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Dis-moi ce qui me rendra plus belle…

La Mostra et son dressing

La Mostra de Venise, le plus ancien festival cinématographique, a ouvert ses portes depuis quelques jours, et les fermera le 10 septembre.

On a pu y voir se faire descendre en flèche le dernier nanard à l’eau de rose de Madonna, W.E. On a aussi pu se mettre l’eau à la bouche avec le très attendu polar politique de notre George préféré, et avec notre Ryan préféré, The Ides of March.

En attendant de savourer tout cela dans les salles obscures (ou pas, pour le dernier Madonna par exemple), régalons-nous un peu avec le défilé des people sur le red carpet. Et c’est pas triste. Démonstration.

Déjà, notre George est en Italie comme à la maison. Il a d’ailleurs une résidence au Lac de Côme et adooooore la péninsule. Quand Clooney est à la Mostra, c’est en toute décontraction, et avec les manches de sa chemise reboulées, notez.

Question décontraction, ambiance on est chez mémé, Vincent Cassel n’est pas en reste, genre je descends de l’avion et j’ai pas eu le temps de me changer. C’est ça la french touch.

On ne peut pas en dire autant d’Al Pacino, véritable caricature de lui-même, en parrain du pauvre version Saturday Night Fever, et qui a beaucoup forcé sur le botox et les UV (il ne peut pas ôter ses lunettes, la preuve).

Dans la catégorie ratage/le ridicule ne tue pas, voici Philip Seymour Hoffman, tout juste sorti d’une conf call chez Goldman Sachs.

Keira Knightley, de son côté, a préféré l’option tapisserie, malheureusement totalement inefficace pour passer inaperçue…

Dans la catégorie « Aïe ça fait mal », je dois malgré moi récompenser Matt Damon, d’habitude si sexy, pour :

1/sa coupe de Kojak qui ne lui va pas du tout et fort mal à propos,

2/sa femme boudinée dans sa robe et gaie comme un pinson. Si t’es pas contente d’être là, file-moi ta place, vilaine.

Dans la catégorie j’adore, look réussi, trop la classe, dans l’ordre:

1/ Madonna en Madeleine Vionnet (ça ne peut être que réussi, pour une fois)

2/ Kate Winslet en Victoria Beckham (si, si, c’est pas mal ce qu’elle fait, et c’est pas réservé aux anorexiques)

3/ Diane Kruger, en Elie Saab, comme d’hab, aucun fashion faux pas, elle est parfaite.

Dans la catégorie vieilleries du musée Grévin sorties de l’entrepôt, j’ai nommé Valentino Garavani, (le couturier pour les non-modeux).

Dans la catégorie « On s’en fout », voire « Mais qu’est ce qu’il fout ici lui? », Rocco Siffredi, mesdames (et messieurs, c’est comme vous voulez).

Pour terminer le palmarès des plus beaux looks de la Mostra, je décerne le prix du jury (composé de moi-même), à Riri (avec des implants mammaires), Fifi et Loulou (ou Prof, Timide et Joyeux, c’est vous qui voyez). Merci les filles pour vos robes-meringues, elles contrastent bien avec le tapis, ça vous évitera de vous faire piétiner (je sais, c’est nul,c’est une petite mesquinerie facile de la part d’une fille de 1 m 60, mais ça fait du bien).

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Comme un charme…

Bon, vous voudrez bien pardonner l’absence ces jours-ci d’une convalescente qui souffre depuis bientôt 5 jours des séquelles d’un accident de beauté.

Non, je n’ai pas touché au Botox et autre acide hyaluronique, très peu pour moi (vous vous souvenez peut-être de mon article incisif sur le sujet). Point d’intervention chirurgicale ni de substances ultra-chimiques, juste un soin du visage avec des produits BIO.

Produits censés prévenir tout risque d’allergie et donc spécialement conçus pour les peaux sensibles. J’ai la peau sensible, effectivement, mais je fais rarement des allergies, excepté une fois à cause d’un gel douche trop parfumé de la gamme Kings and Queens que j’adore pourtant (gels douche, crèmes corps, aux parfums enivrants de jasmin, de musc, ou de myhrre, en vente dans tous les Beauty Monop’).

C’est à n’y rien comprendre, puisque les produits utilisés par l’institut sont justement dépourvus de parfum… L’odeur m’a d’ailleurs plutôt incommodée, celle du masque au concombre fermenté ou celle du gommage à l’argile noire et noyau d’abricot passé. L’odeur du compost du jardin de ma grand-mère n’était pas loin.

