Archives de Catégorie: Home sweet home

Grand ménage d’hiver

Hier soir, tard, j’ai été prise d’une irrépressible envie de ranger et redécorer mon (petit) appart. Et de trouver une solution pour ranger un maximum de bordel dans un minimum de place (40 m² et deux pièces).

La première idée qui vient à l’esprit, c’est bien sûr la magie Ikea, qui propose de fabuleux systèmes pour donner l’impression que vous vivez à Versailles alors que vous pouvez cuire un oeuf de vos toilettes (j’exagère à peine pour certains apparts parisiens). Voici leur clip très instructif :

Dans la réalité, les choses sont un peu plus compliquées.

Que faire quand la cave est squattée par les vieilles affaires de vos proprios qui ont eux-mêmes un appart presque trois fois comme le vôtre ? Que faire quand on est une acheteuse compulsive de bijoux, accessoires, sacs, chapeaux, chaussures (ah, ces chaussures inrangeables!), vêtements, blousons, manteaux? Que faire si votre mec adore aussi les chaussures, qu’il a peu de fringues (vous lui laissez déjà le quart de votre armoire Ikea Pax à double portes coulissantes, elle-même coiffée de plusieurs énormes boîtes de rangement couleur chocolat, chics mais un peu imposantes, pour stocker les fringues d’été), mais qu’il est musicien et qu’il faut trouver la place pour un grand clavier, un ampli guitare (ou basse, je sais plus, y’en a un qui doit traîner quelque part dans la cave de belle-maman ou beau-papa), deux guitares électriques, une guitare douze cordes (au son magnifique mais à l’encombrement maximal), et une basse, sans compter les deux enceintes énormes et le caisson de basse qui ne saurait tarder, parce que vous comprenez, on n’entend pas assez bien la musique quand il y a du monde et les gens ne dansent pas dans nos soirées s’il n’y a pas de basses…

Bref, chaque chose à sa place, et les vaches seront bien gardées. Si on commence à poser des trucs et des fringues partout dans le salon, alors que leur place est dans la chambre, l’appart va finir par ressembler à une caravane (sans vouloir offenser les propriétaires de caravanes).

– Premièrement : trier les fringues qu’on ne porte plus (non, on ne remettra jamais ce pull hideux Custo Barcelona acheté sous acide il faut croire),

C’était pas exactement celui-là, mais ça reste dans l’esprit… chargé…

les donner à l’Abbé Pierre, vendre les livres qu’on n’a jamais lu ou qu’on n’a pas aimé chez Gibert, jeter les vieilles chaussures irréparables, et ben, déjà, le gain de place et là et les étagères respirent un peu mieux. Même plus besoin de pleurer pour une pièce en plus qui ferait dressing/bureau (et qui contenterait d’un coup d’un seul les deux moitiés du couple). Parce que si je m’écoutais, je me serais bien vue me préparant le matin dans ça :

Mais comme la vie est mal faite, on va se contenter de :

– Deuxièmement, commander chez Ikea une nouvelle mini Billy pour ranger les livres et DVD qui dégueulent de le Billy du salon (les deux Billy de la chambre frôlent déjà l’overdose), une nouvelle chaise de bureau design pour remplacer l’horreur de chez Conforama complètement déglinguée, et puis pour un coin de la chambre une très haute et très étroite commode Malm un peu moche, mais que je vais vite redécorer au pochoir ou au pinceau (qui a dit « on n’espère pas comme ton Ganesh »?), avec miroir intégré, rangement pour bijoux et six tiroirs qui accueilleront avec plaisir ma lingerie fine ou tout autre objet dont je ne saurai que faire (et il y’en a beaucoup).

Et comme je suis partie sur ma lancée, je tiens à vous informer qu’en ce moment et jusqu’au 3 janvier, tous les détenteurs de la carte Monoprix ont 30% de réduc sur le linge de maison.

Je suis aussi passée me faire plaisir dans un chouette magasin de la rive gauche (pas de sarcasmes, c’est tout près de mon lieu de travail), ça s’appelle la Joie de Vivre (!), et on y trouve tout un tas d’objets déco (verres, bougeoirs, bougies, vaisselles, petits meubles) très raffinés et so cosy.

Et vous, vous faites quoi pour mettre votre nid douillet à la sauce 2012?

