Archives de Catégorie: On devrait s’en foutre!

La vie des bêtes et autres people….

Les femmes préfèrent les blonds

Bon. Le verdict est tombé fin novembre, Bradley Cooper a été élu l’homme le plus sexy de l’année 2011 par le magazine people. Ok. L’acteur révélé par Very Bad Trip est certes plutôt pas mal, et complètement craquant quand il parle un français presque impeccable au 20 heures de TF1 devant une Laurence Ferrari sous le charme, mais je m’insurge quand même.

C’est inadmissible, c’est un scandale, comment ces journaleux n’ont-ils pas couronné l’homme incontournable de cette année 2011, qui a bien dû faire la couv’ d’une centaine de magazines, j’ai nommé le beau, l’unique, le demi-dieu Ryan Gosling, omniprésent (trop?) sur les écrans cette année avec pas moins de quatre films, Blue Valentine, Drive, Crazy, Stupid, Love et les Marches du Pouvoir. Il devrait d’ailleurs obtenir un joli Oscar pour sa prestation de chauffeur/cascadeur mutique dans Drive. J’ajoute que la révolte gronde sur le net et qu’une pétition a même été lancée, ainsi que la bannière joliment contestataire et douzième degré, Occupy People, afin que Ryan soit couronné comme il se doit par People puisqu’il est selon certains slogans « la preuve que Dieu existe et qu’Elle est une femme. » On peut même imprimer sur BuzzFeed un masque Ryan à arborer dans toutes les manifestations à venir.

Oui, je sais, lui il a droit à quatre photos,  mais j’ai jamais dit que cet article était objectif, et c’est bien le propre d’un blog d’être un vecteur d’opinion, partial et orienté, et là je donne mon opinion.

Beaucoup ont protesté contre le jeu toujours-un-peu-pareil du blondinet Ryan, en faisant valoir qu’il était largement surestimé. Pour ma part, s’il doit avoir un Oscar, ce serait plutôt pour son rôle dans la belle romance triste qu’est Blue Valentine.

J’ai aussi entendu de ci de là que l’on pouvait souhaiter que l’Oscar allât (notez cet imparfait du subjonctif bien placé) au sublime et ténébreux Michael Fassbender, 35 ans (il en fait plus), Irlandais de souche et d’âme, révélé par le rôle de Bobby Sands dans le terrible Hunger de Steve McQueen (le real Black et non le blond acteur), et sa grève de la faim mortelle d’indépendantiste de l’IRA bien acharné. Mais je ne pourrai me prononcer à ce sujet qu’en fin de semaine, lorsque j’aurais vu le très attendu Shame, toujours de Steve McQueen, où il interprète un accro au sexe profondément dépressif.

En tous cas, sa prestation dans l’incroyable film anglais Fish Tank, dans lequel il joue l’amant aux valeurs légères d’une gamine de 16 ans, était tout à fait prometteuse. Révélé par la série Band of brothers en 2001, il a depuis enchaîné les vaches maigres avant la révélation Hunger puis Inglorious basterds. Il a, à mon avis,  de jolies années devant lui.

Vous avez remarqué le point commun entre tous ces acteurs aussi talentueux qu’agréables à l’oeil : ils sont blonds aux yeux bleus. La tendance du mâle est donc plutôt nordique et anglo-saxone, avec une préférence pour les grands costauds, bien-faits de leur personne et nourris au grain.

N’oublions pas de citer le maître absolu dans cette discipline, le poids-lourd du blondinet sexy à souhait, qui pèse encore un peu dans sa catégorie, l’indétrônable et inoxydable Brad Pitt. Plus aussi jeune que ses concurrents, certes, mais qui envoie toujours du bois. Je viens de le voir dans un sympathique film, Le Stratège, où il joue le manager plutôt futé d’une équipe de base-ball. Eh ben Brad, t’as beau toujours vouloir t’enlaidir, être sapé en jogging et polo informe tout le long du film, porter une moitié de casquette immonde, t’auras toujours la classe internationale, que tu le veuilles ou non.

C’est pas beau ça, quand même?

J’attends donc vos suggestions de divinités blondes et masculines, qui puissent rivaliser avec celles que je viens de citer (mortes ou vivantes, on n’est pas sectaire).

Ah oui, j’en ai déjà une, Matthew McConaughey (dont le jeu laisse parfois à désirer,mais jamais les abdos, on peut pas tout faire, et pis en photo pour Dolce et Gabbanou, pas besoin de causer).

Mention tout à fait honorable pour l’ex-rugbyman Raphaël Poulain, dont j’ai déjà parlé.

Et dans la catégorie doublure de Brad Pitt, Charlie Hunnam, alias Jax, le héros de la série Sons of Anarchy (sur un gang de motards californiens voyous-mais-sympas-quand-même).

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Tout en couleurs

Je viens de faire l’acquisition d’un nouveau film couleur pour mon Polaroïd 600. Le film PX 680 Color Shade, plus exactement, produit comme toujours par la fine équipe de The Impossible Project.