J’ai acheté le soin sur un coup de tête sur ce site magique qu’est Groupon.fr, conçu pour vider votre compte en banque en deux minutes chrono. Il comprenait hammam, douche à jet dans la même cabine de douche que mon père avait jadis dans son appart (aussi inutile et ennuyeuse que le spa jet, en moins claustrophobique, le spa jet étant une sorte de cabine UV qui projette de l’eau sur les parties du corps les plus sensibles en cadence, au rythme d’un jeu de lumières et de vapeur ultra kitch, ambiance Grandes eaux de Versailles et dancefloor années 80). Whaou, ça envoie du rêve.

Bref, l’institut Saara de la rue Christine dans le 6ème arr. de Paris est très joli, très propre, l’accueil est sympathique, il manque juste quelques crochets et cabines pour se changer, surtout si vous êtes dans la pièce du haut, juste à côté de la caisse… Et non loin de la rue… Ce qui est limite pour le silence et la détente, et l’intimité… Le massage corps (énergique) à l’huile parfumée au chocolat (là encore, bof, bof au niveau de la senteur), fut une réussite, le soins du visage, vous l’aurez-compris, le fut beaucoup moins.

J’utilise énormément de produits de beauté (ma moitié râle d’ailleurs souvent quand je les laisse traîner autour du lavabo de notre petite salle de bain), c’est même ma grande passion, à part égale avec les fringues et le maquillage… Et puis aussi les sacs… Bon, et puis avec les chaussures aussi à la réflexion…

Bref, pour ménager quelque peu mon budget (et me donner une excuse pour en acheter davantage), je me procure ces produits à prix réduits à ma pharmacie magique, City Pharma, au 26 rue du Four dans le 6ème. J’utilise beaucoup les marques thermales comme Uriage (leur eau micellaire est un régal ainsi que leur crème de jour Aquaprécis), Laroche-Posay (leur lait pour le corps Lipikar est un délice), mais également les produits Nuxe avec le masque frais hydratant et bien sûr la mythique Huile prodigieuse, et la marque Galénic pour son gommage visage sous forme de gel avec microbilles.

J’ai la peau sèche, fragile, et je n’utilise plus depuis belle lurette les gommages abrasifs à l’argile, qu’on laisse sécher sur la peau et qu’on gomme ensuite avec les doigts. Je sais que ce genre de gommage laisse toujours la peau rouge et agressée, qu’il faut regraisser ensuite. Aucun intérêt.

Lors de ce soin visage, l’esthéticienne a pourtant utilisé un gommage à l’argile noire et noyau d’abricot. Elle aurait passé la Spontex comme on récure une casserole, le résultat aurait été le même. En tous cas, je l’ai senti passer. Je ne pourrais pas dire si c’est ce produit ou le masque au concombre ou encore la crème à je ne sais quoi de bio qui m’a fait cet effet, mais le lendemain, ma paupière droite a commencé à enfler, et la zone sous mon oreille droite est devenue granuleuse. Le lendemain, deux yeux pochés et une peau de crocodile m’ont accueillie dans le miroir.

Ça me démange surtout maintenant, après trois jours sous antihistaminique, et l’impression de n’avoir pas hydraté ma peau depuis huit ans.

Bref, je retourne à l’institut, où l’on m’explique que je suis la première à faire ce genre de réaction à ces produits ultra-naturels (trop naturels? Périmés?), et que vraiment, c’est peut-être justement parce que je ne suis pas sujette aux allergies que ça me fait cet effet. Super, merci pour cette remarque d’un grand professionnalisme.

Une amie esthéticienne a confirmé mes soupçons d’un « ben évidemment, tous ces produits c’est de la connerie, y’a pas de conservateurs…. »

On ne sait plus très bien, avec la vague marketing des produits de beauté estampillés BIO qui déferle dans les grandes surfaces et les pharmacies, dans quelle mesure ils le sont vraiment et ce qu’ils doivent contenir (ou plutôt ne pas contenir) pour obtenir l’appellation BIO.