Publicités

Poster un commentaire

Classé dans ça m'énerve!, Home sweet home, Showroom, VDM

Tout en couleurs

Je viens de faire l’acquisition d’un nouveau film couleur pour mon Polaroïd 600. Le film PX 680 Color Shade, plus exactement, produit comme toujours par la fine équipe de The Impossible Project.

Bon. C’est pas encore ça, vu que les couleurs sont censées être « amazing », et que là elles sont plutôt fadasses. Pour ma défense, je dirais qu’elles ont toutes été prises en intérieur, dans une atmosphère un peu sombre, avec un flash ultra puissant et que ça ne peut que surexposer le modèle… De plus, il convient, contrairement à la légende, de protéger IMMÉDIATEMENT de la lumière la photo lorsqu’elle sort de l’appareil, soit en la retournant ou en la cachant sous les vêtements. Il y a même quelques « tricks » plus sophistiqués et acrobatiques sur le site de The Impossible Project. On nous rappelle inlassablement que les 10 premières secondes sont essentielles pour un rendu optimal et des couleurs chatoyantes.

Enfin, la pellicule doit être conservée dans un endroit sec à moins de 20°C, et une telle température est difficilement trouvable dans les apparts parisiens en plein été, dépourvus de cave… Il paraît que quelques heures au frigo ravivent les couleurs, mais je ne m’y risquerais pas étant donné le taux d’humidité à l’intérieur (et le mien est en fin de vie et il a tendance à tout congeler…).

Bref, voici le résultat, qui devra tendre à s’améliorer…

Les trois photos suivantes ont été prises à la Porte de Versailles, lors de l’exposition dimanche dernier de l’incroyable collection d’art forain des époux Marchal, réunie en 40 ans de chine intensive, qui regroupe  645 lots, du milieu du XIXe aux années 50, mise en vente à Drout hier et ce jour. Il faut compter entre 150 € pour une mini-moto de manège à plus de 5 000 € pour des pièces plus rares et plus ouvragées.

Je vous épargne les photos des cires médicales de la fin du XIXe, reproduisant pour les étudiants les opérations délicates les plus ragoûtantes (trachéotomie, ablation de caillot d’un rein en passant par la verge, je vous laisse imaginer le procédé…) et les malformations et séquelles dues aux maladies vénériennes comme la syphilis. Je ne vous cache pas que j’ai failli rendre mon déjeuner au beau milieu de la pièce. Le rapport avec l’art forain vient de ce que ces cires furent ensuite utilisées par les forains, qui les montraient dans leurs cabinets de curiosités ou musées des horreurs, au choix, mais aussi pour faire un peu de prévention auprès de la population, en présentant les cires avec un ton docte et moralisateur…

La série suivante n’a rien à voir avec les clowns, les manèges ou avec un quelconque musée des horreurs. Il s’agit plutôt de mon chez moi, toujours rempli de musiciens comme vous pouvez le constater (sauf une photo ou je suis avec mon Mouton et mon coiffeur).

 

Poster un commentaire

Classé dans Home sweet home, On devrait s'en foutre!

Ce que veulent les femmes…

Il m’arrive de lire des magazines féminins. Surtout en période estivale, quand on lézarde sur la plage, et qu’on ne veut surtout pas s’encombrer le cerveau d’idées trop difficiles à digérer. Je lis donc Grazia, un magazine parfait pour s’alléger le bulot, mais qui comporte quand même des scoops, un peu de pages actu, quelques idées shopping/beauté plutôt bonnes (mon péché mignon), des recettes sympa (toujours light bien sûr), et la super chronique d’Ariel Wizman, que je trouve plutôt inspirée. La dernière sur la dictature du low-cost (valable pour les transports, mais aussi pour la bouffe et la culture) créée par les riches pour les pauvres est bien trouvée : comment se faire le plus de thunes sur le dos des pauvres hères ravis de découvrir l’Europe ou la Thaïlande pour une bouchée de pain même tout compressés…

Bref, dans le Grazia de cette semaine, on trouve une intéressante enquête intitulée « L’amour a-t-il changé? » ou encore « Les Françaises et l’amour », basée sur un sondage réalisé auprès de 733 femmes. Que désirent les femmes aujourd’hui? Quelle importance donnent-elles à leur vie amoureuse ? Comment aiment-elles?