Bon. C’est pas encore ça, vu que les couleurs sont censées être « amazing », et que là elles sont plutôt fadasses. Pour ma défense, je dirais qu’elles ont toutes été prises en intérieur, dans une atmosphère un peu sombre, avec un flash ultra puissant et que ça ne peut que surexposer le modèle… De plus, il convient, contrairement à la légende, de protéger IMMÉDIATEMENT de la lumière la photo lorsqu’elle sort de l’appareil, soit en la retournant ou en la cachant sous les vêtements. Il y a même quelques « tricks » plus sophistiqués et acrobatiques sur le site de The Impossible Project. On nous rappelle inlassablement que les 10 premières secondes sont essentielles pour un rendu optimal et des couleurs chatoyantes.

Enfin, la pellicule doit être conservée dans un endroit sec à moins de 20°C, et une telle température est difficilement trouvable dans les apparts parisiens en plein été, dépourvus de cave… Il paraît que quelques heures au frigo ravivent les couleurs, mais je ne m’y risquerais pas étant donné le taux d’humidité à l’intérieur (et le mien est en fin de vie et il a tendance à tout congeler…).

Bref, voici le résultat, qui devra tendre à s’améliorer…

Les trois photos suivantes ont été prises à la Porte de Versailles, lors de l’exposition dimanche dernier de l’incroyable collection d’art forain des époux Marchal, réunie en 40 ans de chine intensive, qui regroupe  645 lots, du milieu du XIXe aux années 50, mise en vente à Drout hier et ce jour. Il faut compter entre 150 € pour une mini-moto de manège à plus de 5 000 € pour des pièces plus rares et plus ouvragées.

Je vous épargne les photos des cires médicales de la fin du XIXe, reproduisant pour les étudiants les opérations délicates les plus ragoûtantes (trachéotomie, ablation de caillot d’un rein en passant par la verge, je vous laisse imaginer le procédé…) et les malformations et séquelles dues aux maladies vénériennes comme la syphilis. Je ne vous cache pas que j’ai failli rendre mon déjeuner au beau milieu de la pièce. Le rapport avec l’art forain vient de ce que ces cires furent ensuite utilisées par les forains, qui les montraient dans leurs cabinets de curiosités ou musées des horreurs, au choix, mais aussi pour faire un peu de prévention auprès de la population, en présentant les cires avec un ton docte et moralisateur…

La série suivante n’a rien à voir avec les clowns, les manèges ou avec un quelconque musée des horreurs. Il s’agit plutôt de mon chez moi, toujours rempli de musiciens comme vous pouvez le constater (sauf une photo ou je suis avec mon Mouton et mon coiffeur).

 

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Trop de hype tue la hype…

Le rendez-vous est fixé à 20h. Sauf que devant ce qui se dit le nouveau lieu de la hype parisienne et la digne suite du café-concert 9 billards rue Saint-Maur, y’a encore des petites mains qui s’activent à nettoyer les chaises de la terrasse et à passer la dernière couche de peinture sur les murs de la cave (à peine secs, j’ai eu un peu peur pour mon tout neuf perfecto Asos. Passons).

Tout un foin a été fait sur la page facebook du 9b, des plombes avant, avec tout un tas de jolies promesses qui donnent l’eau à la bouche : « /au rdc: une ambiance de quartier, du café, une belle terrasse, des projections et… du couscous ! /dans la cave à danser: des groupes, des djs, un son de qualité et des pures soirées/en plein belleville évidemment./ »

On était tous partants jusqu’à ce que soit précisé sur le wall « venez tôt, surtout pour ceux qui sont pas sur la liste ». Ahahahah, LOLILOL, PTDR. Convivialité, simplicité, et accueil chaleureux semblent être les maître-mots des détenteurs du lieu.

Du coup, on a bu des bières dans la rue, puis failli se barrer devant la file monumentale qui attendait de rentrer dans ce haut lieu minuscule. La file avançant plus vite que prévu, on a finalement pu s’y glisser. Le gentil videur n’a au départ pas voulu qu’un de nous ne rentre (« pas sur la liste »), alors que d’autres sont passés sans problème. Un ami s’est vu accueillir d’un « bon, vous pouvez rentrer découvrir le lieu 10 mn, et après je viens vous chercher ». Ambiance.

Pour couronner le tout, queue pour commander une binouze, queue pour aller pisser (bon, ça c’est typique de n’importe quel bar parisien un peu branchouille), plus de bière pression à 22h30 (c’est revenu une heure après, mais ça le fait moyen), 10 coupures d’électricité en 10 minutes (jour/nuit/jour/nuit, assez agaçant), une « cave à danser » au murs bordeaux tous nus, avec un videur qui ouvre la porte aux 3 péquins qui y descendent, 2 pouffes qui dansent sur la micro-piste (un peu plus grande que ma salle de bain), et finalement tout le monde dehors devant le bar à fumer des clopes et à discuter, une véritable marrée humaine. Les cris et les harangues de l’équipe qui proposent « un show burlesque, le plus beau cul de Paris dans 10 mn dans la cave » n’auront pas réussi à les faire bouger. D’ailleurs on y est allé dans la cave, RAS, pas de trace d’un show qui a dû faire 1 minute 50 s.

Un vilain crachin breton a fini par s’en mêler, pour achever la soirée en beauté. Le fait d’y être allé en bande nous a sauvé la mise. Merci les amis, c’est ça la vraie vie.

Moralité : c’est jamais bon de péter plus haut que ses fesses…

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La Mostra et son dressing

La Mostra de Venise, le plus ancien festival cinématographique, a ouvert ses portes depuis quelques jours, et les fermera le 10 septembre.

