Archives de Catégorie: Il me le faut!

L’objet du désir…

Mon cadal à moi

Je n’ai pas attendu la veillée de Nawel pour m’offrir mon cadeau à moi-même. C’est déjà fait depuis un mois.

En effet, j’ai craqué pour un sac à main (à épaule en l’occurrence). Non ce n’est pas le Premier Flirt de Lancel, au tarif décidément trop indécent. Et à la réflexion, il fait trop da-dame. J’ai décidé de laisser parler la rebelle qui est en moi, et j’ai opté pour un sac de la marque Velvetine, hippy-chic en cuir camel, avec plein de longues franges comme j’aime, style « ma Harley est garée sur le trottoir d’en face ».

Mon fameux Eddie, en version chocolat.

Velvetine  a littéralement enflammé les modeuses de la blogosphère. Pour ma part, je l’ai découvert grâce à ma modeuse préférée (merci ma Flo!) et j’ai profité de quelques promotions sur le site pour me faire plaisir.

Anne-Cécile Couetil a fondée Velvetine en 2005, et ses créations sont très rock-folk, avec des clins d’œil à la haute joaillerie (elle a d’ailleurs commencé avec sa propre ligne de bijoux et de sacs du soir, comme sa pièce phare, le sac noeud).

Presque tous les sacs sont agrémentés du fameux fermoir en forme de croix, et portent le nom d’icônes du rock. Pour ma part, j’ai craqué pour le Eddie, mais le Sid, le Jarvis et le Pete sont tous aussi irrésistibles!

Le cuir des sacs est soigneusement choisi dans le Sud de l’Italie et ceux-ci sont fabriqués à Paris et au Portugal.

N’hésitez pas à commander en direct sur le site de vente en ligne Velvetine, la livraison est hyper rapide! Et même plus besoin d’attendre le prétexte de  Noël ou des soldes de janvier, à vos claviers!

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Les femmes préfèrent les blonds

Bon. Le verdict est tombé fin novembre, Bradley Cooper a été élu l’homme le plus sexy de l’année 2011 par le magazine people. Ok. L’acteur révélé par Very Bad Trip est certes plutôt pas mal, et complètement craquant quand il parle un français presque impeccable au 20 heures de TF1 devant une Laurence Ferrari sous le charme, mais je m’insurge quand même.

C’est inadmissible, c’est un scandale, comment ces journaleux n’ont-ils pas couronné l’homme incontournable de cette année 2011, qui a bien dû faire la couv’ d’une centaine de magazines, j’ai nommé le beau, l’unique, le demi-dieu Ryan Gosling, omniprésent (trop?) sur les écrans cette année avec pas moins de quatre films, Blue Valentine, Drive, Crazy, Stupid, Love et les Marches du Pouvoir. Il devrait d’ailleurs obtenir un joli Oscar pour sa prestation de chauffeur/cascadeur mutique dans Drive. J’ajoute que la révolte gronde sur le net et qu’une pétition a même été lancée, ainsi que la bannière joliment contestataire et douzième degré, Occupy People, afin que Ryan soit couronné comme il se doit par People puisqu’il est selon certains slogans « la preuve que Dieu existe et qu’Elle est une femme. » On peut même imprimer sur BuzzFeed un masque Ryan à arborer dans toutes les manifestations à venir.

Oui, je sais, lui il a droit à quatre photos,  mais j’ai jamais dit que cet article était objectif, et c’est bien le propre d’un blog d’être un vecteur d’opinion, partial et orienté, et là je donne mon opinion.

Beaucoup ont protesté contre le jeu toujours-un-peu-pareil du blondinet Ryan, en faisant valoir qu’il était largement surestimé. Pour ma part, s’il doit avoir un Oscar, ce serait plutôt pour son rôle dans la belle romance triste qu’est Blue Valentine.

J’ai aussi entendu de ci de là que l’on pouvait souhaiter que l’Oscar allât (notez cet imparfait du subjonctif bien placé) au sublime et ténébreux Michael Fassbender, 35 ans (il en fait plus), Irlandais de souche et d’âme, révélé par le rôle de Bobby Sands dans le terrible Hunger de Steve McQueen (le real Black et non le blond acteur), et sa grève de la faim mortelle d’indépendantiste de l’IRA bien acharné. Mais je ne pourrai me prononcer à ce sujet qu’en fin de semaine, lorsque j’aurais vu le très attendu Shame, toujours de Steve McQueen, où il interprète un accro au sexe profondément dépressif.

