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Vintageland

Par ce beau dimanche ensoleillé, je suis allée pour la première fois à la Cité de la mode et du design, immense et intrigant navire vert fluo amaré au quai d’Auterlitz, en face de la gare de Lyon. Le bâtiement est terminé depuis plus d’un an, mais on ne sait toujours pas bien ce qui s’y passe (on sait juste qu’il abrite l’Institut Français de la Mode).  La terrasse hyper classe en teck, qui fait toute la surface de l’établissement est fermée au public (risque-t-elle de s’effondrer?). Le site web s’appelle Paris Docks en Seine, allez savoir…

Tout ce week-end, elle accueillait le salon Paris Vintage, où j’ai dégoté une petite robe à motifs chinois années 80 charmante (à ceinturer évidemment, manches chauve-souris obligent sinon ça fait sac) à 30 euros, des bottines en cuir ultra tendance à 35 euros (c’est ça de chausser du 36, personne ne vous les pique), et de jolies boucles d’oreilles de récup, made in Beyrouth.

Il y avait bien sûr des stands de friperies, du faux vintage plus ou moins inspiré, et du vrai hors de prix. Au choix, un ensemble Paul Poiret années 20 dont je n’ai pas voulu connaître le prix, une robe en cuir crayon et haut perfecto par Azzedine Alaïa, idem pour le prix, une robe Léonard à 150 euros, mais là j’ai résisté.

Du coup, je suis fière de mes trouvailles et j’ai bien envie de vous faire partager quelques bons plans et adresses, croisés là-bas :

Pour le vintage :
Ooh lala ! Vintage : une web boutique anglaise de vintage très pointu (1900-1980), basée à Paris, qui propose des stages pour comprendre le vintage et savoir comment trouver les meilleures pièces (pour les pros et les amatrices), des balades en 2CV à la découverte du Paris Vintage, des apéros, du sur-mesure (si un pièce vintage que vous adorez est trop petite pour vous, elles le refont à l’identique à vos mensurations!)
Les Georgettes (20, rue du Pont aux Choux, 75003 Paris) :  une ancienne styliste et une spécialiste du jean ont ouvert cette boutique chic où les vêtements sont valorisés (vous n’y trouverez pas la vieille odeur de renfermé caractéristiques des friperies, ni la désagréable impression de retourner un tas de fringues malodorantes), et destinées aux petites bourses (avec aussi des bijoux de créateurs).

RétroSpectives : cette ancienne consultante basée à La Rochette (77) propose des tenues exceptionnelles à la location et à la vente.
Vintage by FK (à Rouen) : c’est là où j’ai déniché ma robe, il y a également de très belles pièces (Léonard notamment).
Revu : un site de vente en ligne de vintage sélectionné et retouché si besoin basé à Paris, et crée par une designer suédoise et une photographe française.
Belles de jour : un site de vente en ligne qui propose aussi des locations.
Et une incroyable adresse à Nice où j’ai trouvé des chaussures et une ceinture incroyables : Caprice Vintage Shop.
Pour les créateurs, de bijoux en particulier, présents en masse à ce salon du vintage :
Vanina Design, deux créatrices libanaises qui produisent d’étonnants bijoux bling-bling, colorés et imposants, avec des mini objets de récup (des stocks d’usines également). Je vous conseille les chouettes boucles dépareillés, dépêchez-vous, l’importatrice va arrêter de les vendre et renvoyer le stock au Liban (elle change d’activité). Elle organise très bientôt un dernier apéro-vente, je vous le ferai savoir.
Anne Thomas Bijoux : un peu chers, mais tellement classes, avec leur minimalisme art déco.
Les Indiscrètes, pour leur collection de headbands décalés.
Pour bien terminer la journée, je me suis baladée dans mon quartier des Abbesses, et j’ai rêvé quelques minutes dans une boutique de créateurs à la déco incroyable, Paperdolls. J’ai eu le coup de coeur pour la marque française We Are The Neons, à l’univers pétri de westerns, d’Indiens et de rêves de grands espaces. J’adore en particulier ce sweat tout doux à motifs plumes (porté par la blonde) :

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Rions un peu, ça détend.