Selon ce sondage, la vie de couple n’est plus la condition sine qua non d’une vie réussie : avoir des amis, des enfants, un travail épanouissant et être amoureuse passent loin devant. Que dire de « avoir une sexualité épanouie » relégée en dernière position… Et plus on est âgée et de gauche, plus le fait d’être en couple est secondaire ou inutile… (l’expérience finit-elle par porter ses fruits ?). Les femmes de gauche, toujours, ainsi que les CSP + sont moins naïfs que les cathos, des droitiers, et les milieux moins favorisés :  pour elles, l’amour ne rime pas avec toujours (sans déc????). Pour les plus progressistes  et les plus aisés, le nouveau libertinage a pour base : « A chaque fois, c’est pour toujours », et les yeux se ferment plus facilement sur le « pluriamour ». Pour certaines, la monogamie aurait même des relents de beaufitude…

En contradiction pourtant, les qualités primordiales du partenaire idéal seraient la fidélité et la sincérité. La fidélité est vue pour une grande partie comme une condition non négociable de l’amour, garante de sa pérennité. Mais on peut objecter que citer la fidélité absolue comme la clé d’une vie amoureuse réussie est finalement douter de sa pérennité… Dans une société où le cocufiage est un sport d’élite (enfin, élite, faut le dire vite), la fidélité est un pare-feu plus qu’une réalité , une façon de conjurer le sort en priant que ça n’arrive jamais (tout en sachant que ça peut potentiellement arriver).

Et cette peur de l’infidélité à même une incidence sur l’oreiller. Et oui, apparemment, prendre son pied est le cadet de nos soucis pour monter au 7ème ciel… La sexualité n’est plus un absolu : être amoureuse oui, avoir dans son lit un bon coup hyper viril et coureur, non merci. La femme du XXIe siècle opte pour un Jules sexuellement peu actif mais fidèle. Et ça tombe bien, parce que le désir de maternité recule chez les Françaises. Seulement un tiers des femmes interrogées pensent la maternité comme la clé du bonheur (une femme sur cinq juge la procréation secondaire ou inutile). Les féministes des seventies voient leurs voeux exaucés : être mère n’est plus ce qui définit en premier lieu la femme, mais c’est sa fonction sociale qui prend le relais. On passe du : « Bonjour, je m’appelle Camille, je suis mariée et  j’ai deux enfants » à « Bonjour, moi c’est Camille, contrôleuse de gestion et championne de Pole dance ». Mais la pression sociale qui pesait sur la femme sans enfant ne va-t-elle pas finir par laisser la place à la dictature de la réussite professionnelle?

Finalement, à la lecture de cette petite enquête, on se dit que la vie amoureuse des Françaises est bien compliquée, angoissante, stressante, car de plus en plus tournée vers l’individu, vers l’épanouissement personnel (et professionnel) plus que  l’épanouissement de l’autre, l’épanouissement à deux. Forcément,  à ce rythme là, c’est perdu d’avance : choisir de ne pas vivre en couple, faire passer ses amis et son boulot avant tout, craindre plus que tout (et donc provoquer inconsciemment) la possible infidélité de son partenaire, ne plus (ou peu) faire l’amour, c’est pour le moins se tirer une balle dans le pied. C’est si simple de se créer des barrières, des excuses, et de dire ensuite que ça ne marche pas, qu’on est finalement mieux seul…

Tout ça manque cruellement de spontanéité, d’écoute,  d’échange, de dialogue, d’affection… le meilleur bouclier qui soit pour préserver un couple des turbulences de la vie. L’amour ça se travaille!

« Bonjour, moi c’est Blondie, et je suis amoureuse ».

3 Commentaires

Classé dans ça m'énerve!, Home sweet home, Vanités

Un p’tit coin de paradis

L’autre jour, en allant à la Maison Rouge à Bastille, j’ai traversé un quartier que je ne connais pas du tout et je suis tombée sur cette croquignolette petite rue à l’anglaise, aux petites maisons acidulées comme des cupcakes.

Pas un bruit, pas de circulation, un p’tit chat qui joue autour d’un vélo… Ce calme à Paris est si rare que c’est tout de suite l’enchantement quand il arrive. Le truc, c’est que je pensais avoir pris le nom de la rue en photo, et qu’en fait non. Qui peut m’aider?

