être l’amie des bêtes. C’est faux, j’adore les animaux, les chats en particulier, et même les chiens, mais chez les autres. En revanche, il est vrai que la plupart des propriétaires ramassent les déjections de leurs compagnons à poil (non pas Demis Roussos). Mais il suffit d’un petit pourcentage qui ne le fait pas pour que vous rameniez sous vos semelles de la merde jusque dans votre appart, sur les 10 tonnes de crottes produites pas les 200 000 chiens parisiens par jour, soit 3 650 tonnes par an.  Si l’amende prévue en cas de flagrant délit de défaut de ramassage de crotte était appliquée (elle peut aller jusqu’à 250 euros), les trottoirs de Paris ressembleraient déjà moins à une canisette géante.

Et de temps en temps, ça ne ferait pas de mal de leur chier aussi sur la tête à tous ces malappris.

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Trop de Ryan tue le Ryan

Je suis allée voir les Marches du pouvoir hier, le dernier film de George Clooney. George, toujours aussi parfait, y interprète le gouverneur Morris, dans la course à la primaire démocrate, qui doit le conduire tout droit à la Maison Blanche. Son conseiller en communication, jeune loup encore frais et naïf, talentueux et plein d’idéaux, c’est l’omniprésent Ryan Gosling ( et il adore George le politicien sympa, de gauche, avec des idées tout à fait louables sur l’écologie et la faim dans le monde). Bref, comme vous (et nous dès le début du film), on sait que quelque chose va craquer et faire déraper toutes ces belles intentions. Mais je ne spoilerai pas.

Philip Seymour Hoffman, un des plus grand acteur de sa génération (et qui ne joue malheureusement que trop souvent des seconds rôles), incarne le directeur de la com’ de Clooney, hyper droit dans ses bottes et très attaché à la loyauté de son staff. Face à lui, Paul Giamatti (encore un excellent acteur de seconds roles), qui joue le dir’com de l’autre candidat démocrate. Un salaud comme les autres, ni plus, ni moins.

De facture classique (trop?), le film met longtemps à démarrer, accumule un peu trop poncifs et raccourcis faciles, finit tout de même par être efficace. Il dure un peu plus d’une heure et demie, ce qui paraît court lorsqu’on prend l’habitude des deux heures qui sont aujourd’hui la norme. Ca peut suffire à rendre un film percutant. Là, on reste un peu sur sa faim, on aurait voulu que George nous en dise plus, qu’il approfondisse l’intrigue, creuse les personnages, les fasse parler un peu plus et nous faire comprendre ce qui pousse un homme à se parjurer pour réussir.

On est trop habitué, aussi, à ces séries magistrales sur le monde de la politique, sa pourriture, les vases communiquant entre toutes les institutions (congrès, mairies, police, éducation, entreprises privées), le renoncement à tous ses idéaux pour atteindre la plus haute marche, les compromis qu’il faut faire mais qui vous déchirent de l’intérieur. Comme The Wire, où l’on suit l’ascension d’un jeune politicard plein de bons sentiments et qui finit par jouer le jeu pour devenir le maire de Baltimore. En cinq saisons magistrales, The Wire vous démontre avec une efficacité redoutable toute l’illusion du processus démocratique.

Evidemment, en 5 saisons de 13 épisodes chacune, on a le temps de développer le sujet. Les Marches du pouvoir, c’est plutôt : « tous pourris,  et what else? »

Je ne peux pas clore cet article, vous vous en doutez bien maintenant, sans parler de la prestation du beau Ryan Gosling. Est-ce parce que l’on vient de le voir dans une demi-douzaine de films ces six derniers mois et qu’on va surement le voir dans l’autre demi-douzaine dans les mois qui viennent, qu’on se dit que finalement, il joue toujours un peu pareil, Ryan (là, tenez, on revoit sa mine de beau gosse sûr de lui dans le non moins excellent Crazy Stupid Love…).

Vous me direz, chaque acteur a sa personnalité et finit par avoir toujours un peu les mêmes expressions, surtout quand il enchaîne les films et le spectateur avec. Tous les acteurs ont eu leur période de prise d’otage médiatique en leur temps (Brad Pitt et Entretien avec un vampire, Légendes d’Automne, 7 ans au Tibet, Sleepers, Seven, L’Armée des 12 singes, avant la consécration Fight Club, Tom Cruise avec Jour de Tonnerre, Top Gun, Cocktail et j’en passe, Mel Gibson avec son arme fatale et ses comédies, Richard Gere et sa pretty woman – ma mère en cherche toujours un comme lui, faut que je lui explique qu’il est plus comme dans ses films des nineties – Bruce Willis, Mickael Douglas et plus récemment Jeff Bridges – qui sort un excellent disque de country par ailleurs).

Toujours est-il que Ryan manque un peu de profondeur, qu’il a du mal à incarner son personnage et faire face à un Philip Seymour Hoffman de haut niveau.

Je dois admettre que dans un court dialogue, il joue même un peu faux… En panne d’inspi Ryan? ça peut arriver, surtout après un tel rôle d’autiste…  On peut imaginer combien il est difficile ensuite de décrocher de la mine patibulaire et inexpressive… Mais bon tu es payé pour ça mon p’tit bichon. Tu n’as jamais été meilleur que dans Blue Valentine, avec ton jeu d’acteur riche et travaillé, incarnant un artiste raté, grand romantique désappointé, qui émeut et prend aux tripes. Ce sera pour la prochaine fois, mais il te reste encore du chemin, n’oublions pas que tu fus et restes un fan de Mickey, comme Justin et Britney…

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Trop de hype tue la hype…

Le rendez-vous est fixé à 20h. Sauf que devant ce qui se dit le nouveau lieu de la hype parisienne et la digne suite du café-concert 9 billards rue Saint-Maur, y’a encore des petites mains qui s’activent à nettoyer les chaises de la terrasse et à passer la dernière couche de peinture sur les murs de la cave (à peine secs, j’ai eu un peu peur pour mon tout neuf perfecto Asos. Passons).