Aujourd’hui, j’ai plein de trucs à partager avec vous. Mais comme j’ai toujours plein de trucs à partager, ça peut durer des plombes. Je vais donc tenter de faire court autant que faire se peut (j’adore cette expression qui ne veut rien dire). En ce moment, je suis sur les nerfs, j’en ai plein le cul de ce temps de merde, de ce mois pourri qui vient de commencer mais qui n’en finit pas (heureusement, il est court) et j’ai grave envie de partir au soleil. Mais voilà, n’étant pas Crésus, ben je peux pas. Il me fallait donc une bonne tranche de bidonnade pour me remettre d’aplomb. Voilà qui est fait.

Mais d’abord, un bon coup de gueule (de boule aussi, mais virtuellement c’est pas facile). J’ai appris (hier) que Christophe Maé a été fait Chevalier des arts et des lettres par M. Frédéric Mitterrand. Oh putain. De mieux en mieux. A quand le Molière pour Mozart l’opéra rock???

Passons sur cet incident culturel/faute de goût à la française (assez courant en ce moment il faut bien l’avouer). Je reviens de l’exposition « Paris avant-après », proposée à partir d’aujourd’hui et ce jusqu’au 24 février à l’Académie d’architecture (9 place des Vosges dans le 3ème à Paris). On y présente des photos réalisées par Charles Marville entre 1858 et 1868 sur le demande du baron Haussmann, pour immortaliser l’aspect de Paris et ses ruelles tortueuses avant les grands travaux. Ces photos sont accolées à d’autres photos en noir et blanc, prises tout récemment à l’initiative de l’historien Patrice de Moncan, en respectant l’angle de prise de vue de l’époque.

Bluffant. Court (50 tirages), mais saisissant. Paris y apparaît comme un village (désert, puisque les expropriations avaient déjà pris effet au moment de la réalisation de certains clichés), aux minuscules ruelles sombres et sales, aux passages couverts de boues et aux façades peu avenantes, faites de bric et de broc. Ça devait pas être funky à la nuit tombée dis donc, ambiance Jack L’éventreur… On y découvre aussi que le parc des Buttes Chaumont a été créé de toutes pièces sur une décharge publique, la plus grande de Paris, puis sur un ancien site d’équarissage où on installait occasionnellement les gibets de potence. Sympa. Rien n’y poussait, le sol étant hyper calcaire, et on l’appelait le Mont Chauve. C’est vrai que la nuit, y’ a un petit côté « le jardin de la maison hantée de Disneyland »… On y voit aussi les bouibouis construits à l’arrache aux alentours de Belleville, sorte de bidonville de l’époque, zone de non-droit où les policiers de pénétraient pas. Quel bel exemple de gentrification…

Outre le catalogue de l’expo qui présente davantage de vues et d’explications, paru aux éditions du Mécène, je vous conseille la lecture du déjà classique L’invention de Paris, d’Eric Hazan (brillant fondateur de la non moins brillante maison d’édition La Fabrique), dont la lecture ne cesse de me passionner. Son sous-titre est déjà plein de promesses : « Il n’y a pas de pas perdus ». Pour les curieux qui aiment se promener à Paris le nez en l’air en guettant les plaques commémoratives (du style « ici a fait pipi Van Gogh ») et en se demandant à chaque porte cochère ou station de métro « mais comment c’était avant? », il vous faut lire cette bible de la création de Paris, un livre érudit et exigeant, bourré de références littéraires et cinématographiques, et qui pourra même vous faire oublier les petits désagréments de la vie parisienne (si, si).