On a pu y voir se faire descendre en flèche le dernier nanard à l’eau de rose de Madonna, W.E. On a aussi pu se mettre l’eau à la bouche avec le très attendu polar politique de notre George préféré, et avec notre Ryan préféré, The Ides of March.

En attendant de savourer tout cela dans les salles obscures (ou pas, pour le dernier Madonna par exemple), régalons-nous un peu avec le défilé des people sur le red carpet. Et c’est pas triste. Démonstration.

Déjà, notre George est en Italie comme à la maison. Il a d’ailleurs une résidence au Lac de Côme et adooooore la péninsule. Quand Clooney est à la Mostra, c’est en toute décontraction, et avec les manches de sa chemise reboulées, notez.

Question décontraction, ambiance on est chez mémé, Vincent Cassel n’est pas en reste, genre je descends de l’avion et j’ai pas eu le temps de me changer. C’est ça la french touch.

On ne peut pas en dire autant d’Al Pacino, véritable caricature de lui-même, en parrain du pauvre version Saturday Night Fever, et qui a beaucoup forcé sur le botox et les UV (il ne peut pas ôter ses lunettes, la preuve).

Dans la catégorie ratage/le ridicule ne tue pas, voici Philip Seymour Hoffman, tout juste sorti d’une conf call chez Goldman Sachs.

Keira Knightley, de son côté, a préféré l’option tapisserie, malheureusement totalement inefficace pour passer inaperçue…

Dans la catégorie « Aïe ça fait mal », je dois malgré moi récompenser Matt Damon, d’habitude si sexy, pour :

1/sa coupe de Kojak qui ne lui va pas du tout et fort mal à propos,

2/sa femme boudinée dans sa robe et gaie comme un pinson. Si t’es pas contente d’être là, file-moi ta place, vilaine.

Dans la catégorie j’adore, look réussi, trop la classe, dans l’ordre:

1/ Madonna en Madeleine Vionnet (ça ne peut être que réussi, pour une fois)

2/ Kate Winslet en Victoria Beckham (si, si, c’est pas mal ce qu’elle fait, et c’est pas réservé aux anorexiques)

3/ Diane Kruger, en Elie Saab, comme d’hab, aucun fashion faux pas, elle est parfaite.

Dans la catégorie vieilleries du musée Grévin sorties de l’entrepôt, j’ai nommé Valentino Garavani, (le couturier pour les non-modeux).

Dans la catégorie « On s’en fout », voire « Mais qu’est ce qu’il fout ici lui? », Rocco Siffredi, mesdames (et messieurs, c’est comme vous voulez).

Pour terminer le palmarès des plus beaux looks de la Mostra, je décerne le prix du jury (composé de moi-même), à Riri (avec des implants mammaires), Fifi et Loulou (ou Prof, Timide et Joyeux, c’est vous qui voyez). Merci les filles pour vos robes-meringues, elles contrastent bien avec le tapis, ça vous évitera de vous faire piétiner (je sais, c’est nul,c’est une petite mesquinerie facile de la part d’une fille de 1 m 60, mais ça fait du bien).

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Green Mania vs Yellow wee-wee

C’est décidé, l’été sera vert.

Non, je n’attends pas impatiemment de voir Green Lantern, le film d’action-de-super-héros-tant-attendu-de-l’été, et tiré du comics du même nom.


Non, je ne suis pas devenue éco-consciente, même si c’est à la mode, parce que de toute façon, en 2012, ça servira plus à rien.

Je viens juste de passer deux week-ends d’affilée sous le signe de la couleur verte, et comme ça m’a beaucoup plu, j’ai eu envie de vous en parler. Le vert, c’est frais, ça rime avec nature, herbe, pré, sieste sous le figuier (merci Nature et découvertes) soleil, barbecue, apéro, amitié, et ça sent les vacances. Et c’est une couleur plutôt seyante finalement. Moi qui n’aime que l’orange vif et le bleu roi pour l’été, je découvre à la faveur d’une soirée à thème comme on les aime, que le vert est plutôt flatteur, et pour tout le monde (on était une trentaine en vert, et je vous dis pas les œillades dans le métro pour y aller).

Mais au départ de tout ça, j’ai surtout d’abord découvert qu’un poulet ça pouvait être vert, si c’était taillé dans un buisson :

Que le vert gazon, ça allait avec toutes les couleurs, y compris celles des fruits et légumes (fraises, oranges, concombre) dans un cocktail au Pim’s (alcool rose sucré dont les Anglaises raffolent, pas très fort, mais qui finit par taper quand même).

Qu’on pouvait manger plein de trucs verts et un peu exotiques, comme des cacahuètes au wasabi, du houmous et du fromage frais au colorant alimentaire.

Qu’on pouvait se peindre les ongles en vert pomme et les yeux en vert gazon, grâce au vernis soin n°32 de la marque française Serr’ongle, en vente en pharmacie,

et au fard à paupière Picnic in the park chez Sephora. Et que ça seyait aux yeux bruns, bleus ou verts.

Et que chez Zara, ils jouaient à fond la tendance color block vert.

Tout le monde a joué le jeu pour cette soirée à thème, c’est donc que le vert est une couleur portable, sans forcément être un punk ou un vieil hippie.