Tout un foin a été fait sur la page facebook du 9b, des plombes avant, avec tout un tas de jolies promesses qui donnent l’eau à la bouche : « /au rdc: une ambiance de quartier, du café, une belle terrasse, des projections et… du couscous ! /dans la cave à danser: des groupes, des djs, un son de qualité et des pures soirées/en plein belleville évidemment./ »

On était tous partants jusqu’à ce que soit précisé sur le wall « venez tôt, surtout pour ceux qui sont pas sur la liste ». Ahahahah, LOLILOL, PTDR. Convivialité, simplicité, et accueil chaleureux semblent être les maître-mots des détenteurs du lieu.

Du coup, on a bu des bières dans la rue, puis failli se barrer devant la file monumentale qui attendait de rentrer dans ce haut lieu minuscule. La file avançant plus vite que prévu, on a finalement pu s’y glisser. Le gentil videur n’a au départ pas voulu qu’un de nous ne rentre (« pas sur la liste »), alors que d’autres sont passés sans problème. Un ami s’est vu accueillir d’un « bon, vous pouvez rentrer découvrir le lieu 10 mn, et après je viens vous chercher ». Ambiance.

Pour couronner le tout, queue pour commander une binouze, queue pour aller pisser (bon, ça c’est typique de n’importe quel bar parisien un peu branchouille), plus de bière pression à 22h30 (c’est revenu une heure après, mais ça le fait moyen), 10 coupures d’électricité en 10 minutes (jour/nuit/jour/nuit, assez agaçant), une « cave à danser » au murs bordeaux tous nus, avec un videur qui ouvre la porte aux 3 péquins qui y descendent, 2 pouffes qui dansent sur la micro-piste (un peu plus grande que ma salle de bain), et finalement tout le monde dehors devant le bar à fumer des clopes et à discuter, une véritable marrée humaine. Les cris et les harangues de l’équipe qui proposent « un show burlesque, le plus beau cul de Paris dans 10 mn dans la cave » n’auront pas réussi à les faire bouger. D’ailleurs on y est allé dans la cave, RAS, pas de trace d’un show qui a dû faire 1 minute 50 s.

Un vilain crachin breton a fini par s’en mêler, pour achever la soirée en beauté. Le fait d’y être allé en bande nous a sauvé la mise. Merci les amis, c’est ça la vraie vie.

Moralité : c’est jamais bon de péter plus haut que ses fesses…

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C’est la rentrée, olé!

Me voilà de retour après pratiquement un mois de silence. J’étais en vacances figurez-vous. Elles ne furent pas toutes ensoleillées, mais elles furent reposantes, gourmandes et sportives, et c’est le principal.

Me voilà donc de retour à ma trépidante vie parisienne, et dans les salles de ciné de la capitale. (Je vous avais dit que j’allais voir la planète des singes, et ben c’est fait, et c’est pas mal, quoiqu’en disent certains. Et ça soulève de bonnes questions, je trouve, c’est du grand spectacle intelligent).

Bref, vendredi soir, c’était deux films sinon rien, avec le très sombre Tu seras mon fils, et le très drôle Comment tuer son boss. Le premier est un bon drame psychologique à la française, sur un fils piétiné par un père trop occupé par son domaine viticole et son petit nombril. Laurànt Deutsch est à la hauteur, on a eu peur car trop de Comédie Française tue la comédie. Il ne surjoue pas, il incarne avec justesse ce fils meurtri, ex-bègue, en quête de l’adoubement d’un père qui le méprise. Niels Arestrup est odieux, violent, et c’est ce qu’il joue le mieux (vous souvenez-vous de son rôle de parrain sadique dans Un prophète?). Le scénario co-écrit par Delphine de Vigan, auteur de la rentrée littéraire avec un roman sur sa mère, que je dois lire (Rien ne s’oppose à la nuit, JC Lattès) est violemment efficace, bien que parfois trop caricatural. Un film assez bouleversifiant, j’en conviens.

Comment tuer son boss est jouissif… L’identification du spectateur est simple, évidente (qui n’a pas un jour rêvé de tuer son boss?), c’est si facile de compatir pour ces trois loustics déprimés par leur job. On s’attendait à une énième redite du moyen Very Bad Trip 2,  du film de potes pas très finauds, avec le gros lourd, le dragueur, le bosseur. C’est aussi cela, mais pas que. Le trio fonctionne bien, faisant bloc contre leurs trois débiles de patrons. Kevin Spacey est toujours impeccable en sadique caustique (évidemment), et la comédie lui réussit (American Beauty est un chef d’oeuvre).

Jennifer Aniston change de registre en incarnant une dentiste brune complètement nympho, totalement à la ramasse, qui rêve que son assistant lui danse sur les seins. L’autre allumé est Colin Farrell, méconnaissable en beauf à la calvitie précoce, cocainé jusqu’aux yeux. Pas très subtil comme jeu d’acteur, mais ultra drôle. J’ai presqu’autant ri que pour le surprenant Very Bad Trip 1 (je le redis, n’allez pas voir la suite). Bref, bonne surprise.

Au moment où j’écris ces lignes, je devrais être dans une salle obscure à regarder Melancholia, du très bizarre (et un peu cintré) Lars Von Trier, mais, une fois n’est pas coutume, je suis arrivée à la bourre et la séance affichait complet. La loose. C’est pas comme si mon week-en n’avait pas été émaillé de plans loose (pas seulement hein, mes week-ends ne sont jamais totalement pourris).