En tous cas, sa prestation dans l’incroyable film anglais Fish Tank, dans lequel il joue l’amant aux valeurs légères d’une gamine de 16 ans, était tout à fait prometteuse. Révélé par la série Band of brothers en 2001, il a depuis enchaîné les vaches maigres avant la révélation Hunger puis Inglorious basterds. Il a, à mon avis,  de jolies années devant lui.

Vous avez remarqué le point commun entre tous ces acteurs aussi talentueux qu’agréables à l’oeil : ils sont blonds aux yeux bleus. La tendance du mâle est donc plutôt nordique et anglo-saxone, avec une préférence pour les grands costauds, bien-faits de leur personne et nourris au grain.

N’oublions pas de citer le maître absolu dans cette discipline, le poids-lourd du blondinet sexy à souhait, qui pèse encore un peu dans sa catégorie, l’indétrônable et inoxydable Brad Pitt. Plus aussi jeune que ses concurrents, certes, mais qui envoie toujours du bois. Je viens de le voir dans un sympathique film, Le Stratège, où il joue le manager plutôt futé d’une équipe de base-ball. Eh ben Brad, t’as beau toujours vouloir t’enlaidir, être sapé en jogging et polo informe tout le long du film, porter une moitié de casquette immonde, t’auras toujours la classe internationale, que tu le veuilles ou non.

C’est pas beau ça, quand même?

J’attends donc vos suggestions de divinités blondes et masculines, qui puissent rivaliser avec celles que je viens de citer (mortes ou vivantes, on n’est pas sectaire).

Ah oui, j’en ai déjà une, Matthew McConaughey (dont le jeu laisse parfois à désirer,mais jamais les abdos, on peut pas tout faire, et pis en photo pour Dolce et Gabbanou, pas besoin de causer).

Mention tout à fait honorable pour l’ex-rugbyman Raphaël Poulain, dont j’ai déjà parlé.

Et dans la catégorie doublure de Brad Pitt, Charlie Hunnam, alias Jax, le héros de la série Sons of Anarchy (sur un gang de motards californiens voyous-mais-sympas-quand-même).

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Wild thing

Ce fut une belle journée pour se promener dans Paris. Jusqu’à 13h, du moins. Après, ce n’est que piétinements et foule compacte, en particulier dans le Marais, un samedi après-midi ensoleillé (il faudrait pense à rendre ce quartier piétonnier, comme aux Abbesses, puisqu’il faut quasiment déambuler derrière les voitures pour se frayer un chemin).

Et ce matin donc, le hasard des mes pas a bien fait les choses et m’ont guidée vers une boutique de bijoux amérindiens, rock’ n’ roll, somptueux (et chers). Tout ce que j’aime.

Hod, avec sa vitrine au crâne de buffle minutieusement sculpté vous attire comme un aimant. Un shop multi marques, dont celle d’ Honorine Jewels, une Française installée à Jaipur, qui fabrique des petites merveilles, comme cette bague serpent.

Les bracelets en perles et cuir sont superbes (entre 45 et 90 euros), on trouve des boucles d’oreilles en plumes comme j’adore à des prix corrects, et de jolis petits bracelets tressés sertis de strass.

Les bracelets et bijoux en or et pierres sont d’une finesse et d’un raffinement absolus (si on aime les bagues à tête d’indiens, les têtes de mort sculptées et les serpents, mais ça tombe bien, c’est tendance).

Les sacs seau en croco (ou python?) sont tout simplement divins (et chers donc).

Que ça fait du bien de rêver par un samedi ensoleillé!

Hod, 104 rue Vieille du Temple.

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C’est oui!

Revenant d’un déjeuner très sympathique avec un de mes journalistes préférés, je passe devant une toute nouvelle et charmante boutique de maroquinerie, C. Oui, au 22 rue des Quatre Vents dans le 6ème arrondissement de Paris. C’est l’univers d’Isabelle Dastroy, créatrice belge issue de l’Institut Français de la Mode, qui a longtemps travaillé aux Galeries Lafayette à la direction des achats accessoires et prêt-à-porter. Elle travaille avec l’indienne Mégha, chargée du suivi de fabrication selon les règles du commerce équitable, ce qui ne gâche rien.