Je tiens également à partager la trouvaille culinaire (merci Monsieur G.) où j’ai dégusté un délicieux burger avant l’expo (pardon M. Dukan). C’est au restaurant Les Bonnes Sœurs, à côté de la Place des Vosges. Ils proposent aussi de belles salades thaï ou au chèvre grillé, des succulents cheesecakes ou de la mousse au nutella, et avec en prime du très bon vin à prix doux. Je ne le donnerai pas deux fois ce it-plan hein.

Je suis une femme très active comme vous le savez sûrement déjà. Dans cette journée fort remplie, j’ai également eu le temps d’assister au Théâtre du Rond-Point au dernier spectacle du grand, de l’immense, de l’énormissime Christophe Alévêque. Comme prévu, j’ai failli tomber de mon siège une bonne douzaine de fois pendant ce spectacle d’une heure et demie (mais heureusement, il y avait des accoudoirs).

Ceci est de la propagande pure et dure, j’assume. Ce mec est génial et son spectacle d’utilité publique. Il devrait d’ailleurs être remboursé par la Sécu. Mais comme il le dit si bien, il l’a déjà suggéré à la Grosse Roselyne, mais c’est pas sûr que ça passe.

Alors, oui, il n’y va pas avec le dos de la cuillère, il y va même au tractopelle, mais putain ça fait du bien. « Attention, je préviens, je n’aurai aucune limite, je lâche les chiens. » Et devinez qui qui va morfler? Un certain petit mec plein d’énormes tics. Et toute la courette. Les journalistes aussi, qui parfois ne l’ont pas volé. Ils sont même au centre de ce nouveau spectacle qui laisse une grande place à l’impro puisqu’il s’agit de commenter l’actualité. (Ça s’appelle d’ailleurs « Les monstrueuses actualités de Christophe Alévêque »). Et le pauvre a du boulot, à éplucher la presse et à préparer chaque jour plein de fiches pour le soir même, qu’il n’a pas le temps de toutes utiliser tellement on nous bourre de conneries toute la journée. Je sais de quoi je parle, je suis attachée de presse, et je la lis, la presse.

Il a crée un concept (pas nouveau je vous l’accorde, mais le nom me plaît) : celui des « épouvantails à cons ». Le principe est simple : si j’ai dans la main droite un énorme problème (au choix les retraites, le bouclier fiscal, MAM sur la Tunisie, les Roms) et que je secoue fort ma main gauche, vers quelle main vos yeux se tourneront? Au choix : la neige (pardon les épisodes neigeux)/l’Affaire Bettencourt/la burqua/AQMI/Al Quaïda/la grippe mexicaine/aviaire/porcine/A/H1N1, et j’en passe.

Bon, je peux pas en dire plus, sinon je vais spoiler et tout gâcher. En plus, il la chante la folie humaine, en mettant en musique tous les derniers faits divers des journaux (il parle de Laetitia et du petit Grégory, oui, et on a même ri, mais mieux vaut en rire qu’en pleurer comme on dit). Il met un peu le blues, son spectacle, la vérité n’est pas bonne à entendre, mais de temps en temps, c’est salutaire. Le jour où ce mec se taira, c’est que tout ira bien. On a encore pas mal d’occasions de l’entendre, à mon avis. Bref, vous avez compris, vous avez jusqu’au 20 février pour vous faire stimuler le bulbe et la conscience, une occasion bien rare de nos jours et donc à ne pas manquer.


Petit aparté : j’ai bien ri en sortant du spectacle (j’étais déjà bien échauffée comme vous vous en doutez). Dans le couloir du métro, j’entends au loin une mélodie au saxo reconnaissable entre mille : celle du slow ultra kitsch de Geroge Michael, Careless Whisper.

Sauf que le mec au saxo était plutôt ventripotent (carrément obèse), entièrement vêtu de kaki militaire, et ne collait pas du tout à l’imaginaire de cette chanson dégoulinante. Là, j’ai eu un énorme fou-rire en imaginant le mec en poum-poum short bicolore. Je sais, c’est nul, mais ça détend.