Voici un extrait du site web actu-environnement.com :

« Comment s’y retrouver en effet dans cette jungle d’affirmations ventant la « vertitude » de ces nouveaux cosmétiques ?! En France, la réglementation du bio ne concerne que la fabrication des produits alimentaires. Dans la cosmétique, l’utilisation de la mention bio ou naturel ne fait pas forcément référence à l’agriculture biologique.
Pour aider le consommateur à y voir plus clair, un certain nombre de labels a vu le jour ces dernières années. Cosmebio, Nature et Progrès, BDIH… se posent comme une garantie pour le consommateur. Les produits labellisés par ces organismes doivent répondre à un cahier des charges strict définissant le pourcentage de produits d’origine naturelle, interdisant certains produits de synthèse…. Si le label Nature et Progrès compte parmi les plus exigeants, le pourcentage de produits d’origine naturelle varie d’un label à l’autre.
Par exemple, l’organisme de contrôle et de certification Ecocert délivre le label Cosmétique écologique et biologique. Pour l’obtenir, un produit doit, entre autres, contenir au moins 95 % de composants bio sur le total des matières premières végétales utilisées et 10 % minimum de bio sur la totalité du produit. On est donc encore très loin du 100 % bio ! Il est difficile en effet de présumer de la qualité écologique des autres ingrédients, ni même des méthodes de transformation utilisées. Le pourcentage réel de produits biologiques dans ces produits certifiés engage d’ailleurs de nombreux débats. » C’est pas moi qui le dit…

L’institut propose à la vente des produits haut de gamme comme ceux de la marque professionnelle Guinot, que les esthéticiennes se sont bien gardées d’utiliser pour mon soin… Il faut dire que ce n’est pas le même prix…

En tous cas, je sais que la marque créée par cet institut, « Comme un charme », ne me va pas, à moi, comme un charme.

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La course à la bulle

Vous avez suivi tout récemment mes pérégrinations au salon de l’agriculture.

Cette fois, les veaux, vaches, poules, moutons et cochons ont cédé la place à la cohorte annuelle d’éditeurs, d’auteurs, de journalistes et d’attachées de presse, qui prétextent un salon du livre pour faire exactement la même chose : manger et picoler.

Cette année, le salon est plus ramassé, la fête commence à 17h, pour se terminer (en théorie) à 23h. Mais les buffets n’ouvrent que vers 19h, et encore, sur Gallimard, étiquette oblige, on attend la présence d’Antoine pour ouvrir le buffet. Résultat : le VIP (ou pseudo VIP, du moins il le veut très très fort) trépigne, il n’en peu plus, la bave aux lèvres et les coudes prêts à être balancés dans les côtes du voisin qui a le tort de prétendre aussi à une coupette.

C’est que la coupette, c’est le nerf de la guerre de cette soirée finalement, la traditionnelle question chuchotée dans les allées : quels sont les stands qui proposent du champagne et des macarons au buffet?

Au grand dam du pic assiette le plus expérimenté, qui sait user de son naturel nonchalant pour se faufiler toute honte bue sur tous les stands mêmes les plus petits, cette année, un grand nombre d’éditeurs ont choisi de recruter des vigiles (pas physios en tous cas) à l’entrée d’un stand verrouillé par de chics et discrètes cordelettes. Un précieux carton est demandé à l’entrée. J’avais le mien pour le stand Télérama-France culture, et mes relations m’ont aidée à entrer sur celui de L’Express/Lire, tous deux bien fournis en bulles.

Les stands des éditions Gallimard, Buchet&Chastel, Perrin et Robert Laffont sont tout aussi fournis, agréables pour le palais et pour la langue : les conversations sont animées et intéressantes, finalement assez détendues et conviviales (ce n’est pas toujours le cas, mais le champagne aide). On finit pas se dire que quand même, c’est bien le métier d’attachée de presse, qu’on connait plein de gens dans le milieu depuis le temps qu’on y bosse et que c’est bien agréable de s’en rendre compte.

Étudiant ou stagiaire, on a rêvé ce moment, de s’arrêter tous les 3 stands pour claquer la bise à un tel, de jongler avec son portable (allô, t’es où, moi je suis au N 42), pour retrouver le compère avec qui on est entré et qu’on a perdu au bout de deux secondes, d’avoir des invits en trop alors qu’avant on devait verser une larme et quémander trois mois à l’avance… Finalement, on est même tenté de se la jouer, de faire comme les vrais VIP, de tourner la tête quand apparaît un visage familier que l’on voudrait éviter (voir à ce sujet l’hilarant sketch du non moins beauf Jean-Marie Bigard sur les trucs qui gonflent, avec le mec qui te postillonne à la gueule en racontant sa vie dont tu te contrefous et enfonçant un centimètre de doigt dans tes côtes).