Je me verrais bien dans une des ces petites maisonnettes, mais pas avant d’avoir gagné au loto, j’en ai bien peur… Vive la capitale!

3 Commentaires

Classé dans Home sweet home, Va voir là-bas si j'y suis!

Le chien volant de Madame Connasse

Du soir au matin. Du matin au soir. Et même la nuit. Et le dimanche à 6h du mat quand, toi, tu as besoin de beaucoup de sommeil et que tu veux faire ta grasse mat’ peinard. Non, pas possible, cette  saloperie de clebs de la voisine du dessus, alias Madame Connasse, te poursuit avec ses aboiements continus et suraigus qui te vrillent les oreilles. Et ça fait plus d’un an que tu tiens sans rien dire.

Bon, tu te l’ai déjà emplafonnée Madame Connasse, à cause d’un putain de dégât des eaux que tu es parvenue à régler sans son aide vu qu’en plus d’être maniacodépressive, folle à lier, bonne pour l’asile, bulgare et avec une voix de chimpanzé qu’on égorge, elle est insolente, la connasse. Elle t’emmerde. Elle t’ouvre pas la porte, elle te laisse gueuler derrière comme une conne et quand tu la croise dans l’escalier, elle te dit avec sa voix de merde « mais non, mademoiselle, je ne vois pas de quoi vous parlez, je n’ai pas de dégât des eaux moi, ça ne vient pas de chez moi… » T’es au troisième, je suis au second, ça vient direct de ton couloir, tu te foutrais pas un peu de ma gueule CONNASSE???? Je lui ai presque dit ça, sans l’insulte, mais j’ai bien failli la gifler la grosse vache. Mais nous avons gardé notre sang-froid, et l’humidité à disparu comme par magie. Alléluia.

On en discutait hier soir avec des amis, c’est dingue comment les problèmes de voisinage, les bruits incessants (soirées, musique TOUS les soirs, hurlement, cassage d’objets, portes qui claquent, chien qui jappe) peuvent de faire totalement péter les plombs et t’amener à commettre toi-même des actes irréversibles et que tu n’aurais jamais fait en temps normal, dans ton état normal.

Je n’en suis pas encore là. Mais ce matin, au moment où je me rends compte que ce putain de clébard est en train d’aboyer non stop depuis une demi-heure (tu sais, ton cerveau fait barrière, et pis tout à coup, tu te rends compte à quel point ça t’es insupportable), et que la pensée de faire de ce chien un chien volant et de m’en débarrasser une fois pour toutes, elle descend le promener.

Ni une ni deux, j’ouvre la porte avec fracas et je lui dis : « Madame, j’en peux plus, ce chien aboie sans arrêt, tôt le matin, tard dans la nuit, toute la journée, faites quelque chose. »

Elle avec sa voix de merde (qui lui donne un air encore plus neuneu, mais faussement neuneu, car je suis sûre que c’est une perverse narcissique) :

« Mais que voulez-vous que je fasse »?

– Ben lui dire d’arrêter, je sais pas moi, ça s’éduque un chien. Surtout quand vous n’êtes pas là, il faut lui apprendre à ne pas aboyer. (La pute le laisse attachée au radiateur tout la journée aussi)

– Mais comment-voulez vous que je lui dise d’arrêter d’aboyer si je ne suis pas là?

AHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH!

– Ecoutez, il est tout mignon, tout gentil, mais ses aboiement sont très forts, faites quelque chose, je vais devenir folle (comme ça on sera potes à Saint-Anne connasse)

– Mais, je ne vais pas le piquer quand même parce qu’il vous dérange ?

La pute, elle me fait culpabiliser maintenant, en jouant sur la victimisation de la pauvre bête, comme elle se victimise quand tu oses lui demander d’arrêter de hurler et de pleurer pendant 8 heures les fenêtres ouvertes. Elle insinue que je suis une pauvre fille sans cœur qui rêve de voir son chien crever.

C’était pas faux avant que je regarde le chien pour de bon et que j’y fasse attention. C’est pas vraiment un roquet, il est tout blanc, assez grand et me regarde avec des yeux tristes car il sait qu’on parle de lui. Il ne dit plus rien, n’émet pas un son.