J’avoue que je ne me serais pas autant amusée si nos hôtes avaient choisi le jaune cocu… ça ne va qu’aux brunes ultra bronzées, et même c’est moche (c’est pas moi qui le dit, c’est Karl…)

Et pis généralement, cette superbe couleur est toujours associée à des coupes et des choix de matières aussi flatteuses et distinguées que la personne qui la porte. Ce ne sont pas les exemples qui manquent, nos amies les Ricaines tenant le haut du pavé :

Si même Chamipo s’y met, je rends mon tablier (vert le tablier, vert)…

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Rose Barbie

Dis-donc, ça fait presque une semaine que je ne vous ai pas tenus au courant des trucs passionnants qui émaillent mes journées passionnantes et du coup, je sais plus par quoi commencer.

Je me lance. D’abord, je viens de trouver une superbe robe pour mon prochain mariage (pas le mien, mais le mariage futur, à venir, de mon beau-papa), et ce ne sera pas la robe rouge Sinéquanone décrite avec vénération l’autre jour. Je me refuse d’investir le précieux cadeau d’anniv de belle-maman dans un truc aussi cher et aussi futile (et qui ne vaut même pas son prix), et du coup, Daphné Dupotron, j’investis tes sous dans notre futur voyage à New York, et tu fais d’une pierre deux coups en faisant aussi plaisir à ton tendre Premier né (et au passage, tu n’auras du coup aucun lien de près ou de loin avec les épousailles de tonex). Comme ce sera un mariage estival, dans le Sud, célébré en théorie sous le soleil, j’ai choisi une robe tout aussi estivale, gaie, flashy, pile dans la tendance « color block » de cet été (ok, je sors). Elle est rose Barbie, et c’est pas du tout la loose (qui a dit « paie ta tehon? ») puisque son potentiel kitch est atténué par un motif ethnique beige. Évidemment, il va de soi qu’elle doit être accessoirisée correctement sous peine de ressembler à la tenue de Barbie va à la plage. Je l’ai dénichée hier pour la modique somme de 19,95€ chez H&M (le premier qui dit que c’est déjà trop cher je lui en mets une). Tada :

Et portée, elle est encore mieux (un effort d’imagination est cependant requis, je suis blonde, mais un peu plus ronde que la demoiselle ci-dessous avec une longueur de jambes plus raisonnable…) :

C’est dingue comment je peux réussir à tenir un post tout entier sur une robe H&M, moi… Bon, je dois y aller, je vous raconte les autres trucs passionnants de ma vie passionnante dans un tout prochain article.

Au fait, vous allez mettre quoi vous pour le mariage de Will et Kate vendredi?

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Gentil coquelicot nouveau

Ayé, c’est le printemps. L’été même, avec un thermomètre qui s’affole à 26 °C!

Tous les symptômes sont là : grand ménage de printemps, envie de changer de déco, de bronzer en terrasse (à ce propos, le café/brasserie du théâtre de l’Odéon et son ensoleillement pourtant alléchant sont à bannir, les serveurs y sont sous-qualifiés et cons comme des balais, compter au moins trois quart d’heure pour qu’on vous apporte votre noisette), de se lever tôt (si si, et pas que quand on a pilates), d’entamer un énième nouveau régime, et surtout, surtout, et c’est là que le bât blesse, de garnir sa garde-robe déjà pleine à craquer de nouvelles pièces toutes plus indispensables les unes que les autres.

Ne comprenez-vous pas (le vous c’est la dizaine de personnes à qui je viens déjà d’en parler et qui sont plutôt sceptiques) qu’il me faut a-bso-lu-ment cette superbe petite robe rouge essayée chez Sinéquanone et qui porte le doux nom de « robe bustier coquelicot » ? Ne savez-vous pas (non vous ne savez pas visiblement) qu’elle me va à ravir, qu’elle me fait des épaules à croquer et que sa longueur mi-mollet Mad Men m’affine la cheville (et que c’est pas du luxe) ? Il faut bien que je me trouve la robe que je porterai au mariage de beau-papa en juin, enfin! Et il est évidemment hors de question que je porte une des 899 robes de ma penderie, que j’ai par conséquent portées au moins 2 fois chacune (suis nulle en math, là n’est pas mon propos de toute façon). Tout simplement im-pen-sable.

Où est le problème me direz-vous? C’est le printemps, je viens de fêter mes 30 ans et j’ai bien le droit de me faire plaisir comme  je l’entends. Le hic, c’est que:

1) j’ai déjà fêté comme il se doit mes trente ans et que si je m’écoute, je vais le fêter tous les jours comme ça jusqu’au prochain anniv,

2) cette jolie frusque coûte 99 euros, et qu’attendu (pour ceux qui suivent) que je vis en couple et que  je cotise désespérément avec mon bien-aimé pour un voyage à NYC , que cet acte sera par conséquent perçu par tous comme purement égoïste et motif à rupture du pacs), qu’attendu que je suis déjà dans le rouge (comme la robe, c’est marrant hein…) le 7 du mois,

ce n’est a-bso-lu-ment pas raisonnable. Celui qui partage ma vie et qui est d’habitude d’une patience et du tolérance sans égal face à la gestion désastreuse de mon budget, m’a d’ailleurs glissé un « si tu l’achètes, je serai très déçu ». Whaou. Là, ça craint. (Éventuellement, celles qui pensent que s’offrir cette robe n’est pas un crime de lèse-majesté ni un acte de pure déraison sont priées de ce manifester dans les commentaires en bas de cet article, ça m’aiderait bien à déculpabiliser si je craque. D’avance, merci.)