Finalement, je ne regrette pas de ne pas avoir de stand, parce que l’on est beaucoup plus libre de batifoler entre les tables et de comparer les champagnes et les macarons… Et je ne regrette pas non plus de n’avoir pas pu finalement assister aux adieux de Jérôme Clément au Palais de Chaillot, même s’il parait que c’était énorme, avec des artistes, des VIP, des people…

Je m’en fous, nous aussi on a des people dans l’édition :  sur le stand d’Héloïse d’Ormesson y’avait Tatiana de Rosnay (ultra classe et ultra sympathique), Gonzague Saint-Bris, Isabelle Alonso, Mathilda May, (ne me demandez pas ce qu’elle foutait là), et des macarons et du champagne.

Dans l’édition, on sait aussi s’amuser comme des p’tits fous : sur le stand des Inrocks, on a dansé le rock acrobatique et le gros rap qui tache jusqu’à minuit (je vous l’avais dit, les salons ça ferme jamais à l’heure). Puis, tels des Cendrillon de l’édition, on a repris notre petit métro, des bulles plein les yeux (et plein le sang aussi…). Vivement l’année prochaine.

Note : le salon du livre de Paris a lieu Porte de Versailles, du 18 au 21 mars, et c’est nocturne ce soir jusque 23h! (mais ce sera p’têtre pas aussi fun qu’hier hein…).

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To be young or no to be

Je viens de voir la bande-annonce d’une grosse daube que je n’irai pas voir (Largo Winch 2), et je me disais que Sharon Stone avait plutôt bien vieilli. Elle a du voir le brillant de la lame d’un bistouri, mais pas si souvent que ça. Voyez :

Avant :

Après :

Un front au lisse certes douteux, mais de belles rides d’expression.

Elle semble y être allée plus raisonnablement que certaines autres actrices people qui ne jouent plus beaucoup mais qui craignent très fort qu’on les oublie (son QI de 136 y est aussi peut-être pour quelque chose…). J’ai choisi d’illustrer mes propos avec des photos non retouchées (Photoshop ne compte pas ici, on ne parle que de vraies retouches sur le billard).

Allez, au hasard, pour commencer, la feue-fort jolie Nicole Kidman, devenue aussi inexpressive que Kermit la Grenouille et incapable de froncer ses sourcils :

Avant :

Là on sait pas trop :

Après :

Hop, Barbie Actrice sur le retour qui fait des pubs pou Schweppes. What did you expect?

Les principaux ratages sont le plus souvent à mettre au crédit d’agents peu scrupuleux demandent à leurs clientes de se faire « redessiner les lèvres » pour décrocher un rôle (c’est aussi valable pour de jeunes actrices comme Megan Fox, Lindsay Lohan, ou Emmanuelle Béart par exemple).

Bouches trop gonflées, fronts trop lisses, pommettes trop remplies, sont les symptômes d’une boulime d’acide hyaluronique, de toxine botulique et autres joyeusetés.

Les exemples sont nombreux : Madonna, Kylie Minogue, Courtney Love, Melanie Griffith…

Meg Ryan était à croquer, aujourd’hui elle ne fait plus vraiment envie :

Avant :

Après :

Belphégor, sors de ce corps!!!!!!!!!

Mention spéciale au second rôle du chouette Black Swan (le dernier film de Darren Aronofsky avec Natalie Portman, j’y reviendrai), la talentueuse Barbara Hershey qui joue le rôle de la môman (ou du papa, on ne sait plus très bien) :

Avant :

Après : Le magazine ELLE, féminin à la pointe de l’actu sérieuse et people, a fait plusieurs fois ses choux gras de ces ratages savoureux et pathétiques sur son site.

C’est justement à la lecture du dossier du dernier ELLE que j’ai décidé de rédiger cet article. ELLE est un hebdo féminin parmi d’autres dont – c’est pas nouveau-  l’hypocrisie atteint des sommets quant au contenu proposé aux lectrices (dernier LOL en date, « mangez détox » et la semaine suivante « marre du détox, retoxez-vous, mangez gras » ou un truc du genre.)

ELLE vient en effet de proposer un dossier Spécial Rajeunir (Botox, injections, néo-lifting) d’une quarantaine de pages. Autant de questions essentielles qui vous brûlent les lèvres (botoxées) : Le liquid lift va-t-il tuer le lifting? Injections, lifting, jusqu’où irez-vous? Le Botox rend-il heureuse?