1- Je découvre que Madame Connasse est peut-être (je dis peut-être, car ça peut être aussi sa mère, je sais pas à combien ils vivent là-dedans) rentrée de ses deux mois de vacances, et qu’elle commence déjà à bouger TOUS les meubles de son appart…. Mais tu pouvais pas rester en Bulgarie connasse ????? (Ma patience est à bout, je ne réponds plus de rien si je revis une autre année de merde avec cette conne.)

2- Je me faisais une joie de revoir Etienne de Crecy en live. Il y a deux ans, son live à la Défense, avec Laurent Garnier en première partie, m’avait complètement éblouie. Le mec mixait au milieu d’un cube de néons qui bougeait en rythme. Expérience hallucinante.

Il était donc samedi soir au Nouveau Casino, en after de Rock en Seine.

On arrive vers 2 h, après une soirée mémorable et très réussie pour les 30 ans de Anne (merci Anne, je te fais des bisous). Il a pas encore commencé, le petit Etienne. On se pose en mezzanine, en pestant (déjà) contre un des deux DJ en première partie dont je ne veux même pas me souvenir du nom, et qui nous passe une merde infâme en levant les bras, genre je mets l’ambiance. Personne ne danse, sauf son guignol de pote à gauche de la scène, qui mouline allègrement du bras, en prenant des photos de lui et d’une grosse blonde au QI de palourde (j’adore les palourdes). J’avais enlevé mes talons pour être plus à l’aise, et ben je m’en serais bien delesté sur sa joue, à ce gros beauf… J’avais la bonne fenêtre de tir, dommage…

Vous vous souvenez de cette merde qui passait sur FUNERGIE à l’époque, de l’infâme dance mâtinée de Machina, Alarma, par le talentueux DJ 666 ?

Et ben, à peu de choses près, c’était ça. Une machine à laver. Comme Fidz ou Housemeister en première partie de Boyz noise à la Gaité lyrique l’autre jour. Impossible de danser. Des sirènes hurlantes, des break trop faciles et trop nombreux, re-sirènes qui vrillent les oreilles, puis beat de marteau piqueur, ou, et c’est pire, raggamuffin, à la Rihanna ou à la Sean Paul, comme toutes ces merdes qui passent en « boîte », et pour finir, sirènes, encore et encore.

Etienne arrive enfin, et c’est la même. Rien de son nouvel album, que du son club tout pourri pour gamins de 18 ans (ils y étaient en masse d’ailleurs).

Est-ce que tu te serais pas un peu foutu de notre gueule, Etienne, là, sur ce coup? Hein? C’est ça la french touch? Le son des Daft Punk et de Justice tellement surexploité, distordu, surjoué, que ça en est inaudible? Tu voudrais pas aller voir ton copain David et sa F*** me, I’m famous? Il se fait plus de blé, lui, au moins. Et pis, il assume sa merde, lui. Toi aussi tu me diras, tu dansais même! Ou tu fais bien semblant de kiffer alors… Ils t’ont bien payé à Rock en Seine, j’espère, parce que là, faudra du temps pour que je retourne contempler ton jeu de main, jeu de vilain….

On est quand même loin de ton dernier son, Hope, ou Someone like you avec ton pote Alex Gopher, et Camille en guest, sa voix caresse ultra sensuelle, que je vais me réécouter peinard à la maison, avec les toutes dernières enceintes de mon chéri, qui envoient du bois, elles.

Je t’embrasse pas, tu perds tes cheveux.

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Ce que veulent les femmes…

Il m’arrive de lire des magazines féminins. Surtout en période estivale, quand on lézarde sur la plage, et qu’on ne veut surtout pas s’encombrer le cerveau d’idées trop difficiles à digérer. Je lis donc Grazia, un magazine parfait pour s’alléger le bulot, mais qui comporte quand même des scoops, un peu de pages actu, quelques idées shopping/beauté plutôt bonnes (mon péché mignon), des recettes sympa (toujours light bien sûr), et la super chronique d’Ariel Wizman, que je trouve plutôt inspirée. La dernière sur la dictature du low-cost (valable pour les transports, mais aussi pour la bouffe et la culture) créée par les riches pour les pauvres est bien trouvée : comment se faire le plus de thunes sur le dos des pauvres hères ravis de découvrir l’Europe ou la Thaïlande pour une bouchée de pain même tout compressés…

Bref, dans le Grazia de cette semaine, on trouve une intéressante enquête intitulée « L’amour a-t-il changé? » ou encore « Les Françaises et l’amour », basée sur un sondage réalisé auprès de 733 femmes. Que désirent les femmes aujourd’hui? Quelle importance donnent-elles à leur vie amoureuse ? Comment aiment-elles?

Selon ce sondage, la vie de couple n’est plus la condition sine qua non d’une vie réussie : avoir des amis, des enfants, un travail épanouissant et être amoureuse passent loin devant. Que dire de « avoir une sexualité épanouie » relégée en dernière position… Et plus on est âgée et de gauche, plus le fait d’être en couple est secondaire ou inutile… (l’expérience finit-elle par porter ses fruits ?). Les femmes de gauche, toujours, ainsi que les CSP + sont moins naïfs que les cathos, des droitiers, et les milieux moins favorisés :  pour elles, l’amour ne rime pas avec toujours (sans déc????). Pour les plus progressistes  et les plus aisés, le nouveau libertinage a pour base : « A chaque fois, c’est pour toujours », et les yeux se ferment plus facilement sur le « pluriamour ». Pour certaines, la monogamie aurait même des relents de beaufitude…

En contradiction pourtant, les qualités primordiales du partenaire idéal seraient la fidélité et la sincérité. La fidélité est vue pour une grande partie comme une condition non négociable de l’amour, garante de sa pérennité. Mais on peut objecter que citer la fidélité absolue comme la clé d’une vie amoureuse réussie est finalement douter de sa pérennité… Dans une société où le cocufiage est un sport d’élite (enfin, élite, faut le dire vite), la fidélité est un pare-feu plus qu’une réalité , une façon de conjurer le sort en priant que ça n’arrive jamais (tout en sachant que ça peut potentiellement arriver).