J’ai d’abord complètement flashé sur la vitrine et ses petits sacs zébrés (collection Monaco) ou bicolores, très da-dame (collection New-York).

Sur les encouragements de l’hôtesse des lieux, j’ai franchi la porte et admiré de superbes cabas en cuir tressé, noir, rose pâle, fuchsia, brun naturel, et brun doré (très jolie couleur).

On y trouve également un sac-pochette léger en cuir nude, orné de plumes colorées (qui se décline aussi en vert et violet). Parfait pour un dîner en amoureux.

Si vous êtes plutôt ethnique chic, C.Oui a pensé à vous, avec de grands cabas aux motifs indiens, qui rappellent  le logo de la marque, un mandala.

Sans oublier les musts indémodables que sont les sacs frangés, version glam rock ou hippy chic.

Des matières raffinées, nobles et légères, des coupes soignées et branchées, pour une gamme de prix accessible.

Si vous n’avez pas encore trouvé de quoi gâter votre maman, le moment est venu d’y faire un tour!

Pour celles et ceux qui préfèrent la rive droite, voici l’adresse de la seconde boutique : 5, rue Pierre Picard  Paris 18ème (métro Anvers)

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L’objet du désir, deuxième

ça fait bien longtemps que je ne me suis pas laissée aller à une petite minute vide.

C’est chose faite aujourd’hui puisqu’après le Premier Flirt de Lancel et la robe Coquelicot de Sinéquanone, je jette mon dévolu sur un objet absolument indispensable au prix tout à fait raisonnable, j’ai nommé le it-accessoire de l’été, le collier « Nouez-moi » de la maison Dior.


La profusion de couleurs chaudes et éclatantes, la noblesse des matières, le goût de l’été et du sable qu’il rappelle, le dégradé tie and die des plumes, la corde, matière phare de la saison, sa dimension XXL, autant de bons points qui font de ce bijou aux accents ethniques un must pour cette saison estivale.

J’vous laisse, j’ai rendez-vous avec mon banquier…
Collier « Nouez-moi » en corde torsadée violette, hibiscus et dorée, languettes martelées en métal doré peint main effet dégradé, plumes naturelles teintées, ovale facetté gravé « CD »
Prix : 1 800 €

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Gentil coquelicot nouveau

Ayé, c’est le printemps. L’été même, avec un thermomètre qui s’affole à 26 °C!

Tous les symptômes sont là : grand ménage de printemps, envie de changer de déco, de bronzer en terrasse (à ce propos, le café/brasserie du théâtre de l’Odéon et son ensoleillement pourtant alléchant sont à bannir, les serveurs y sont sous-qualifiés et cons comme des balais, compter au moins trois quart d’heure pour qu’on vous apporte votre noisette), de se lever tôt (si si, et pas que quand on a pilates), d’entamer un énième nouveau régime, et surtout, surtout, et c’est là que le bât blesse, de garnir sa garde-robe déjà pleine à craquer de nouvelles pièces toutes plus indispensables les unes que les autres.

Ne comprenez-vous pas (le vous c’est la dizaine de personnes à qui je viens déjà d’en parler et qui sont plutôt sceptiques) qu’il me faut a-bso-lu-ment cette superbe petite robe rouge essayée chez Sinéquanone et qui porte le doux nom de « robe bustier coquelicot » ? Ne savez-vous pas (non vous ne savez pas visiblement) qu’elle me va à ravir, qu’elle me fait des épaules à croquer et que sa longueur mi-mollet Mad Men m’affine la cheville (et que c’est pas du luxe) ? Il faut bien que je me trouve la robe que je porterai au mariage de beau-papa en juin, enfin! Et il est évidemment hors de question que je porte une des 899 robes de ma penderie, que j’ai par conséquent portées au moins 2 fois chacune (suis nulle en math, là n’est pas mon propos de toute façon). Tout simplement im-pen-sable.