« Mais je lui dis d’arrêter d’aboyer (elle lui parle tout doucement à son chien, pas comme avec les humains, elle hurle cette psychopathe), il m’écoute souvent, mais je ne peux rien vous promettre. Et si ça vous gêne, je peux vous le donner et vous vous en occupez la journée… »

LA PUTE. Insolente je vous dis, elle retourne tout à l’envoyeur, saloperie de boomerang de merde.

« Je travaille la journée, connasse » (j’ai encore pas dit connasse, mais ça soulage à l’écrit).

Et là, à nouveau le chien qui me regarde avec ses yeux de chien battu.

Je lui redemande une dernière fois de faire un effort, la remercie d’avance (suis folle ou quoi, je l’ai vraiment remercié pour toutes les saloperies qu’on endure de sa part?), et claque la porte. Elle ne s’est jamais départie de son demi-sourire niais et pervers à la fois. Une connasse j’vous dis. On peut rien lui dire, elle s’arrange toujours pour avoir le dernier mot. Un croche patte dans l’escalier est si vite arrivé pourtant. Et comme ça, je garderai le chien.

1 commentaire

Classé dans ça m'énerve!, Home sweet home, VDM

Esprit, es-tu là?

Bon, aujourd’hui j’ai la flemme, comme tous les autres jours d’avant. Il a fait beau, c’est pour ça, j’ai eu autre chose à faire que de looser devant mon ordi. Eh ouais, week-end sportif avec jogging et piscine, et un déménagement en prime, du lourd.

Et pour une fois, je vais faire de la pub pour une publication de la bien-aimée maison d’édition qui veut bien m’employer.

Je fais donc d’une pierre deux coups, en recyclant le communiqué de presse que je viens de rédiger sur un bouquin passionnant, Histoire des maisons hantées, de Stéphanie Sauget, un de mes auteurs préférés, ultra brillante et hyper sympa avec ça.  C’est l’occasion de vous faire profiter de ma pertinente lecture, et de rentabiliser mon labeur.

J’ai toujours été fascinée depuis toute petite par les histoires de revenants et de maisons hantées. Mon frère c’était Roswell et la zone 51 , moi c’était l’exorciste, les cas de possession et autres Poltergeist (mon éducation catholique, un peu subie, disons le tout de go, y est peut-être pour quelque chose). J’avais 8 ans et je voulais absolument regarder cette foutue émission « Mystères » qui me terrorisait et me faisait passer des nuits blanches comme les dames. Une fascination-répulsion en quelque sorte. Et du coup, mes lectures étaient assorties : témoignages, romans fantastiques (le chef d’œuvre du maître Graham Masterton, Démences, n’est pas à mettre entre toutes les mains, mais je vous le conseille vivement pour meubler une nuit blanche, en tous cas, vous serez sûr qu’elle le sera…),

classiques de E.A. Poe, avec sa terrifiante nouvelle Le Chat noir, essais (Les maisons hantées, un vieux livre de Camille Flammarion, cédé par ma mère qui a toute la bibliothèque de « L’aventure mystérieuse » chez J’ai lu, publiée dans les années 70),

sans oublier les films cultes (L’exorciste donc, Hantise, un régal d’effets spéciaux, La Porte des secrets, sur une maison hantée par le vaudou en Louisiane, terrifiant!)… La biblio et la filmo étant interminables, n’hésitez pas à ajouter vos films cultes dans les commentaires.

Voici donc mon petit bla-bla sur ce passionnant traité d’hantologie, que vous trouverez dans toutes les bonnes librairies le 21 avril !

« Que nous y croyions ou non, le thème des « maisons hantées » exerce une fascination que l’on peut expliquer de bien des manières : attachement aux lieux, sensibilité physique et psychologique à l’espace, goût pour le bizarre, plaisir de se faire gentiment peur, vague croyance ou curiosité pour les fantômes, envie d’imaginer l’au-delà, questionnement métaphysique sur les traces que nous, et les autres, laissons sur notre passage… Tout cela peut nous sembler intemporel. Mais peut-on vraiment imaginer que nos peurs ou nos angoisses, même si elles semblent des invariants anthropologiques, ne soient pas des productions en partie historiques et culturelles ?