Et cette peur de l’infidélité à même une incidence sur l’oreiller. Et oui, apparemment, prendre son pied est le cadet de nos soucis pour monter au 7ème ciel… La sexualité n’est plus un absolu : être amoureuse oui, avoir dans son lit un bon coup hyper viril et coureur, non merci. La femme du XXIe siècle opte pour un Jules sexuellement peu actif mais fidèle. Et ça tombe bien, parce que le désir de maternité recule chez les Françaises. Seulement un tiers des femmes interrogées pensent la maternité comme la clé du bonheur (une femme sur cinq juge la procréation secondaire ou inutile). Les féministes des seventies voient leurs voeux exaucés : être mère n’est plus ce qui définit en premier lieu la femme, mais c’est sa fonction sociale qui prend le relais. On passe du : « Bonjour, je m’appelle Camille, je suis mariée et  j’ai deux enfants » à « Bonjour, moi c’est Camille, contrôleuse de gestion et championne de Pole dance ». Mais la pression sociale qui pesait sur la femme sans enfant ne va-t-elle pas finir par laisser la place à la dictature de la réussite professionnelle?

Finalement, à la lecture de cette petite enquête, on se dit que la vie amoureuse des Françaises est bien compliquée, angoissante, stressante, car de plus en plus tournée vers l’individu, vers l’épanouissement personnel (et professionnel) plus que  l’épanouissement de l’autre, l’épanouissement à deux. Forcément,  à ce rythme là, c’est perdu d’avance : choisir de ne pas vivre en couple, faire passer ses amis et son boulot avant tout, craindre plus que tout (et donc provoquer inconsciemment) la possible infidélité de son partenaire, ne plus (ou peu) faire l’amour, c’est pour le moins se tirer une balle dans le pied. C’est si simple de se créer des barrières, des excuses, et de dire ensuite que ça ne marche pas, qu’on est finalement mieux seul…

Tout ça manque cruellement de spontanéité, d’écoute,  d’échange, de dialogue, d’affection… le meilleur bouclier qui soit pour préserver un couple des turbulences de la vie. L’amour ça se travaille!

« Bonjour, moi c’est Blondie, et je suis amoureuse ».

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You know I’m no good

27 ans… C’est pourtant pas l’âge auquel le Christ est mort… Pourquoi tant de chanteurs « maudits » et drug addicts meurent-ils tous (d’overdose) à l’âge de 27 ans (Jimi Hendrix, Janis Joplin, Jim Morrison et Kurt Cobain, pour ne citer que ceux-là) ?

Amy Winehouse semble aussi avoir succombé à l’abus de substances illicites, et ceci n’étonne personne. Comme dit un ami au sens de l’humour plus qu’acéré, « Ben oui Amy, à force de faire des counneries, et ben on meurt… »

J’avais failli la voir à Rock en Seine il y a deux ans, mais elle avait annulé, pour la deuxième année consécutive, sa préstation. En même temps, il valait sûrement mieux, au vu de ses dernières performances lamentables de poupée ivre et vacillante sur ses talons aiguilles, un verre à la main et parfois vomissant même sur scène.

Elle venait d’ailleurs d’annuler tous ses engagements il y a peu. Coïncidence? A-t-elle voulu en finir l’année de ses 27 ans, écoeurée d’avoir encore une fois déçu ses fans à Belgrade, en juin dernier, lorsqu’elle s’est fait huer par 20 000 personnes qui entonnaient à se place les paroles des ses propres chansons puisqu’elle était incapable de s’en rappeler?

Ecoeurée de lire, ou de tomber sur des émissions ou des photos dans les magazines people traquant le moindre bleu sur son visage, la moindre trace de sa déchéance physique?

Ces mecs sont à vomir. On aimerait seulement retenir la beauté de ses chansons, la force de leurs paroles, mais la personnalité torturée et scandaleuse de la diva fait indéniablement corps avec son oeuvre et son succès. Deux albums en 8 ans, c’est peu (le premier, Franck, est sorti en 2003 et le second, Back to black, au titre tristement prémonitoire, en 2006). Un troisième album était apparemment en préparation, elle avait enregistré en 2010 une reprise de Lesley Gore pour un hommage au producteur Quincy Jones, ainsi qu’un duo avec Tony Bennett, programmé pour la rentrée. C’est peu en 5 ans, mais beaucoup quand on se bat avec l’alcool et les drogues et qu’on enchaîne les rehabs, où elle a bien fini par aller sous la pression de ses amis et celle de ses producteurs.

En regardant la vidéo du pathétique concert de Belgrade, je suis gênée parce que c’est finalement du voyeurisme que de regarder celle que l’on comparait à Aretha Franklin et qui remit la Soul au goût du jour, s’humilier comme une bête de foire, mais j’éprouve aussi de la pitié et une grande tristesse. Sous sa choucroute, ses tatouages, ses faux seins et son maquillage noir charbon qui le vieillissaient de 15 ans, on devine une frêle (trop frêle) jeune femme au physique d’alcoolique, attachante, espiègle parfois quand elle enlace son choriste (sa bouée de sauvetage?), mais qui vacille et semble prête à s’écrouler à chaque pas. Ses amis s’inquiétaient dernièrement beaucoup à son sujet, mais qui peut aider quelqu’un qui ne veut pas consciemment être secourue?