Où est le problème me direz-vous? C’est le printemps, je viens de fêter mes 30 ans et j’ai bien le droit de me faire plaisir comme  je l’entends. Le hic, c’est que:

1) j’ai déjà fêté comme il se doit mes trente ans et que si je m’écoute, je vais le fêter tous les jours comme ça jusqu’au prochain anniv,

2) cette jolie frusque coûte 99 euros, et qu’attendu (pour ceux qui suivent) que je vis en couple et que  je cotise désespérément avec mon bien-aimé pour un voyage à NYC , que cet acte sera par conséquent perçu par tous comme purement égoïste et motif à rupture du pacs), qu’attendu que je suis déjà dans le rouge (comme la robe, c’est marrant hein…) le 7 du mois,

ce n’est a-bso-lu-ment pas raisonnable. Celui qui partage ma vie et qui est d’habitude d’une patience et du tolérance sans égal face à la gestion désastreuse de mon budget, m’a d’ailleurs glissé un « si tu l’achètes, je serai très déçu ». Whaou. Là, ça craint. (Éventuellement, celles qui pensent que s’offrir cette robe n’est pas un crime de lèse-majesté ni un acte de pure déraison sont priées de ce manifester dans les commentaires en bas de cet article, ça m’aiderait bien à déculpabiliser si je craque. D’avance, merci.)

J’aurais jamais dû l’essayer, cette p….. de robe, voilà le truc, je sais pourtant qu’il ne faut jamais essayer quand on peut pas acheter. Rhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa!

J’ai pas dit mon dernier mot, j’irai faire un tour chez Goldy Mama (14 rue du Surmelin, 20ème), ma boutique vintage préférée dans laquelle j’ai trouvé une robe ricaine superbe (mais déjà portée moult fois bien sûr et surtout inaugurée lors du mariage de Belle-Maman).

To be continued…

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Mon pola et moi

Il y a quelques semaines, je surfais sur ebay, et je suis tombée sur un appareil Polaroid 600 de base, en bon état, à 6 euros seulement. Comme j’ai la fâcheuse impression de toujours faire des économies en dépensant mon argent pour des objets à prix réduit/en soldes/d’occasion dont je n’ai ni le besoin ni l’envie avant d’en connaître l’existence, je me suis précipité sur le bouton « valider votre commande ».

J’ai d’ailleurs arrêté d’ouvrir les mails envoyés par ventes privées. com, voyages privés.com, groupon.fr, brandalley et autres sites marchands de soldes permanentes hautement toxiques pour mon compte en banque. Et vous devriez faire de même. On devrait tous faire de même et ainsi créer un groupe sur le non moins toxique facebook sous le label « j’ai arrêté les sites de ventes en ligne-ultra VIP -privées-exclusives-rien que pour vous ».

Bref, je reçois ce petit bijou de technologie (un flash inamovible, une molette pour réduire ou augmenter la luminosité du cliché, une « loupe » pour passer en mode portrait, un bouton pour prendre la photo) dans les meilleurs délais (vive ebay). Je me précipite sur le net pour trouver comment faire de jolies photos réussies avec un pola, quand la dernière fois qu’on l’a utilisé, ça devait être il y a deux décennies…

Et là, stupeur! J’apprends qu’un mythe tenace circule sur le cliché polaroïd : ne jamais le secouer en un geste nonchalant et branché (même quand on est en soirée et qu’on veut impressionner ses amis) en attendant qu’il sèche à l’air libre sous peine de voir apparaître une image blanchâtre aux contours flous ou pire, inexistants, et d’entendre des ohhhhhhhhhhhh déçus dans l’assemblée alcoolisée qui attendait d’admirer sa tronche non moins alcoolisée…

Dès que le cliché est expulsé du ventre de la bête, il doit être très vite enfermé dans une boîte, caché sous un pull, mis impérativement à l’abri de toute source de lumière pendant au moins 2 mn. Comme une chambre noire quoi…

Pour la petit histoire, sachez qu’en octobre 2008, la firme américaine Polaroid décide d’arrêter la production des films mythiques, bien qu’on estime à 300 000 000 le nombre d’appareils de tous types encore en état de fonctionnement dans le monde. C’est alors que le miracle arrive à l’usine d’Enschede aux Pays-Bas, la dernière à fabriquer les films : une trentaine d’anciens employés décide de prendre le relais. The Impossible Project est né.