Et pour illustrer ce merveilleux papier, quoi d’autre qu’une interview de la belle Demi Moore, méconnaissable en couverture, jugez plutôt :

Le visage semble avoir été tiré vers le bas, les yeux sont ronds, la lèvre supérieure absente… Heureusement que y’avait son nom sur la couv’, je l’aurais presque pas reconnue.

Elle a 48 ans, en fait 35, souffre du syndrome cougar (elle sort avec Ashton Kushter, quinze ans de moins, mais c’est pas grave, elle est raccord), et tient ce discours : « Je vois rarement mon nom imprimé sans qu’on évoque mon âge, comme si personne ne voulait que je l’oublie. Qu’est-ce que ça veut dire? Qu’on va m’échanger contre une plus jeune? ». C’est exactement ce que je disais plus haut, ces actrices sont si terrorisées par le fait qu’on les oublie, qu’on oublie leur beauté passée, qu’elles se mettent en scène à l’excès et tendent le bâton pour se faire battre (sur Twitter et réseaux sociaux dont abuse l’ex Mme Willis par exemple).

On ne voit plus que ça, leurs efforts désespérés pour paraître plus jeunes, pour continuer à faire la une sans avoir d’actualité. Demi, ça sert à rien, tu peux pas changer ton état civil, TOUT LE MONDE sait que tu as bientôt 50 ans. La dictature de la mode et de la beauté devenue la quintessence de nos sociétés occidentales ne les aident pas, aujourd’hui beauté=jeunesse et de préférence même adolescence (les mannequins ont souvent entre 14 et 16 ans quand elles commencent leur carrière). La chasse à la ride, à l’affaissement, est devenue une priorité pour être bankable, pour exister.

Tout le monde est au courant, mais comme ça le fait moyen de l’avouer (et que c’est quand même la pub et la société de consommation qui font tenir ces magazines qui proposent une page de pub sur 2), la journaliste qui a rencontré l’actrice m’a bien fait marrer, avec un passage particulièrement savoureux : « Rien à dire non plus sur son visage encadré sagement par des cheveux longs et bruns, qu’elle a la chance de ne pas teindre. Si retouches il y a (elle refuse d’en parler – Tu m’étonnes!), elles sont nickel. Son front est lisse, mais quelques petites rides, qui plissent joliment autour de ses yeux mordorés, et une microcicatrice sur la joue montrent qu’elle maîtrise les limites du genre dans un milieu où la chirurgie et le Botox sont des drogues dures. Pour faire court, elle est archicrédible. » Ben on peut pas en dire autant de toi hein, qui maîtrise aussi bien les limites de la langue de bois…
Surtout que dans d’un précédent article du même magazine, toutes les interventions chirurgicales de l’actrice sont passées au crible…

Nan mais sérieux, je veux bien qu’il y ait un peu de photoshop sur cette couverture – et Demi s’y connait en photoshop, vous vous souvenez de ce petit scandale là :

faut quand même pas trop nous prendre pour des billes hein, parce que quand elle affirme (sans sourciller, elle peut plus) « être bien dans son âge », on peut se permettre d’en douter…

En tous cas, leur dossier spécial chirurgie esthétique ne donne pas très envie. La section « spécial débutantes » liste tous les types d’intervention, en précisant si ça fait mal et quels sont les risques. Alors, au choix, ce sont de jolis euphémismes : « ça picote, ça chauffe, c’est désagréable » ou des affirmations cash : « oui, c’est une brûlure chimique, moins si on a pris un comprimé relaxant avant ». Ah, ah, c’est bien connu, il faut souffrir pour être belle. Et du côté des risques, là, c’est festival : « résultat décevant, taches, cicatrices, infection, réaction allergique, asymétrie, rougeurs,bleus, œdèmes, maux de tête, problèmes de déglutition… »

Eh ben, sympa tout ça… Et dire que j’ai rencontré il y a quelques années un chirurgien bien connu du XVIe arrondissement de Paris et de Gisèle Bundchen (si, si) qui donnait toujours l’impression de me scruter en me parlant : « tu sais, comme tu as un menton un peu fort, le seul moyen c’est de repulper un peu les lèvres et pour ton nez, on peut aussi faire quelque chose… » Ce sera non merci, et pis pour mon nez, ça fait trois fois qu’on m’arrête dans la rue pour me dire « j’adore votre nez ». Voilà.