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Des bijoux à croquer

Attention post de gonzesse (je préviens maintenant pour préserver le précieux temps de ces messieurs qui feraient bien de le lire jusqu’au bout quand même!).

Aujourd’hui, j’ai accompagné un auteur à Europe 1, pour l’émission de Michel Field sur le film le Discours d’un roi, que je vais m’empresser d’aller voir dès sa sortie demain (attention, réservation conseillée à mon avis), tant on ne m’en a dit que du bien. Et oui, cela fera l’objet d’un prochain article.

Bref, à la sortie de l’émission, je m’arrête net devant une scintillante vitrine, celle de la boutique Bonbon Watch, une marque de bijoux et horlogerie fantaisie, crée par une Française, Alexandra Pisarz.

En 1989, elle ouvre sa première boutique  à Disneyland Paris et y connaît un joli succès. Elle décide de développer son activité à Ginza au Japon en 2000, et s’y implante définitivement. Pourquoi? Parce que ses petites créations, montres, bagues, bracelets et boucles d’oreilles en plastique aux couleurs acidulées ornées de cristaux Swarovski si « kawai » rendent folles les Japonaises.

On les comprend, surtout que les prix sont doux comme des chamallows : 10 et 15 euros la bague, 35 le bracelet.

A court d’idées pour la Saint Valentin? Messieurs, allez faire un tour au 15 bis rue de Marignan, dans le 8ème!

Note : Guigui, ne t’inquiètes pas, j’ai déjà craqué pour cette bague :

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Droite comme un i

Dans cet article, vous allez découvrir trois choses :  la barre au sol, le pilates, et un nouveau mot, les ischions (que je n’ai jamais autant prononcé que pendant cette semaine).

La barre au sol :

Un nouvel engin de torture? Un barre de fer? Vous n’êtes pas loin. Il s’agit d’une discipline sportive, pratiquée au départ par les danseurs et danseuses classiques. Elle fût élaborée dans les années 60 par Boris Kniaseff, chorégraphe russe et professeur de la folklorique Zizi Jeanmaire. Il ne pouvait fixer des barres sur les murs classés de son école suisse, il a donc eu l’idée d’adapter au sol les exercices d’échauffement et d’assouplissement traditionnellement réalisés à la barre par les danseurs. J’ai pratiqué moi-même pendant quelques temps la danse modern-jazz avec une ancienne danseuse étoile, qui consacrait la moitié de son cours à ces exercices à la barre. Au bout de six mois, j’étais clairement beaucoup plus souple (mais aussi beaucoup plus jeune qu’aujourd’hui, ce qui peut constituer un début d’explication à mes piètres résultats lors de mon premier cours de barre au sol).

Le principe est le même : il s’agit de séries d’exercices effectués sur place qui assouplissent les articulations et corrigent du même coup les mauvaises postures.  L’attention est portée sur le positionnement du corps, et le contact de l’ensemble des articulations avec le sol permet de trouver les bons angles qui soulagent le dos. Exemple : vous êtes assise sur les fesses (sur les fameux ischions, les os des fesses donc ), les jambes tendues devant vous, les bras écartés, coudes en arrière et épaules bien basses, le ventre rentré et le bassin basculé en avant, vous vous tenez le plus droit possible.  Ou plutôt vous essayez, car avec les heures passées avachie assise devant votre ordi, votre dos, c’est de la guimauve. Et pour corriger ça, et ben y’a du boulot.

De même que tout vient à point qui sait attendre, que Paris ne s’est pas faite en un jour, ou encore que rien ne sert de courir il faut partir à point, vous vous doutez bien que pour obtenir un port de danseuse, il faut de la patience et une bonne dose de courage : l’exercice est difficile, les crampes fréquentes et les muscles douloureux.