J’aurais jamais dû l’essayer, cette p….. de robe, voilà le truc, je sais pourtant qu’il ne faut jamais essayer quand on peut pas acheter. Rhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa!

J’ai pas dit mon dernier mot, j’irai faire un tour chez Goldy Mama (14 rue du Surmelin, 20ème), ma boutique vintage préférée dans laquelle j’ai trouvé une robe ricaine superbe (mais déjà portée moult fois bien sûr et surtout inaugurée lors du mariage de Belle-Maman).

To be continued…

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Putain, trente ans…

Demain, j’aurai trente ans. ça fait tout bizarre de l’écrire… L’autre jour j’ai posté un article du bien-aimé blog C’est la gêne, dans lequel la Meuf disait qu’elle se sentait bien dans son âge, en phase avec les trentenaires et plus.

Il y a douze ans, je fêtais mes 18 ans. Putain, douze ans… J’essaie de me rappeler comment je me voyais à 30 ans à cette époque. Impossible de m’en souvenir. C’est sûrement parce que je n’en avais strictement rien à foutre et que je ne voulais surtout pas me projeter, et c’est toujours un peu le cas. Comme le dit un ami, le plus important est de rester fidèle à son imaginaire, à l’image de soi qui semble nous correspondre le mieux, refléter le mieux notre personnalité.

Cette photo a été prise pendant le technival (quel mot désuet aujourd’hui) de Chambley en mai 2004, peu après mes 23 ans. C’est une des photos les plus vieilles que j’ai en numérique, car pour mes 18 ans, on faisait encore de l’argentique. Je sais même plus ce que j’ai fait pour fêter ma majorité. Pas moyen de m’en souvenir…Appel à toutes les unités, si vous avez un morceau de ma mémoire, je suis preneuse...

C’est marrant, je n’ai jamais rêvé d’une grande maison, d’un monospace ni même d’emmener mes mômes à l’école. Tout cela est si vite perdu. Sauf les gosses, et encore, ils ont vite fait de vous reprocher tout un tas de trucs que vous avez forcément mal fait, je dis ça rapport à mes parents à qui je n’ai pas encore balancé tout ce que j’avais à leur balancer. Bonne résolution de la trentaine? Pas sûr que ça fasse avancer le schmilblick.

Devrais-je penser autrement aujourd’hui par ce que la société veut qu’à trente ans, on commence à construire une carrière, une vie de famille et à penser à sa retraite?

J’objecterai que de nos jours et par ces temps de crise, il est quelque peu difficile d’investir dans un appartement/une maison (je suis Parisienne, rappelez-vous) sans un apport significatif (et donc sous entendu des parents bourrés de thunes et/ou décédés) ou de faire fructifier son Plan épargne logement/retraite/coup dur ou encore de souscrire à la énième assurance vie/SICAV médaille-d’or-au-dernier-salon-de-la-banque proposée par ton banquier alors que ton compte est en négatif 25 jours par mois.

J’en connais qui pensent à toutes ces choses, et c’est sûrement légitime et justifié. C’est en tous cas faire preuve de bon sens et de prévoyance. Mais moi, ça me fait ni chaud ni froid.

A dix-huit ans, j’avais envie d’épanouissement et d’accomplissement par les rencontres, les voyages, la culture, la fête, et c’est finalement toujours le cas. Je n’ai finalement pas trop changé, je suis juste beaucoup un peu moins naïve et me suis faite prendre pour une conne une paire de fois. ça m’arrivera encore, mais j’essaie aujourd’hui de réfléchir avant d’agir (ça finit par rentrer). Si c’est ça avoir trente ans, alors c’est bon, je suis prête.

Un temps, j’ai rêvé (on peut toujours rêver est l’expression qui me vient à l’esprit) d’être avocate internationale (tout de suite les grands mots), puis journaliste. La flemme Le destin en a décidé autrement et j’ai fini même par me perdre en me voyant agent immobilier (arghhh), idée idiote insinuée dans ma tête en vrac par un membre de ma famille aussi paumé que moi.

Le livre et la culture, déjà très présents dans mes loisirs, se sont imposés et, de fil en aiguille, au gré des stages et des offres d’emploi, me voilà attachée de presse dans une maison d’édition d’histoire. Plus par opportunité que par choix finalement, faute de m’être réellement posé la question de « qu’est-ce que tu veux faire quand tu seras grand? », d’avoir pris le temps de réfléchir et le courage d’aller au bout des choses. N’arrivant pas à choisir un métier, j’ai choisi un support. Ce qu’il y a de bien avec le livre, c’est qu’avec un livre, on peut tout apprendre et tout savoir. Et je suis très curieuse. Je ne dis pas que je n’aime pas ce que je fais, loin de là, mais si j’avais un peu réfléchi (voir deux paragraphes plus haut), j’aurais sûrement choisi une voix plus lucrative (et peut-être aussi moins épanouissante, cf le beurre, l’argent du beurre, la crémière).