Je n’ai pas encore 30 ans (dans un mois et demi quand même et avec des rides qui n’étaient pas là il y a un an), mais je pense qu’il n’y a pas de secret. Si au départ la nature t’a dotée d’une peau ferme, c’est plus facile. Et si tu te sens bien dans ta peau et que tu es aimée, c’est encore mieux. Une amie esthéticienne, Chloé D.r. m’a toujours dit que de toute façon, le truc le plus efficace c’est hy-dra-ter (et pas forcément avec une crème anti-ride) et surtout ri-go-ler. Plus sympathique comme programme non?

En tous cas, j’aimerais bien ressembler à ma p’tite maman -que-je-trouve-trop-belle quand j’aurais 62 ans.

Avant : Faut que je scanne une photo old school, ce sera pour plus tard du coup, mais le principal, c’est qu’elle est encore plus belle maintenant.

Après :

Et à ma grand-mère quand j’en aurai 85…Merci Mamie pour la peau ferme!

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Droite comme un i

Dans cet article, vous allez découvrir trois choses :  la barre au sol, le pilates, et un nouveau mot, les ischions (que je n’ai jamais autant prononcé que pendant cette semaine).

La barre au sol :

Un nouvel engin de torture? Un barre de fer? Vous n’êtes pas loin. Il s’agit d’une discipline sportive, pratiquée au départ par les danseurs et danseuses classiques. Elle fût élaborée dans les années 60 par Boris Kniaseff, chorégraphe russe et professeur de la folklorique Zizi Jeanmaire. Il ne pouvait fixer des barres sur les murs classés de son école suisse, il a donc eu l’idée d’adapter au sol les exercices d’échauffement et d’assouplissement traditionnellement réalisés à la barre par les danseurs. J’ai pratiqué moi-même pendant quelques temps la danse modern-jazz avec une ancienne danseuse étoile, qui consacrait la moitié de son cours à ces exercices à la barre. Au bout de six mois, j’étais clairement beaucoup plus souple (mais aussi beaucoup plus jeune qu’aujourd’hui, ce qui peut constituer un début d’explication à mes piètres résultats lors de mon premier cours de barre au sol).

Le principe est le même : il s’agit de séries d’exercices effectués sur place qui assouplissent les articulations et corrigent du même coup les mauvaises postures.  L’attention est portée sur le positionnement du corps, et le contact de l’ensemble des articulations avec le sol permet de trouver les bons angles qui soulagent le dos. Exemple : vous êtes assise sur les fesses (sur les fameux ischions, les os des fesses donc ), les jambes tendues devant vous, les bras écartés, coudes en arrière et épaules bien basses, le ventre rentré et le bassin basculé en avant, vous vous tenez le plus droit possible.  Ou plutôt vous essayez, car avec les heures passées avachie assise devant votre ordi, votre dos, c’est de la guimauve. Et pour corriger ça, et ben y’a du boulot.

De même que tout vient à point qui sait attendre, que Paris ne s’est pas faite en un jour, ou encore que rien ne sert de courir il faut partir à point, vous vous doutez bien que pour obtenir un port de danseuse, il faut de la patience et une bonne dose de courage : l’exercice est difficile, les crampes fréquentes et les muscles douloureux.

Autre avantage : les étirements permettent de développer les muscles en longueur et non en largeur, et la silhouette gagne en finesse! Et c’est encore mieux quand la délicieuse prof vous appuie sur le dos ou vous tire la jambe pour assouplir votre hanche. N’ayez pas peur, vous pouvez lui dire stop si ça fait trop mal. Il faut souffrir pour être belle, c’est bien connu, mais on peut aussi souffrir en soufflant pour faciliter le travail, un peu comme pour l’accouchement sans douleur j’imagine… La satisfaction du dépassement de soi ne m’a pas empêchée de ressentir une désagréable sensation de déja vu pourtant : toute petite, je faisais de la gymnastique et je devais réaliser une figure qui s’appelle le dos plat : assise sur les fesses, les jambes écartées, j’étire les bras devant moi jusqu’à ce que mon ventre, ma poitrine et mon front viennent toucher le sol. Pour s’assurer de la réussite du mouvement, notre vieil et gros entrainer venait s’asseoir sur notre dos et c’était tout de suite beaucoup  plus sympa…. Je vous rassure, rien de tel ici, on y va à notre rythme.