Autre avantage : les étirements permettent de développer les muscles en longueur et non en largeur, et la silhouette gagne en finesse! Et c’est encore mieux quand la délicieuse prof vous appuie sur le dos ou vous tire la jambe pour assouplir votre hanche. N’ayez pas peur, vous pouvez lui dire stop si ça fait trop mal. Il faut souffrir pour être belle, c’est bien connu, mais on peut aussi souffrir en soufflant pour faciliter le travail, un peu comme pour l’accouchement sans douleur j’imagine… La satisfaction du dépassement de soi ne m’a pas empêchée de ressentir une désagréable sensation de déja vu pourtant : toute petite, je faisais de la gymnastique et je devais réaliser une figure qui s’appelle le dos plat : assise sur les fesses, les jambes écartées, j’étire les bras devant moi jusqu’à ce que mon ventre, ma poitrine et mon front viennent toucher le sol. Pour s’assurer de la réussite du mouvement, notre vieil et gros entrainer venait s’asseoir sur notre dos et c’était tout de suite beaucoup  plus sympa…. Je vous rassure, rien de tel ici, on y va à notre rythme.

Autre discipline qui muscle et assouplit en douceur et en profondeur, le pilates, méthode créée par Joseph Dumêmenom aux States. On n’a même pas l’impression que l’on fait un effort, et on ne transpire presque pas, contrairement au body pump (exercices de musculation effectués avec des haltères soulevées en rythme, en groupe de préférence, sur « Call on me » d’Eric Prydz, autrement dit un sport de bourrin un peu beauf) que j’ai pratiqué quelques temps et qui m’a donné les bras de Demi Moore dans A armes égales

Le pilates, c’est le body pump de l’intellectuel. Oui madame. Il consiste en un enchaînement d’exercices qui visent à changer sa manière de bouger, à rééduquer son corps, à améliorer l’aisance du mouvement par le développement de la connaissance de soi. Et non à se mater les pecs dans la glace, avec en prime le cul rebondi de son voisin de devant. Les exercices posturaux se concentrent sur les muscles du dos et du bassin, et sont réalisés au sol à l’aide d’accessoires (élastiques, ballons, rouleaux). Une grande attention est portée à la respiration, pour un maximum d’efficacité. On en ressort transformé, avec l’impression d’avoir gagné des centimètres. Magique! (Et voyez le justaucorps de la demoiselle, un ton parme pastel, zen, distingué, raffiné, pas comme les strings fluo des pétasses du dessus – pardon Demi).

Demain, j’essaie le VINYASA FLOW YOGA, un yoga postural qui se pratique en musique. Mais attention, depuis que je fais aussi du Pilates et de la barre au sol, vade retro lumbago!

Note : Marie L., qui m’a filé le bon plan, m’a interdit de vous donner l’adresse du lieu à Paris où l’on peut pratiquer ces merveilleuses activités pour pas (trop) cher. Nous sommes en effet des happy few et elle veut que nous en profitions encore un peu. Pour toute réclamation, voyez avec elle. De toute façon, et c’est ce qui est agréable, chaque cours ne peut accueillir qu’un nombre de personnes limité, sur réservation. Aucune crainte donc de se prendre le doigt de votre voisine dans l’oeil lors d’un exercice plus ou moins périlleux.

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Nipples, paillettes et talent : vive le New Burlesque!

Le moment tant attendu est arrivé hier soir : j’ai assisté au spectacle du Cabaret New Burlesque. Tout ceux qui ont vu le superbe « Tournée » de Mathieu Almaric sauront de quoi je parle.

Pour les autres, ils doivent évidemment impérativement se précipiter sur le film . Mais je peux aussi expliquer ce qu’est le New Burlesque, ce blog est fait pour ça.