Mais n’est-ce pas un peu comme ça pour chacun de nous? Exerce-t-on le métier que l’on avait fantasmé enfant ou adolescent? Si c’était le cas, on serait tous pompier ou vétérinaire.

Il y a douze ans, je ne savais pas à quoi allait ressembler ma vie à trente ans, et aujourd’hui, c’est la même, je n’imagine toujours pas ce que sera ma vie à quarante ans. Bon c’est sûr, j’étais bonne élève, tous mes carnets portaient la mention « élève sérieuse et appliquée, motivée, ira loin, réussira sa vie » blablabla… j’ai une dédicace de ce genre dans le dico anglais/français offert par ma prof en fin de lycée. Bon c’est sûr, je me voyais mieux réussir, honnêtement. Avec plus de fric et de moyens, plus de signes extérieurs de richesse, des voyages au bout du monde quand je veux…

Mais il me reste toujours quoi qu’il arrive mes signes intérieurs de richesse, une personnalité, un bagage culturel, des choses à partager, des amitiés fortes… Et le plus important : je me voyais galérer dans ma vie sentimentale, genre cougar dans dix ans, parce que j’ai bien galéré pendant pas mal d’années. Pis non. J’ai un mec en or que je pensais même pas que ça existait, en platine même!

Moralité : ça sert à rien d’imaginer quel sera notre avenir plus ou moins proche, parce que rien ne se passe jamais comme prévu. Et que le but de la vie, c’est d’être toujours surpris, et là où on ne s’attend pas.

Bon après, les aléas de la vie font que c’est pas toujours simple. Le déclassement par exemple, ça c’est pas cool.

A ce propos, je viens de voir un super film, The Company Men, réalisé par John Welles, producteur et scénariste prolixe (de la série Urgences entre autres), avec le toujours parfait Tommy Lee Jones, l’émouvant Chris Cooper (il faisait le daron colonel rigide/pédé refoulé dans American Beauty), et l’étonnant Ben Affleck, qui, non content d’améliorer  nettement son travail de réalisateur, améliore ici significativement son jeu d’acteur, dans le rôle d’un commercial horripilant et sûr de lui, détenteur d’un MBA en Maîtrise du Monde, qui roule en porche et joue au golf, et qui tombe de haut (les deux autres aussi) en se faisant virer comme une merde après 12 ans de bons et loyaux services. La raison : avec la crise et les rachats successifs de l’entreprise première crée par Tommy Lee Jones, l’action baisse. Or, pour ne perdre ni clients ni investisseurs, l’action doit se maintenir, et les coûts se réduire : on licencie à la pelle.

Une belle leçon de vie et d’humilité, sur la vanité du consumérisme et la fragilité de notre petit confort. En bon film Ricain, un happy end flatte l’initiative capitaliste, car le self made man l’emportera toujours. Bon, fallait pas attendre non plus que les héros entament le Chant des partisans ou l’Internationale…

Mention spéciale à Kevin Costner en charpentier bourru et généreux (avec des implants quand même hein), qui nous rappelle qu’il fut, avant d’enchaîner les nanards et de tourner avec son obscur groupe de country, un excellent et bankable acteur. Nicolas (Cage), si tu m’entends, prend exemple sur papa Kevin, lâche ton volant, ton épée et toutes ces conneries, et refait de vrais films, stp.

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La course à la bulle

Vous avez suivi tout récemment mes pérégrinations au salon de l’agriculture.

Cette fois, les veaux, vaches, poules, moutons et cochons ont cédé la place à la cohorte annuelle d’éditeurs, d’auteurs, de journalistes et d’attachées de presse, qui prétextent un salon du livre pour faire exactement la même chose : manger et picoler.

Cette année, le salon est plus ramassé, la fête commence à 17h, pour se terminer (en théorie) à 23h. Mais les buffets n’ouvrent que vers 19h, et encore, sur Gallimard, étiquette oblige, on attend la présence d’Antoine pour ouvrir le buffet. Résultat : le VIP (ou pseudo VIP, du moins il le veut très très fort) trépigne, il n’en peu plus, la bave aux lèvres et les coudes prêts à être balancés dans les côtes du voisin qui a le tort de prétendre aussi à une coupette.

C’est que la coupette, c’est le nerf de la guerre de cette soirée finalement, la traditionnelle question chuchotée dans les allées : quels sont les stands qui proposent du champagne et des macarons au buffet?

Au grand dam du pic assiette le plus expérimenté, qui sait user de son naturel nonchalant pour se faufiler toute honte bue sur tous les stands mêmes les plus petits, cette année, un grand nombre d’éditeurs ont choisi de recruter des vigiles (pas physios en tous cas) à l’entrée d’un stand verrouillé par de chics et discrètes cordelettes. Un précieux carton est demandé à l’entrée. J’avais le mien pour le stand Télérama-France culture, et mes relations m’ont aidée à entrer sur celui de L’Express/Lire, tous deux bien fournis en bulles.

Les stands des éditions Gallimard, Buchet&Chastel, Perrin et Robert Laffont sont tout aussi fournis, agréables pour le palais et pour la langue : les conversations sont animées et intéressantes, finalement assez détendues et conviviales (ce n’est pas toujours le cas, mais le champagne aide). On finit pas se dire que quand même, c’est bien le métier d’attachée de presse, qu’on connait plein de gens dans le milieu depuis le temps qu’on y bosse et que c’est bien agréable de s’en rendre compte.