They tried to make me go to rehab, I said no, no, no
Yes I’ve been black and when I come back, you’ll know, know, know

Enorme talent, énorme gâchis.

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Il pleut, il pleut bergèreuh…

Y’a plus de saisons ma bonne dame. Le long week-end du 14 juillet qui devait rimer avec pique-niques, bronzette, piscine découverte (la piscine Joséphine Baker par exemple) et apéros en terrasse s’est mué en week-end loose, grignotage devant la télé (avec du Nutella of course) et consommation massive de films et séries at home. Il a plu tout samedi sans discontinuer, c’est quoi ce temps de rentrée ??? On est même pas encore parti au soleil (et y’aura-t-il du soleil cette année dans le Sud? Je croise les doigts. Pour la Bretagne, je suis déjà préparée psychologiquement, on se fait une raison. Où est mon ciré Cotten?).

Tout n’a pas été que loose. Je me suis activée. Petite piscine Drigny pour se mettre en forme (entre Anvers et Pigalle, sous le lycée Jacques Decour), puis visite de Beaubourg avec l’expo Paris-Delhi-Bombay, qui invite à découvrir la société indienne contemporaine à travers les regards croisés d’artistes indiens et français.

La mise en scène en étoile est un peu fouillis mais très plaisante dans sa diversité (installations, photos, vidéos, peintures, en particulier celles de Pierre&Gilles, mes idoles, avec leurs photos peintes ultra glamour et subversives, à l’humour décalé et aux tons acidulés). L’expo est bouleversante lorsqu’elle dénonce le machisme de la société indienne et la condition déplorable des femmes aux droits inexistants ou constamment bafoués.

Fait intéressant, le billet d’entrée est valable pour explorer les deux étages de collections permanentes (arts moderne et contemporain), collections foisonnantes que nous n’avons pas eu le courage d’admirer en détail, l’expo sur l’Inde étant déjà suffisamment fournie, et les limites de notre capacité d’absorption largement atteintes.

Je suis passée également au BAL, la nouvelle salle d’expo de photographies ouverte au 6 impasse de la Défense, derrière la place de Clichy, dans les anciens murs de la guinguette Chez Isis, qui fut à la fois salle de bal, cabaret et hôtel « d’amour », et devenue ensuite le plus grand PMU de France jusqu’en 1992. Les rues adjacentes sont charmantes, des petites impasses qui n’ont pas bougé depuis un siècle, des ruelles pavées improbables, aux maisons inégales. Le café du Bal est agréable avec sa librairie adjacente, et l’on peut admirer en ce moment les oeuvres de trois photographes japonais, dont un reportage autour d’une enquête policière dans le Japon des années 50.

Enfin, petit tour à Versailles, avec un déjeuner à la Cantine de l’aparthé, un restau bio qui propose des salades originales (figues, kiwi, chèvre et épinard frais), des raviolis fondants aux petits légumes et des tartares du monde entier (à la libanaise par exemple), le tout dans un décor délicieusement rétro en périphérie du marché couvert, et pour un prix très raisonnable (2 rue André Chenier 78000 Versailles).

Nous voilà donc au Grand Trianon où se tient l’expo le XVIIIe au goût du jour conçue en partenariat avec le musée Galliera et consacrée à l’influence du siècle des Lumières sur la mode contemporaine. Elle compte une cinquantaine de modèles prêt-à-porter et haute-couture de Vivienne Westwood, Yoji Yamamoto, Comme des Garçons, Dior, Balmain, Alaïa, Chanel, Rochas avec le robe conçue pour le film de Sofia Coppola, Lacroix, Balenciaga, Alexander McQueen… Les robes présentées sont sublimes, et sublimées par le décor extraordinaire de ce mini Versailles construit par Mansart en 1687  pour Louis XIV, mais l’on peut regretter que la scénographie et les panneaux explicatifs soient trop parcimonieux et difficilement compréhensibles. De plus, on pestera toujours contre ces cordons placés devant des pièces entières où il est interdit de circuler, et contre les jumelles qu’il faudrait presque apporter pour admirer les robes, les meubles, les objets, les tapisseries…

Le Petit Trianon de Marie-Antoinette est un régal de poésie et de minutie, bâti sous Louis XV avec son sublime jardin à la Française et son temple de l’Amour, et ses curiosités comme le boudoir aux panneaux coulissants dont les miroirs occultent les fenêtres pour préserver l’intimité de la reine, pièce aussi appelée cabinet des glaces mouvantes.

On regrettera également que l’entre-sol (avec la chambre du Dauphin) et l’attique (avec la chambre du Roi, et de nombreuses autres pièces) ne soient ouvertes qu’aux visites commentées, dont on ne saura rien  sur place. Rien ne vaut les visites privées (et enchanteresses) du Versailles des couloirs et des passages secrets, des portes dérobées et des escaliers de services, des pièces minuscules où s’entassaient la cour, grâce  à certains privilégiés-maîtres-des-clefs qui travaillent au château, pour s’émouvoir et frissonner à la vue des appartements privées de Marie-Antoinette, ou de sa garde-robe de la taille de ma petite salle de bain, aux boiseries couleur soleil qui semblent avoir été fabriquées la veille…

Il en va de même pour le croquignolesque théâtre de la Reine (qui ne pouvait accueillir qu’une centaine de spectateurs), plongé dans la pénombre, et que l’on ne peut admirer que de très loin, et par une entrée si minuscule que l’on ne peut se tenir qu’à deux visiteurs…. Les décors en carton pâte et la précieuse machinerie pour les changer ont été conservés, mais tout est caché à la vue du public. Dommage.