Pour faire vite, le New Burlesque est une invention ricaine, une forme d’art né vers 1860 qui réinterprète le music-hall européen. L’intérêt de ce spectacle c’est qu’il se veut intelligent et drôle : il renvoie le spectateur à ses plus vils instincts, joue beaucoup sur l’humour noir quitte à mettre le public parfois mal à l’aise, tout en continuant de le faire rire. Le New Burlesque, c’est la prise de conscience des enjeux d’argent, de genre, de pouvoir du strip-tease traditionnel. Il soulève une question essentielle : celle de la liberté, pilier du rêve américain. En effet, pour certains, le fait de se déshabiller en public est un signe de liberté absolue. Pour d’autres, le burlesque est synonyme de marchandisation de corps de la femme, mais pour les féministes et les queers qui ont remis le burlesque au goût du jour dans les années 90, c’est un moyen pour elle de se réapproprier sa féminité et d’utiliser son pouvoir de séduction.

Les numéros, forcément excentriques et erotico-utrageous, se veulent à la fois simple divertissement à l’humour gras, comme celui de la maîtresse de cérémonie, Kitten on the keys, incroyable musicienne, chanteuse et comédienne, qui parle un peu le français (la troupe connaît un succès inégalé en France, grâce au film primé au Festival de Cannes l’année passée), qu’elle soit déguisée en feuille de Marijuana géante ou en femme de Cro-Magnon hyper sexy et déchaînée  :

ou comme la performance artistique de la danseuse Julie Atlas Muz et sa freaky main, celle qui apparaît dans le film La famille Adams, (hillarant et totalement barré) ou lorsqu’elle entre toute entière dans un bulle de chewing-gum géante :

)

ou encore les mythiques plumes de Mimi Le Meaux :

L’artiste de New Burlesque peut choisir aussi de présenter un numéro comme un acte politique, tel celui de la plantureuse Dirty Martini et son costume de déesse Justice enroulée dans le drapeau américain qui personnifie le symbole des Etats-Unis, avant de tirer de ses fesses un ruban de dollars…

Mon préféré reste quand même Rocky Roulette, le seul danseur de la troupe, qui fait un striptease complètement dingue de cow boy qui se déshabille tout en sautant sur un cheval à ressort. Hillarant et super balèze. En plus il a un cul magnifique. Respect!

(Photo prise lors de la séance de dédicaces qui clôt le spectacle. Y’avait trop de monde, mais je n’ai pas dit mon dernier mot!)

Tous les numéros sont un plaisir pour les sens : les costumes sont superbes, l’énergie déployée est communicative, la musique est rock à souhait, les artistes sont de vrais pros.

Pour plus d’infos sur la troupe, c’est .

Je rappelle que ce spectacle se joue au Théâtre de la Cité internationale (Paris 14e) du 27 décembre au 15 janvier (10€ pour les moins de 30 ans, pour une fois…). Séances de rattrapage au 104 du 21 au 23 janvier 2011, et date supplémentaire le mardi 25 janvier.

Pour ma part, j’ai pris une option sur cette dernière date, car y’a comme un p’tit goût de reviens-y. En effet, le Théâtre de la Cité ne proposant qu’un placement libre, et étant malheureusement arrivée trop tard, j’ai disposé d’un placement central, d’une vue certes panoramique mais très éloignée, au milieu du balcon. Quand on sait que c’est un genre qui se regarde de près (pour les costumes, le maquillage, les tatouages des demoiselles), je refais un tour de manège en arrivant tôt, aux premières loges d’un spectacle de cabaret, puisque le 104 propose une salle de 700 personnes avec tables et chaises comme dans les vrais cabarets. A moi de faire vite ensuite pour la photo dédicacée et ainsi éviter la foule déchaînée de l’autre soir. C’est un triomphe je vous dis!

Si vous n’avez pas réussi à vous procurer une place (ce qui est fort probable, car j’ai entendu dire que toutes les dates affichaient complet), ou si vous aussi vous voulez faire une petite démo à votre mec/copine, vous pouvez prendre des cours (si, si je l’ai fait!), excellente idée pour un enterrement de vie de jeune fille par exemple.