Étudiant ou stagiaire, on a rêvé ce moment, de s’arrêter tous les 3 stands pour claquer la bise à un tel, de jongler avec son portable (allô, t’es où, moi je suis au N 42), pour retrouver le compère avec qui on est entré et qu’on a perdu au bout de deux secondes, d’avoir des invits en trop alors qu’avant on devait verser une larme et quémander trois mois à l’avance… Finalement, on est même tenté de se la jouer, de faire comme les vrais VIP, de tourner la tête quand apparaît un visage familier que l’on voudrait éviter (voir à ce sujet l’hilarant sketch du non moins beauf Jean-Marie Bigard sur les trucs qui gonflent, avec le mec qui te postillonne à la gueule en racontant sa vie dont tu te contrefous et enfonçant un centimètre de doigt dans tes côtes).

Finalement, je ne regrette pas de ne pas avoir de stand, parce que l’on est beaucoup plus libre de batifoler entre les tables et de comparer les champagnes et les macarons… Et je ne regrette pas non plus de n’avoir pas pu finalement assister aux adieux de Jérôme Clément au Palais de Chaillot, même s’il parait que c’était énorme, avec des artistes, des VIP, des people…

Je m’en fous, nous aussi on a des people dans l’édition :  sur le stand d’Héloïse d’Ormesson y’avait Tatiana de Rosnay (ultra classe et ultra sympathique), Gonzague Saint-Bris, Isabelle Alonso, Mathilda May, (ne me demandez pas ce qu’elle foutait là), et des macarons et du champagne.

Dans l’édition, on sait aussi s’amuser comme des p’tits fous : sur le stand des Inrocks, on a dansé le rock acrobatique et le gros rap qui tache jusqu’à minuit (je vous l’avais dit, les salons ça ferme jamais à l’heure). Puis, tels des Cendrillon de l’édition, on a repris notre petit métro, des bulles plein les yeux (et plein le sang aussi…). Vivement l’année prochaine.

Note : le salon du livre de Paris a lieu Porte de Versailles, du 18 au 21 mars, et c’est nocturne ce soir jusque 23h! (mais ce sera p’têtre pas aussi fun qu’hier hein…).

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To be young or no to be

Je viens de voir la bande-annonce d’une grosse daube que je n’irai pas voir (Largo Winch 2), et je me disais que Sharon Stone avait plutôt bien vieilli. Elle a du voir le brillant de la lame d’un bistouri, mais pas si souvent que ça. Voyez :

Avant :

Après :

Un front au lisse certes douteux, mais de belles rides d’expression.

Elle semble y être allée plus raisonnablement que certaines autres actrices people qui ne jouent plus beaucoup mais qui craignent très fort qu’on les oublie (son QI de 136 y est aussi peut-être pour quelque chose…). J’ai choisi d’illustrer mes propos avec des photos non retouchées (Photoshop ne compte pas ici, on ne parle que de vraies retouches sur le billard).

Allez, au hasard, pour commencer, la feue-fort jolie Nicole Kidman, devenue aussi inexpressive que Kermit la Grenouille et incapable de froncer ses sourcils :

Avant :

Là on sait pas trop :

Après :

Hop, Barbie Actrice sur le retour qui fait des pubs pou Schweppes. What did you expect?

Les principaux ratages sont le plus souvent à mettre au crédit d’agents peu scrupuleux demandent à leurs clientes de se faire « redessiner les lèvres » pour décrocher un rôle (c’est aussi valable pour de jeunes actrices comme Megan Fox, Lindsay Lohan, ou Emmanuelle Béart par exemple).

Bouches trop gonflées, fronts trop lisses, pommettes trop remplies, sont les symptômes d’une boulime d’acide hyaluronique, de toxine botulique et autres joyeusetés.

Les exemples sont nombreux : Madonna, Kylie Minogue, Courtney Love, Melanie Griffith…

Meg Ryan était à croquer, aujourd’hui elle ne fait plus vraiment envie :

Avant :

Après :

Belphégor, sors de ce corps!!!!!!!!!

Mention spéciale au second rôle du chouette Black Swan (le dernier film de Darren Aronofsky avec Natalie Portman, j’y reviendrai), la talentueuse Barbara Hershey qui joue le rôle de la môman (ou du papa, on ne sait plus très bien) :

Avant :

Après : Le magazine ELLE, féminin à la pointe de l’actu sérieuse et people, a fait plusieurs fois ses choux gras de ces ratages savoureux et pathétiques sur son site.

C’est justement à la lecture du dossier du dernier ELLE que j’ai décidé de rédiger cet article. ELLE est un hebdo féminin parmi d’autres dont – c’est pas nouveau-  l’hypocrisie atteint des sommets quant au contenu proposé aux lectrices (dernier LOL en date, « mangez détox » et la semaine suivante « marre du détox, retoxez-vous, mangez gras » ou un truc du genre.)

ELLE vient en effet de proposer un dossier Spécial Rajeunir (Botox, injections, néo-lifting) d’une quarantaine de pages. Autant de questions essentielles qui vous brûlent les lèvres (botoxées) : Le liquid lift va-t-il tuer le lifting? Injections, lifting, jusqu’où irez-vous? Le Botox rend-il heureuse?