Évidemment, le rythme de production n’est pas le même qu’aux glorieuses heures du Polaroïd : certains composants chimiques sont aujourd’hui interdits et il faut trouver de nouvelles recettes. Du coup, les films sont souvent en rupture, et sortent au compte goutte (Noir&Blanc, puis couleur, puis pour une sorte d’appareil, puis pour une autre), mais le défi est relevé.

On peut les commander sur le site de The Impossible Project, mais si on est très impatient(e) (comme moi) on peut aussi les trouver chez Pola You, une galerie sise 17 rue des Moines dans le 17ème, et dont le galeriste est hyper sympathique. C’est lui qui m’a montré comment marchait l’objet, un grand moment d’émotion et de suspense : m’étais-je faite arnaquer?

Vous allez vite découvrir que non, grâce à ces superbes portraits (ça fait chic le portrait, et c’est le truc le plus facile à faire quand on débute) réalisés sans trucage, mais avec beaucoup d’inexpérience et de maladresse :

– celui-là est surexposé (temps neigeux, façade blanche, pull clair et flash non couvert). Raté donc, mais émouvant :

– mon premier cliché, avec mon bien aimé en victime.  J’aurais pu travailler à mettre en valeur le modèle notamment au niveau des costumes, mais j’étais trop pressée d’entendre le « zzzzzzzzz » caractéristique de la photo expulsée (j’ai soigné le décor, non?) :

– Là, je me mets en scène et j’engueule le photographe qui ne sait pas qu’il faut relâcher le bouton pour que le cliché sorte (et du coup je suis moche, merci…) :

– ici, je voulais un fond bien kitsch, et j’ai réussi je crois (et le mec est top model, je suis une artiste qui a beaucoup de moyens oui) :

– J’ai pris en photo plein de jolies filles aussi :

– et travaillé la mise en scène parfois :

Pour terminer, un dernier petit conseil si vous voulez vous y mettre : choisissez bien votre appareil et mettez y le prix pour un super rendu, le mien est à 6€, et c’est un modèle de base qui fait des photos de base.

Prévoyez un budget pour les pelloches quand même, la boîte de 8 poses est à 20€ environ. Pas si cher si on se souvient que déjà à l’époque, on prenait trois photos et on rangeait le pola parce que les pellicules coûtaient trop cher (100 F les 10 environ, ce qui explique l’énorme quantité d’appareils encore en état de marche).

Les clichés sont fragiles, conservez-les à température ambiante et constante, de préférence en position verticale (debout quoi) et en protégeant l’arrière du cliché avec du scotch (pour éviter l’apparition de bactéries qui le font ressembler au bout d’un mois à une photo jaunie découpée dans un journal des années 50).

Y’a aussi plein de tricks qui existent pour jouer avec les clichés, les customiser, les conserver, et tout ça c’est sur le site de The Impossible Project et sur celui des mordus, Polaroid Passion. Visez, appuyez, c’est prêt!

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Classé dans Culture/Déconfiture, Il me le faut!, Va voir là-bas si j'y suis!

L’objet du désir

Voici un objet totalement inutile mais extrêmement chic et trendy. Il s’agit du sac, le sac « Premier flirt » de Lancel en cuir rouge façon crocodile, accessible pour la modique somme de 800€. La dernière fois que je l’ai vu de mes yeux vu, c’était sur une nana BCBG dans le métro. Sacrilège, faire prendre le métro à ce sac quasi divin, quelle faute de goût, que dis-je quelle bassesse d’esprit! (ça prend le métro ce genre de meuf?)

Autant se faire tout de suite une raison. Il le crie haut et fort ce sac : « Pas pour ta gueule! »

Mais je n’ai pas dit mon dernier mot, puisque Lancel a eu la bonne idée de créer le mini-Premier Flirt pour les micro mini bourses comme la mienne. Sa taille est divisée par deux, et comme ils sont honnêtes chez Lancel et très aux prises avec les réalités de la vie et celles de la société de consommation, son prix aussi : il ne coûte que 400€. J’ai bien sûr porté mon dévolu sur la version dorée, la plus chère, sinon ce n’est pas drôle :

Ceci dit, le fait de ne pouvoir encore me l’offrir me permet de rêver un peu et de savourer le plaisir de l’attente. Plaisir qui s’envole une fois le désir assouvi, c’est bien connu. Pour évacuer toutes mes frustrations, j’ai donc décidé à l’avenir de déculpabiliser de partager avec vous un objet du désir hebdomadaire. Et si vous aussi vous bavez devant un objet (ou tout autre chose), vous pouvez le partager avec moi, je me sentirai moins ridicule seule.