Mon programme culturel fut à vrai dire, contrairement à ce que j’ai affirmé plus haut, assez chargé, et en concurrence directe avec mon programme loose, c’est à dire le visionnage de deux films hyper flippants (j’ai laissé une lumière allumée pendant toute la durée). Le premier c’est Insidious (par le réalisateur des derniers SAW).  Bien que cette histoire de gamin possédé et de maison hantée finisse par virer au grand guignol, c’est redoutablement efficace. Même pas peur, j’ai toujours mon oreiller magique derrière lequel me cacher si ça fout vraiment trop les chocottes (j’ai juste à regarder ma moitié sursauter et flipper vraiment pour refuser de baisser ce talisman).

L’autre film qui fout bien les chocottes, c’est Mirrors, du frenchie Alexandre Aja, le mec qui m’a déjà fait flipper avec le remake de La Colline a des yeux (un truc de morts-vivants).

L’action se passe dans un grand magasin qui a brûlé et dont les miroirs rendent les gardiens fous (en l’occurence Kiefer Sutherland qu’on voudrait voir plus souvent à l’écran) et qui en fait est un ancien hôpital psychiatrique… Et tous les fous, ou peut-être aussi des démons, on sait pas trop, sont prisonniers de la réalité parallèle, celle qui se trouve derrière les miroirs.. Élémentaire mon cher Watson…

Ah ces hôpitaux psychiatriques, ils sont déjà à toutes les sauces dans la littérature d’épouvante comme dans le livre Démences de Graham Masterton dont je vous ai déjà parlé, et ils sont encore dans d’autres films, comme dans le terrifiant Session 9, avec David Caruso (le monsieur rouquin des Experts), qui met en scène une équipe de désamiantage qui va finir par s’entretuer, manipulée par l’esprit d’une ancienne patiente possédée par un énième démon (je spoile pas, on s’en doute dès le début). Bon, OK, on finit toujours par prendre les mêmes et recommencer, mais diantre, que c’est toujours aussi diablement efficicace!

Pour finir avec l’écran, j’ai découvert une série fabuleuse, In Treatment, non moins flippante, puisqu’elle explore les secrets et les travers de l’âme humaine en suivant le psy Gabriel Byrne (raââââh, qu’il était beau dans Usual Suspects) lors de ses séances.

La série s’attache à quelques personnages seulement, que l’on suit tout au long de leur thérapie et des semaines qui passent (un pilote de retour d’Afghanistan, une jeune fille suicidaire, un couple en mal d’enfants, un nymphomane…)

On découvre que derrière la façade du psy silencieux, apaisant, posé et à l’écoute, les mains croisées devant lui, se cache un homme faible, en proie à ses démons, dont la vie sentimentale est un véritable désastre. Mention spéciale à l’actrice Michelle Forbes, incroyable dans Kalifornia (thriller mythique qui fait de Brad Pitt un psychopathe, de Juliette Lewis une attardé, et de David Duchovny un journaliste un peu coquin), et qui joue à merveille son épouse Kate, épuisée par la vie de femme de psy. Elle joue aussi dans la série True Blood apparemment, mais depuis Entretien avec un vampire, je refuse de regarder ce genre de séries qui n’arrivent pas à la cheville des romans d’Anne Rice, ni de Tom Cruise d’ailleurs. Elle fait aussi partie du casting de la saison 2 de cette très réussie série de SF Battlestar Galactica, mais j’ai décroché à la fin de la première… Trop chronophage…

On est fasciné par le travail du psy, même si aucune théorie n’est vraiment abordée, par sa façon de faire parler le patient, de le faire avancer dans sa réflexion, et de l’amener par lui-même à trouver les réponses à ses questions, à son mal-être. La plupart du temps, les patients viennent consulter pour un problème précis, pour trouver une réponse, une solution à une difficulté qu’ils traversent. Le psy passe son temps à essayer de leur faire comprendre qu’il n’y a pas une réponse, mais seulement leur réponse, et qu’ils ne doivent pas attendre de lui un oui ou un non définitif.

Là où ça se complique (et c’est ce qui fait le piment de la série), c’est qu’il finit bien sûr par lier des relations autres que professionnelles avec ses patients, dont une jeune femme qui succombe à son charme (elle fait ce qu’on appelle un transfert psychanalytique). Mais dans quelle mesure le psy n’a t-il pas appelé, encouragé inconsciemment ce type de comportement, du fait des difficultés sentimentales que lui-même traverse? L’arroseur-arrosé en somme… Pétri de doutes et de frustrations, de colère contenue, il consulte une thérapeute, qui fut aussi sa psy référente… Cette mise en abîme accroît encore l’intérêt et le potentiel incroyablement addictif de la série.

Chaque épisode dure 25 minutes, avec une unité de temps et de lieu, des dialogues acérés et millimétrés, qui tiennent le spectateur en haleine… On est pendu aux lèvres des personnages, en attente de la révélation du secret refoulé qui donnera la clé de l’épisode… Regarder In Treatment, c’est observer l’âme humaine par le trou de la serrure, et c’est ce frisson de voyeurisme qui rend la chose hautement excitante! Chaque saison compte une quarantaine d’épisodes, et bad news, la saison 3 sera la dernière…

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Comme un charme…

Bon, vous voudrez bien pardonner l’absence ces jours-ci d’une convalescente qui souffre depuis bientôt 5 jours des séquelles d’un accident de beauté.

Non, je n’ai pas touché au Botox et autre acide hyaluronique, très peu pour moi (vous vous souvenez peut-être de mon article incisif sur le sujet). Point d’intervention chirurgicale ni de substances ultra-chimiques, juste un soin du visage avec des produits BIO.