Autre discipline qui muscle et assouplit en douceur et en profondeur, le pilates, méthode créée par Joseph Dumêmenom aux States. On n’a même pas l’impression que l’on fait un effort, et on ne transpire presque pas, contrairement au body pump (exercices de musculation effectués avec des haltères soulevées en rythme, en groupe de préférence, sur « Call on me » d’Eric Prydz, autrement dit un sport de bourrin un peu beauf) que j’ai pratiqué quelques temps et qui m’a donné les bras de Demi Moore dans A armes égales

Le pilates, c’est le body pump de l’intellectuel. Oui madame. Il consiste en un enchaînement d’exercices qui visent à changer sa manière de bouger, à rééduquer son corps, à améliorer l’aisance du mouvement par le développement de la connaissance de soi. Et non à se mater les pecs dans la glace, avec en prime le cul rebondi de son voisin de devant. Les exercices posturaux se concentrent sur les muscles du dos et du bassin, et sont réalisés au sol à l’aide d’accessoires (élastiques, ballons, rouleaux). Une grande attention est portée à la respiration, pour un maximum d’efficacité. On en ressort transformé, avec l’impression d’avoir gagné des centimètres. Magique! (Et voyez le justaucorps de la demoiselle, un ton parme pastel, zen, distingué, raffiné, pas comme les strings fluo des pétasses du dessus – pardon Demi).

Demain, j’essaie le VINYASA FLOW YOGA, un yoga postural qui se pratique en musique. Mais attention, depuis que je fais aussi du Pilates et de la barre au sol, vade retro lumbago!

Note : Marie L., qui m’a filé le bon plan, m’a interdit de vous donner l’adresse du lieu à Paris où l’on peut pratiquer ces merveilleuses activités pour pas (trop) cher. Nous sommes en effet des happy few et elle veut que nous en profitions encore un peu. Pour toute réclamation, voyez avec elle. De toute façon, et c’est ce qui est agréable, chaque cours ne peut accueillir qu’un nombre de personnes limité, sur réservation. Aucune crainte donc de se prendre le doigt de votre voisine dans l’oeil lors d’un exercice plus ou moins périlleux.

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Diamonds are a girl’s best friend

L’exposition Bulgari au Grand Palais est un bonheur pour les mirettes en cette veille de Noël où l’on peut rêver des objets les plus fous sans trop culpabiliser. Évidemment, je ne vais pas vous conseiller ces bijoux-là comme idée cadeau, c’est un peu chérot quand même…

Il faut un peu se bousculer devant les vitrines pour apercevoir les pièces : quelle bonne idée de faire cette expo un dimanche à 16h. Entre ceux qui veulent prendre des photos (je ne leur jette pas la pierre Pierre, j’en étais) et les vieux (pardon, les personnes âgées) qui prennent racine en écoutant leur audioguide, ça bouchonne un peu. Et comme je déteste attendre, je fais chaque salle à l’envers, et tant pis pour les psychorigides que ça gêne.

« 125 ans de magnificence italienne », ça mérite bien la nef du Grand Palais, et la scénographie est plutôt réussie. J’ai pris quelques photos avec mon téléphone, mais qui ne rendent pas très bien tellement le scintillement des pierres est fort. Petit aperçu.

Pour commencer, le visiteur est accueilli par un décor tout droit sorti de Superman ou du Seigneur des anneaux, des roches noires polies, taillées comme des énormes pierres à facettes, et qui font aussi un peu penser à une gigantesque toile d’araignée. En achetant le fascicule 3 euros (le seul truc que je pouvais m’acheter ah ah), on a une vue d’ensemble de la chose, une photo prise du dessus, et le tout forme une sorte de broche en forme de fleur, pour filer la métaphore…

L’exposition de Paris est plus riche que celle proposée à Rome l’année passée, et une centaine de pièces sur les 600 présentés n’ont jamais été montrées au grand public.  Les bijoux sont regroupés en huit grandes thématiques chronologiques, qui révèlent les influences du créateur et les grandes tendances d’une époque.

Tous les grands de ce monde (qui peuvent donc se payer ou se voir offrir de tels bijoux) ont mis la main à la pâte : les Grimaldi (prêt d’un collier de Grace de Monaco), Mouna Ayoub, Alain Delon, Elizabeth Taylor et sa somptueuse collection personnelle (les bijoux ont sur elle un effet thérapeutique certain, et ses maris comme Richard Burton ou Eddie Fisher l’avaient compris). On peut aussi admirer la collection de l’actrice italienne Anna Magnani ou des bijoux portés par Sophia Loren, Ingrid Bergman ou Gina Lollobrigida.