En tout cas voilà, c’est dit (si vous ne l’aviez pas noté avant), je vous expose ici ma faiblesse, le sac à main (et le shopping en général). C’est grave docteur?

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Diamonds are a girl’s best friend

L’exposition Bulgari au Grand Palais est un bonheur pour les mirettes en cette veille de Noël où l’on peut rêver des objets les plus fous sans trop culpabiliser. Évidemment, je ne vais pas vous conseiller ces bijoux-là comme idée cadeau, c’est un peu chérot quand même…

Il faut un peu se bousculer devant les vitrines pour apercevoir les pièces : quelle bonne idée de faire cette expo un dimanche à 16h. Entre ceux qui veulent prendre des photos (je ne leur jette pas la pierre Pierre, j’en étais) et les vieux (pardon, les personnes âgées) qui prennent racine en écoutant leur audioguide, ça bouchonne un peu. Et comme je déteste attendre, je fais chaque salle à l’envers, et tant pis pour les psychorigides que ça gêne.

« 125 ans de magnificence italienne », ça mérite bien la nef du Grand Palais, et la scénographie est plutôt réussie. J’ai pris quelques photos avec mon téléphone, mais qui ne rendent pas très bien tellement le scintillement des pierres est fort. Petit aperçu.

Pour commencer, le visiteur est accueilli par un décor tout droit sorti de Superman ou du Seigneur des anneaux, des roches noires polies, taillées comme des énormes pierres à facettes, et qui font aussi un peu penser à une gigantesque toile d’araignée. En achetant le fascicule 3 euros (le seul truc que je pouvais m’acheter ah ah), on a une vue d’ensemble de la chose, une photo prise du dessus, et le tout forme une sorte de broche en forme de fleur, pour filer la métaphore…

L’exposition de Paris est plus riche que celle proposée à Rome l’année passée, et une centaine de pièces sur les 600 présentés n’ont jamais été montrées au grand public.  Les bijoux sont regroupés en huit grandes thématiques chronologiques, qui révèlent les influences du créateur et les grandes tendances d’une époque.

Tous les grands de ce monde (qui peuvent donc se payer ou se voir offrir de tels bijoux) ont mis la main à la pâte : les Grimaldi (prêt d’un collier de Grace de Monaco), Mouna Ayoub, Alain Delon, Elizabeth Taylor et sa somptueuse collection personnelle (les bijoux ont sur elle un effet thérapeutique certain, et ses maris comme Richard Burton ou Eddie Fisher l’avaient compris). On peut aussi admirer la collection de l’actrice italienne Anna Magnani ou des bijoux portés par Sophia Loren, Ingrid Bergman ou Gina Lollobrigida.

La scénographie fait ainsi la part belle au bijou Bulgari au cinéma : des extraits des films et publicités mettant en scène des égéries portant les bijoux sont projetés un peu partout dans l’exposition (Casino, avec Sharone Stone par exemple).

Pour la petite histoire, le fondateur de la maison est un orfèvre grec, Sotorio Bulgari, installé à Rome en 1884, qui commence par travailler l’argent dans sa boutique tout en y proposant un choix d’antiquités. Il fabrique des ceintures, des broches et des bracelets d’inspiration byzantine.

Durant les années 20 à 40, il se modernise et suit la tendance parisienne en créant des pièces très art déco, et notamment des bijoux transformables à clips en vogue à l’époque. Vient la douceur de la Dolce Vita des années 50 et 60, avec des parures extraordinaires comme celle en émeraudes et diamants portée par Elizabeth Taylor,

et surtout ce qui va devenir la patte de la maison, des pierres de grande valeur taillés en cabochon (polies et non facettées).

C’est aussi l’époque des « tremblants », ces broches en platine à thème floral et aux diamants multicolores, dont certaines parties sont montées sur des ressorts en or, afin de faire bouger le bijou à chaque mouvement et le faire briller davantage. Les diamants naturellement colorés sont appelés « fancy ».