Et c’est l’inimitable, la seule, l’unique Juliette Dragon qui a officié, pour une initiation au strip tease burlesque et au tassel twirl (pompons que l’on colle sur les tétons et que l’on fait tourner!), avec une chorégraphie de danse années folles (thème du mariage) enseignée par la danseuse Lalaloo Des Bois (à gauche sur la photo). Juliette Dragon, c’est celle du milieu, immense nana lingiligne qui doit son nom de scène à l’énorme dragon tatoué sur son dos.

Pour plus d’infos : Cabaret des filles de joie de Juliette Dragon et Collectif Surprise Party pour prendre des cours.

A vos nipples (ou strings pour les mecs)!

Pour la route, un petit dessin de Mimi le Meaux par Pénélope :

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Un grand week-end tout seuls à Venise

Comment passer un séjour peinard à Venise, sans les nuées de touristes chinois (eh oui, ils sont maintenant beaucoup plus nombreux que Japonais et ont la désagréable habitude de cracher partout, y compris à vos pieds sur la Place Saint-Marc)? Y aller hors-saison. Quelle brillante idée me direz-vous. Oui, ben on en prend pleinement conscience que lorsqu’on en fait l’expérience.

Le seul hic, c’est lorsque la France est en panique parce qu’il neige en décembre comme tous les ans depuis pas mal de temps déjà, que les avions ne peuvent pas décoller/se poser et que c’est la merde, en somme.

C’est là qu’intervient mon premier bon plan : toujours préférer Easyjet à Air France et surtout, si vous avez le choix, préférer Orly à Roissy. Je ne sais pas pourquoi, mais c’est moins la merde à Orly. Exemple : dimanche, tous les vols Venise-Roissy ont été annulés, sauf le nôtre, le seul Venise-Orly de la journée, aucun retard, juste une grosse angoisse (annulera? annulera pas?). On peut appeler ça la classe. La grosse moule même.

Second bon plan : réserver un hôtel à Venise (ou partout dans le monde) sur un site qui tue. Splendia Hotels propose des chambres dans des hôtels de charme et de luxe à prix négociés :  la description des chambres est très détaillée, les photos nombreuses, les avis des clients hyper clairs et le service après-vente au poil. Il faut juste payer un acompte et le reste sur place à la fin du séjour.

La bonne surprise est surtout venue à l’arrivée à l’hôtel (Ca’ Dei Conti), grâce à la magie de la basse-saison : une chambre mignonnette sous les combles à 80€ la nuit se transforme en Suite Casanova (valeur 550€) : l’hallu.

Avant (déjà sympa) :

Après (la nôtre c’était pareil mais à dominante verte, un peu moins sympa à mon goût) :

Venise pour soi tout seul et ben c’est vachement mieux.

On peut même avoir le privilège de voir la Place Saint-Marc :

1) sous la neige.

2) déserte.

Un des autres avantages de la basse saison, ce sont bien sûr les prix des menus dans les restos. Si vous vous munissez d’un bon Routard ou choisissez au feeling selon l’ambiance et la déco du lieu (« tourists menus » à fuir!!!), vous pouvez vous en tirer avec 15 euros pour un excellent lapin et un bon verre de rouge.

Autre truc hyper sympa lorsque l’on se rend à Venise en décembre (cf le mot du jour : « Neige en novembre, Noël en décembre ») : on peut voir des Pères Noël-Gondoliers.

Bon, le premier hic, c’est que Venise n’étant ni Berlin ni Lisbonne, les nuits sont un peu calmes, voir grave mortes. Le mot « musique électronique » semble du chinois (ok, j’arrête) pour les autochtones et tout le monde est au lit à 22h un samedi. Le prosecco du mini-bar a bien joué son office.

Autre petit bémol : la météo se déchaînant complètement en ce moment on l’aura compris, j’ai eu plus froid ces trois jours à Venise qu’en une semaine en Finlande… Prévoir donc les chaussettes de ski et limite la combi… Z’avez qu’à nous regarder lutter pour garder un visage digne en pleine bourrasque de neige.