La scénographie fait ainsi la part belle au bijou Bulgari au cinéma : des extraits des films et publicités mettant en scène des égéries portant les bijoux sont projetés un peu partout dans l’exposition (Casino, avec Sharone Stone par exemple).

Pour la petite histoire, le fondateur de la maison est un orfèvre grec, Sotorio Bulgari, installé à Rome en 1884, qui commence par travailler l’argent dans sa boutique tout en y proposant un choix d’antiquités. Il fabrique des ceintures, des broches et des bracelets d’inspiration byzantine.

Durant les années 20 à 40, il se modernise et suit la tendance parisienne en créant des pièces très art déco, et notamment des bijoux transformables à clips en vogue à l’époque. Vient la douceur de la Dolce Vita des années 50 et 60, avec des parures extraordinaires comme celle en émeraudes et diamants portée par Elizabeth Taylor,

et surtout ce qui va devenir la patte de la maison, des pierres de grande valeur taillés en cabochon (polies et non facettées).

C’est aussi l’époque des « tremblants », ces broches en platine à thème floral et aux diamants multicolores, dont certaines parties sont montées sur des ressorts en or, afin de faire bouger le bijou à chaque mouvement et le faire briller davantage. Les diamants naturellement colorés sont appelés « fancy ».

Bulgari révolutionne également l’utilisation de la couleur et des matières dans la conception de ses bijoux, en suivant l’essor du design italien de la période, avec l’emploi de toutes sortes de pierres, indépendamment de leur valeur, et en les assemblant de manière inédite.

La marque n’échappe pas à la créativité débordante et très « pop art » des années 70, avec des bracelets, boucles et bagues à l’effigie du drapeau américain (Warhol était un fan).

La maison Bulgari, c’est un style très particulier, une audace en joaillerie jamais égalée, avec ses créations emblématiques :

Le bague « Trombino », modèle crée par le premier bijoutier de la lignée pour sa femme :

La montre-bracelet Serpent :

Les colliers, bracelets et bagues « Tubogas » (métal travaillé en spirotube, inspiré d’anciens tuyaux de gaz, inventé dans les années 40 et utilisé par Bulgari dans les années 70), avec ou sans incrustation de pièces de monnaie anciennes :

La collection Parentesi, inspirée de la découpe des tiroirs romains et première ligne modulaire de haute joaillerie, créée dans les années 80 (et partout copiée depuis):

L’exposition se clôt sur une vitrine époustouflante, le clou du spectacle, qui regroupe les plus beaux colliers de la maison, dont ce superbe collier « bavoir »… Le mot est tout a fait approprié, j’en bave encore d’envie…

En somme, une exposition à parcourir pour se rêver star de cinéma, pour s’extasier devant des pierres uniques et renversantes, exceptionnelles, inestimables, comme le cabochon « Grand Kathé », un saphir birman de 321,27 carats monté sur un simple cordon de soie :

Je viens de lire que lors de l’inauguration de l’exposition, un mari amoureux a profité d’une vitrine de l’exposition pour dévoiler à l’élue de son cœur le bijou qu’il venait de lui acheter… Petit Papa Noël, quand tu descendras du ciel, peux-tu aller faire un tour au Grand Palais? Dis? S’il te plaît…

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Ma nouvelle amie est une blonde

J’ai passé deux heures à regarder ses tutoriaux : non, ce n’est pas pour parfaire mes connaissances en blogging, c’est juste pour savoir comment réaliser un maquillage nude ou des smoky eyes. Elle est jeune (22 ans), elle est blonde, américaine (californienne ?), elle a un accent ricain insupportable et il fait toujours shiny outside dans son pays de bisounours : c’est Elle Fowler.

Elle est autodidacte et ses vidéos sont tellement regardées qu’elle en a fait deux chaînes : http://www.youtube.com/allthatglitters21 http://www.youtube.com/ellesglittergossip

Au fil des mois, ses vidéos sont plus pros, elle a investi dans une webcam à zoom téléguidé, les plus grandes marques de cosmétiques lui font les yeux doux, elle est l’exemple-même de l’american dream (à son échelle) . C’est toujours aussi drôle, complètement futile et superficiel. Et donc jouissif pour toutes celles qui ont joué tard à la poupée Barbie…

Mon préféré :

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