Produits censés prévenir tout risque d’allergie et donc spécialement conçus pour les peaux sensibles. J’ai la peau sensible, effectivement, mais je fais rarement des allergies, excepté une fois à cause d’un gel douche trop parfumé de la gamme Kings and Queens que j’adore pourtant (gels douche, crèmes corps, aux parfums enivrants de jasmin, de musc, ou de myhrre, en vente dans tous les Beauty Monop’).

C’est à n’y rien comprendre, puisque les produits utilisés par l’institut sont justement dépourvus de parfum… L’odeur m’a d’ailleurs plutôt incommodée, celle du masque au concombre fermenté ou celle du gommage à l’argile noire et noyau d’abricot passé. L’odeur du compost du jardin de ma grand-mère n’était pas loin.

J’ai acheté le soin sur un coup de tête sur ce site magique qu’est Groupon.fr, conçu pour vider votre compte en banque en deux minutes chrono. Il comprenait hammam, douche à jet dans la même cabine de douche que mon père avait jadis dans son appart (aussi inutile et ennuyeuse que le spa jet, en moins claustrophobique, le spa jet étant une sorte de cabine UV qui projette de l’eau sur les parties du corps les plus sensibles en cadence, au rythme d’un jeu de lumières et de vapeur ultra kitch, ambiance Grandes eaux de Versailles et dancefloor années 80). Whaou, ça envoie du rêve.

Bref, l’institut Saara de la rue Christine dans le 6ème arr. de Paris est très joli, très propre, l’accueil est sympathique, il manque juste quelques crochets et cabines pour se changer, surtout si vous êtes dans la pièce du haut, juste à côté de la caisse… Et non loin de la rue… Ce qui est limite pour le silence et la détente, et l’intimité… Le massage corps (énergique) à l’huile parfumée au chocolat (là encore, bof, bof au niveau de la senteur), fut une réussite, le soins du visage, vous l’aurez-compris, le fut beaucoup moins.

J’utilise énormément de produits de beauté (ma moitié râle d’ailleurs souvent quand je les laisse traîner autour du lavabo de notre petite salle de bain), c’est même ma grande passion, à part égale avec les fringues et le maquillage… Et puis aussi les sacs… Bon, et puis avec les chaussures aussi à la réflexion…

Bref, pour ménager quelque peu mon budget (et me donner une excuse pour en acheter davantage), je me procure ces produits à prix réduits à ma pharmacie magique, City Pharma, au 26 rue du Four dans le 6ème. J’utilise beaucoup les marques thermales comme Uriage (leur eau micellaire est un régal ainsi que leur crème de jour Aquaprécis), Laroche-Posay (leur lait pour le corps Lipikar est un délice), mais également les produits Nuxe avec le masque frais hydratant et bien sûr la mythique Huile prodigieuse, et la marque Galénic pour son gommage visage sous forme de gel avec microbilles.

J’ai la peau sèche, fragile, et je n’utilise plus depuis belle lurette les gommages abrasifs à l’argile, qu’on laisse sécher sur la peau et qu’on gomme ensuite avec les doigts. Je sais que ce genre de gommage laisse toujours la peau rouge et agressée, qu’il faut regraisser ensuite. Aucun intérêt.

Lors de ce soin visage, l’esthéticienne a pourtant utilisé un gommage à l’argile noire et noyau d’abricot. Elle aurait passé la Spontex comme on récure une casserole, le résultat aurait été le même. En tous cas, je l’ai senti passer. Je ne pourrais pas dire si c’est ce produit ou le masque au concombre ou encore la crème à je ne sais quoi de bio qui m’a fait cet effet, mais le lendemain, ma paupière droite a commencé à enfler, et la zone sous mon oreille droite est devenue granuleuse. Le lendemain, deux yeux pochés et une peau de crocodile m’ont accueillie dans le miroir.

Ça me démange surtout maintenant, après trois jours sous antihistaminique, et l’impression de n’avoir pas hydraté ma peau depuis huit ans.

Bref, je retourne à l’institut, où l’on m’explique que je suis la première à faire ce genre de réaction à ces produits ultra-naturels (trop naturels? Périmés?), et que vraiment, c’est peut-être justement parce que je ne suis pas sujette aux allergies que ça me fait cet effet. Super, merci pour cette remarque d’un grand professionnalisme.

Une amie esthéticienne a confirmé mes soupçons d’un « ben évidemment, tous ces produits c’est de la connerie, y’a pas de conservateurs…. »

On ne sait plus très bien, avec la vague marketing des produits de beauté estampillés BIO qui déferle dans les grandes surfaces et les pharmacies, dans quelle mesure ils le sont vraiment et ce qu’ils doivent contenir (ou plutôt ne pas contenir) pour obtenir l’appellation BIO.

Voici un extrait du site web actu-environnement.com :

« Comment s’y retrouver en effet dans cette jungle d’affirmations ventant la « vertitude » de ces nouveaux cosmétiques ?! En France, la réglementation du bio ne concerne que la fabrication des produits alimentaires. Dans la cosmétique, l’utilisation de la mention bio ou naturel ne fait pas forcément référence à l’agriculture biologique.
Pour aider le consommateur à y voir plus clair, un certain nombre de labels a vu le jour ces dernières années. Cosmebio, Nature et Progrès, BDIH… se posent comme une garantie pour le consommateur. Les produits labellisés par ces organismes doivent répondre à un cahier des charges strict définissant le pourcentage de produits d’origine naturelle, interdisant certains produits de synthèse…. Si le label Nature et Progrès compte parmi les plus exigeants, le pourcentage de produits d’origine naturelle varie d’un label à l’autre.
Par exemple, l’organisme de contrôle et de certification Ecocert délivre le label Cosmétique écologique et biologique. Pour l’obtenir, un produit doit, entre autres, contenir au moins 95 % de composants bio sur le total des matières premières végétales utilisées et 10 % minimum de bio sur la totalité du produit. On est donc encore très loin du 100 % bio ! Il est difficile en effet de présumer de la qualité écologique des autres ingrédients, ni même des méthodes de transformation utilisées. Le pourcentage réel de produits biologiques dans ces produits certifiés engage d’ailleurs de nombreux débats. » C’est pas moi qui le dit…

L’institut propose à la vente des produits haut de gamme comme ceux de la marque professionnelle Guinot, que les esthéticiennes se sont bien gardées d’utiliser pour mon soin… Il faut dire que ce n’est pas le même prix…

En tous cas, je sais que la marque créée par cet institut, « Comme un charme », ne me va pas, à moi, comme un charme.