Bulgari révolutionne également l’utilisation de la couleur et des matières dans la conception de ses bijoux, en suivant l’essor du design italien de la période, avec l’emploi de toutes sortes de pierres, indépendamment de leur valeur, et en les assemblant de manière inédite.

La marque n’échappe pas à la créativité débordante et très « pop art » des années 70, avec des bracelets, boucles et bagues à l’effigie du drapeau américain (Warhol était un fan).

La maison Bulgari, c’est un style très particulier, une audace en joaillerie jamais égalée, avec ses créations emblématiques :

Le bague « Trombino », modèle crée par le premier bijoutier de la lignée pour sa femme :

La montre-bracelet Serpent :

Les colliers, bracelets et bagues « Tubogas » (métal travaillé en spirotube, inspiré d’anciens tuyaux de gaz, inventé dans les années 40 et utilisé par Bulgari dans les années 70), avec ou sans incrustation de pièces de monnaie anciennes :

La collection Parentesi, inspirée de la découpe des tiroirs romains et première ligne modulaire de haute joaillerie, créée dans les années 80 (et partout copiée depuis):

L’exposition se clôt sur une vitrine époustouflante, le clou du spectacle, qui regroupe les plus beaux colliers de la maison, dont ce superbe collier « bavoir »… Le mot est tout a fait approprié, j’en bave encore d’envie…

En somme, une exposition à parcourir pour se rêver star de cinéma, pour s’extasier devant des pierres uniques et renversantes, exceptionnelles, inestimables, comme le cabochon « Grand Kathé », un saphir birman de 321,27 carats monté sur un simple cordon de soie :

Je viens de lire que lors de l’inauguration de l’exposition, un mari amoureux a profité d’une vitrine de l’exposition pour dévoiler à l’élue de son cœur le bijou qu’il venait de lui acheter… Petit Papa Noël, quand tu descendras du ciel, peux-tu aller faire un tour au Grand Palais? Dis? S’il te plaît…

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Classé dans Il me le faut!, Mon beau miroir, Une nuit au musée (ou à la galerie), Vanités

Perdu de vue ou la journée du Duffle-coat

Pour clore cette froide journée de la jupe (mais chaude-bouillante au niveau de la blogosphère, le sujet a fait se déchaîner vos petits doigts pour taper des commentaires outrés, militants, ou tout simplement réacs et très cons), un petit post complètement futile mais qui m’obsède depuis deux semaines.

Aparté : Et ça détendra l’atmosphère ! Tous les grands journaux ont consacré des pages et des pages aux violences faites aux femmes, mais juste aujourd’hui alors! On s’en fout de la jupe,une jupe ne résume pas une personne ni ses idées, encore moins ses combats, une jupe ça doit être seyant et bien porté, faire plaisir à celle qui la porte et celles et ceux qui regardent, ça sert juste à ça, et ça n’a jamais empêché ni encouragé un connard qui pense femme=morceau de viande (et qui a sûrement une petite zigounette) de vous mettre une main aux fesses dans le métro par trois fois avant que vous osiez hurler « à qui est cette main » et vous taper l’affiche dans tout le wagon. (Ça sent le vécu, et j’étais en pantalon). Une jupe ou un pantalon, c’est neutre, mais ce qui ne l’est pas, c’est l’image que votre voisin a de vous dans cette même jupe ou ce pantalon. Ce sont les mentalités qu’il faut encore faire évoluer, pas les garde-robes. La mienne se porte très bien.

Elle se porterait encore mieux si elle abritait ce sublime Duffle-Coat vu dans de nombreux magazines et soit-disant en vente chez C&A (non ils ne font pas que des fringues de beauf, il faut fouiller madame!) pour la modique somme de 39,90€ (pas du tout modique selon mon mec, et très moche selon ses goûts de mec).

J’ai déjà arpenté les deux magasins de la capitale (Rivoli et Haussmann), harcelé 5 vendeuses et laissé une fois mon numéro de portable, donc si vous le voyez, postez! (On ne rit pas!)

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Classé dans ça m'énerve!, ça s'est passé (ou pas)..., Il me le faut!, Showroom, VDM