Sinon, je peux aussi lister les choses les plus magiques à faire à Venise en hiver :

– se promener sous un soleil glacé dans le quartier populaire du Ghetto, le plus authentique et le plus charmant où les petits vieux se regroupent en doudoune fashion au milieu des piazza pour taper la discute (et accessoirement l’un des seuls quartiers animés avec la Place Saint-Marc en basse saison).

– parcourir les ruelles, les ponts et les places déserts de la ville.

– se réchauffer avec un délicieux latte macchiato (confectionné et servi par un chinois. Bon ok, j’arrête) ou un chocolat chaud si onctueux que la cuillère tient toute seule dans la tasse.

– déguster à toute heure (pas seulement à l’apéro avec un verre de Spritz, le campari/prosecco local) des tapas vénitiens, les cicchetti.

– parcourir le Grand Canal en vaporetto (ligne 1) en se plaçant à l’avant du bateau, bien à découvert, pour mieux profiter de la vue sublime, matin, midi et soir,et la nuit aussi, on ne s’en lasse pas, mais qu’est ce qu’on se les gèle… J’ai d’ailleurs failli y perdre un orteil.

Matin :

Soir :

– admirer une ceinture de chasteté  au Palais des Doges (âmes sensibles s’abstenir) :

– aller danser (ou imaginer très fort de le faire un samedi soir désert à Venise) sur la piste de danse façon « stayin’ alive » du Palais Grassi (le palais de François Pinault qui présente des œuvres contemporaines avec la Punta della Dogana), dans le cadre de l’expo « Mapping the studio » :

– regarder un Chinois se faire manger par des pigeons (je sors, je sors) :

– admirer les palais scintillants de lumières et les décos de Noël kitchissimes :

En tous cas, j’espère que ce petit tour d’horizon de Venise sous la neige vous aura donné envie de découvrir cette ville magique, pas seulement en amoureux, et qui ne se révèle vraiment que dans la quiétude de l’hiver…

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AM.PM.

L’autre jour, une amie m’a invitée pour la première fois chez elle, et je suis littéralement tombée amoureuse de son appartement. Je tairai bien sûr le nom de cette personne et son adresse, pour éviter toute manifestation de jalousie à son encontre.

Eh oui, cette jeune femme a du goût, mais elle refuse de payer ce bon goût trop cher. Elle a des idées et des mains habiles : elle a d’ailleurs entièrement rafraichi un appartement, en plus du sien.

Son secret : les Meubles AM.PM., marque de La Redoute. Allez-y, c’est exquis!

Voici quelques photos, de qualité médiocre car prises avec un smartphone sans flash, à l’heure de l’apéro… Merci d’avance de votre indulgence!

Le salon, avec un immense canapé de récup.

Miroir XVIIIe, objet de famille, chandeliers en étain, chinés.

La chambre, avec une sympathique petite alcôve, parfaite pour les livres.

Tête de lit séparée, AM.PM., mais shoppée sur ebay!

Une commode à tiroirs très classique (dans l’ombre), objet de famille, mais repeinte en noir et doré, cadres au style très vintage mais griffés AM.PM.

Le couloir/entrée, avec un fond un dressing, au premier plan un buffet Conforama.

La porte du petit coin, j’adore.

Le fauteuil du salon, très fifties, entièrement recouvert, et lampe Leroy-Merlin.

L’étagère du salon, très minimale, et à droite une persienne reconvertie en range CD.

Mme X. n’est pas qu’une consommatrice folle de déco, elle a aussi des amis et une maman (bricoleuse et spécialiste ès encadrements) extrêmement créatifs :

En plus, elle nous a préparé un apéro dînatoire du tonnerre, avec soupe de potiron, fois gras, verrines de Saint-Jacques et fruits frais. Une fée je vous dis!

Moi qui pensais avoir fait un effort sur ma déco et mes apéros, c’est un peu du pipi de chat à côté.

Mais j’adore mon sapin, déniché chez Habitat :

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