Et pour illustrer ce merveilleux papier, quoi d’autre qu’une interview de la belle Demi Moore, méconnaissable en couverture, jugez plutôt :

Le visage semble avoir été tiré vers le bas, les yeux sont ronds, la lèvre supérieure absente… Heureusement que y’avait son nom sur la couv’, je l’aurais presque pas reconnue.

Elle a 48 ans, en fait 35, souffre du syndrome cougar (elle sort avec Ashton Kushter, quinze ans de moins, mais c’est pas grave, elle est raccord), et tient ce discours : « Je vois rarement mon nom imprimé sans qu’on évoque mon âge, comme si personne ne voulait que je l’oublie. Qu’est-ce que ça veut dire? Qu’on va m’échanger contre une plus jeune? ». C’est exactement ce que je disais plus haut, ces actrices sont si terrorisées par le fait qu’on les oublie, qu’on oublie leur beauté passée, qu’elles se mettent en scène à l’excès et tendent le bâton pour se faire battre (sur Twitter et réseaux sociaux dont abuse l’ex Mme Willis par exemple).

On ne voit plus que ça, leurs efforts désespérés pour paraître plus jeunes, pour continuer à faire la une sans avoir d’actualité. Demi, ça sert à rien, tu peux pas changer ton état civil, TOUT LE MONDE sait que tu as bientôt 50 ans. La dictature de la mode et de la beauté devenue la quintessence de nos sociétés occidentales ne les aident pas, aujourd’hui beauté=jeunesse et de préférence même adolescence (les mannequins ont souvent entre 14 et 16 ans quand elles commencent leur carrière). La chasse à la ride, à l’affaissement, est devenue une priorité pour être bankable, pour exister.

Tout le monde est au courant, mais comme ça le fait moyen de l’avouer (et que c’est quand même la pub et la société de consommation qui font tenir ces magazines qui proposent une page de pub sur 2), la journaliste qui a rencontré l’actrice m’a bien fait marrer, avec un passage particulièrement savoureux : « Rien à dire non plus sur son visage encadré sagement par des cheveux longs et bruns, qu’elle a la chance de ne pas teindre. Si retouches il y a (elle refuse d’en parler – Tu m’étonnes!), elles sont nickel. Son front est lisse, mais quelques petites rides, qui plissent joliment autour de ses yeux mordorés, et une microcicatrice sur la joue montrent qu’elle maîtrise les limites du genre dans un milieu où la chirurgie et le Botox sont des drogues dures. Pour faire court, elle est archicrédible. » Ben on peut pas en dire autant de toi hein, qui maîtrise aussi bien les limites de la langue de bois…
Surtout que dans d’un précédent article du même magazine, toutes les interventions chirurgicales de l’actrice sont passées au crible…

Nan mais sérieux, je veux bien qu’il y ait un peu de photoshop sur cette couverture – et Demi s’y connait en photoshop, vous vous souvenez de ce petit scandale là :

faut quand même pas trop nous prendre pour des billes hein, parce que quand elle affirme (sans sourciller, elle peut plus) « être bien dans son âge », on peut se permettre d’en douter…

En tous cas, leur dossier spécial chirurgie esthétique ne donne pas très envie. La section « spécial débutantes » liste tous les types d’intervention, en précisant si ça fait mal et quels sont les risques. Alors, au choix, ce sont de jolis euphémismes : « ça picote, ça chauffe, c’est désagréable » ou des affirmations cash : « oui, c’est une brûlure chimique, moins si on a pris un comprimé relaxant avant ». Ah, ah, c’est bien connu, il faut souffrir pour être belle. Et du côté des risques, là, c’est festival : « résultat décevant, taches, cicatrices, infection, réaction allergique, asymétrie, rougeurs,bleus, œdèmes, maux de tête, problèmes de déglutition… »

Eh ben, sympa tout ça… Et dire que j’ai rencontré il y a quelques années un chirurgien bien connu du XVIe arrondissement de Paris et de Gisèle Bundchen (si, si) qui donnait toujours l’impression de me scruter en me parlant : « tu sais, comme tu as un menton un peu fort, le seul moyen c’est de repulper un peu les lèvres et pour ton nez, on peut aussi faire quelque chose… » Ce sera non merci, et pis pour mon nez, ça fait trois fois qu’on m’arrête dans la rue pour me dire « j’adore votre nez ». Voilà.

Je n’ai pas encore 30 ans (dans un mois et demi quand même et avec des rides qui n’étaient pas là il y a un an), mais je pense qu’il n’y a pas de secret. Si au départ la nature t’a dotée d’une peau ferme, c’est plus facile. Et si tu te sens bien dans ta peau et que tu es aimée, c’est encore mieux. Une amie esthéticienne, Chloé D.r. m’a toujours dit que de toute façon, le truc le plus efficace c’est hy-dra-ter (et pas forcément avec une crème anti-ride) et surtout ri-go-ler. Plus sympathique comme programme non?

En tous cas, j’aimerais bien ressembler à ma p’tite maman -que-je-trouve-trop-belle quand j’aurais 62 ans.

Avant : Faut que je scanne une photo old school, ce sera pour plus tard du coup, mais le principal, c’est qu’elle est encore plus belle maintenant.

Après :

Et à ma grand-mère quand j’en aurai 85…Merci Mamie pour la peau ferme!

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