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Le chien volant de Madame Connasse

Du soir au matin. Du matin au soir. Et même la nuit. Et le dimanche à 6h du mat quand, toi, tu as besoin de beaucoup de sommeil et que tu veux faire ta grasse mat’ peinard. Non, pas possible, cette  saloperie de clebs de la voisine du dessus, alias Madame Connasse, te poursuit avec ses aboiements continus et suraigus qui te vrillent les oreilles. Et ça fait plus d’un an que tu tiens sans rien dire.

Bon, tu te l’ai déjà emplafonnée Madame Connasse, à cause d’un putain de dégât des eaux que tu es parvenue à régler sans son aide vu qu’en plus d’être maniacodépressive, folle à lier, bonne pour l’asile, bulgare et avec une voix de chimpanzé qu’on égorge, elle est insolente, la connasse. Elle t’emmerde. Elle t’ouvre pas la porte, elle te laisse gueuler derrière comme une conne et quand tu la croise dans l’escalier, elle te dit avec sa voix de merde « mais non, mademoiselle, je ne vois pas de quoi vous parlez, je n’ai pas de dégât des eaux moi, ça ne vient pas de chez moi… » T’es au troisième, je suis au second, ça vient direct de ton couloir, tu te foutrais pas un peu de ma gueule CONNASSE???? Je lui ai presque dit ça, sans l’insulte, mais j’ai bien failli la gifler la grosse vache. Mais nous avons gardé notre sang-froid, et l’humidité à disparu comme par magie. Alléluia.

On en discutait hier soir avec des amis, c’est dingue comment les problèmes de voisinage, les bruits incessants (soirées, musique TOUS les soirs, hurlement, cassage d’objets, portes qui claquent, chien qui jappe) peuvent de faire totalement péter les plombs et t’amener à commettre toi-même des actes irréversibles et que tu n’aurais jamais fait en temps normal, dans ton état normal.

Je n’en suis pas encore là. Mais ce matin, au moment où je me rends compte que ce putain de clébard est en train d’aboyer non stop depuis une demi-heure (tu sais, ton cerveau fait barrière, et pis tout à coup, tu te rends compte à quel point ça t’es insupportable), et que la pensée de faire de ce chien un chien volant et de m’en débarrasser une fois pour toutes, elle descend le promener.

Ni une ni deux, j’ouvre la porte avec fracas et je lui dis : « Madame, j’en peux plus, ce chien aboie sans arrêt, tôt le matin, tard dans la nuit, toute la journée, faites quelque chose. »

Elle avec sa voix de merde (qui lui donne un air encore plus neuneu, mais faussement neuneu, car je suis sûre que c’est une perverse narcissique) :

« Mais que voulez-vous que je fasse »?

– Ben lui dire d’arrêter, je sais pas moi, ça s’éduque un chien. Surtout quand vous n’êtes pas là, il faut lui apprendre à ne pas aboyer. (La pute le laisse attachée au radiateur tout la journée aussi)

– Mais comment-voulez vous que je lui dise d’arrêter d’aboyer si je ne suis pas là?

AHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH!

– Ecoutez, il est tout mignon, tout gentil, mais ses aboiement sont très forts, faites quelque chose, je vais devenir folle (comme ça on sera potes à Saint-Anne connasse)

– Mais, je ne vais pas le piquer quand même parce qu’il vous dérange ?

La pute, elle me fait culpabiliser maintenant, en jouant sur la victimisation de la pauvre bête, comme elle se victimise quand tu oses lui demander d’arrêter de hurler et de pleurer pendant 8 heures les fenêtres ouvertes. Elle insinue que je suis une pauvre fille sans cœur qui rêve de voir son chien crever.

C’était pas faux avant que je regarde le chien pour de bon et que j’y fasse attention. C’est pas vraiment un roquet, il est tout blanc, assez grand et me regarde avec des yeux tristes car il sait qu’on parle de lui. Il ne dit plus rien, n’émet pas un son.

« Mais je lui dis d’arrêter d’aboyer (elle lui parle tout doucement à son chien, pas comme avec les humains, elle hurle cette psychopathe), il m’écoute souvent, mais je ne peux rien vous promettre. Et si ça vous gêne, je peux vous le donner et vous vous en occupez la journée… »

LA PUTE. Insolente je vous dis, elle retourne tout à l’envoyeur, saloperie de boomerang de merde.

« Je travaille la journée, connasse » (j’ai encore pas dit connasse, mais ça soulage à l’écrit).

Et là, à nouveau le chien qui me regarde avec ses yeux de chien battu.

Je lui redemande une dernière fois de faire un effort, la remercie d’avance (suis folle ou quoi, je l’ai vraiment remercié pour toutes les saloperies qu’on endure de sa part?), et claque la porte. Elle ne s’est jamais départie de son demi-sourire niais et pervers à la fois. Une connasse j’vous dis. On peut rien lui dire, elle s’arrange toujours pour avoir le dernier mot. Un croche patte dans l’escalier est si vite arrivé pourtant. Et comme ça, je garderai le chien.

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