Siècle marqué par la violence de la Terreur, de la Révolution, des guerres de l’Empire et de la guerre de Sécession, par les deuils impossibles à faire et les mémoires mutilées, le xixe siècle est aussi le siècle de la révolution industrielle et de la rationalisation des sociétés occidentales. Pourtant, c’est dans ce contexte de « désenchantement du monde » que se multiplient les phénomènes de hantises : la spiritualité se replie progressivement sur la sphère privée et individuelle, et la maison devient le creuset de toutes les angoisses.

Partout en Europe, mais aussi aux États-Unis, des dizaines de cas de maisons hantées et de milliers de témoignages de « rencontres avec l’au-delà », dans les milieux sociaux les plus divers, sont signalés. On assiste à un puissant revival religieux, avec un retour de la croyance au purgatoire. C’est l’âge d’or des spirites et de leurs séances de tables tournantes, des chasseurs de fantômes, des prêtres exorcistes, des scientifiques confrontés aux les problèmes psychiques que déclenchent ces manifestations.

C’est que la maison hantée nous offre une lucarne sur les turbulences de la vie psychique et émotionnelle des contemporains et notamment sur les phénomènes de hantise non réductibles à la peur. La hantise n’est pas une émotion à proprement parler, mais c’est une réalité psychique et corporelle qui s’articule aux perceptions, à l’imagination, aux systèmes de croyance, à la construction du sujet – tous éléments dont les historiens ont montré qu’ils avaient une histoire particulièrement riche au xixe siècle.

Stéphanie Sauget nous propose ici de faire le point sur un objet d’histoire culturelle fascinant, qui n’en finit pas de revenir d’une manière ou d’une autre comme un mythe éclairant de nos sociétés post-industrielles. À travers cet essai passionnant et inédit sur un sujet qui l’est tout autant, et en s’appuyant sur de nombreuses références littéraires, artistiques, théologiques, psychologiques ou scientifiques, elle analyse la dimension humaine de ces phénomènes étranges, l’enjeu des drames privés qui font de ces maisons le cœur d’une tension entre la mémoire familiale et le patrimoine, la relation de l’individu avec la famille et le voisinage, la question de son rapport aux ancêtres, aux morts, à la descendance.

Pour une magistrale anthropologie de la maison hantée, véritable mythe moderne.

Stéphanie Sauget est agrégée et docteur en histoire contemporaine. Elle est déjà l’auteure chez Tallandier d’une histoire des gares parisiennes : À la recherche des pas perdus (2009). »

1 commentaire

Classé dans Culture/Déconfiture, Home sweet home, In-Folio

AM.PM.

L’autre jour, une amie m’a invitée pour la première fois chez elle, et je suis littéralement tombée amoureuse de son appartement. Je tairai bien sûr le nom de cette personne et son adresse, pour éviter toute manifestation de jalousie à son encontre.

Eh oui, cette jeune femme a du goût, mais elle refuse de payer ce bon goût trop cher. Elle a des idées et des mains habiles : elle a d’ailleurs entièrement rafraichi un appartement, en plus du sien.

Son secret : les Meubles AM.PM., marque de La Redoute. Allez-y, c’est exquis!

Voici quelques photos, de qualité médiocre car prises avec un smartphone sans flash, à l’heure de l’apéro… Merci d’avance de votre indulgence!

Le salon, avec un immense canapé de récup.

Miroir XVIIIe, objet de famille, chandeliers en étain, chinés.

La chambre, avec une sympathique petite alcôve, parfaite pour les livres.

Tête de lit séparée, AM.PM., mais shoppée sur ebay!

Une commode à tiroirs très classique (dans l’ombre), objet de famille, mais repeinte en noir et doré, cadres au style très vintage mais griffés AM.PM.

Le couloir/entrée, avec un fond un dressing, au premier plan un buffet Conforama.

La porte du petit coin, j’adore.

Le fauteuil du salon, très fifties, entièrement recouvert, et lampe Leroy-Merlin.

L’étagère du salon, très minimale, et à droite une persienne reconvertie en range CD.

Mme X. n’est pas qu’une consommatrice folle de déco, elle a aussi des amis et une maman (bricoleuse et spécialiste ès encadrements) extrêmement créatifs :

En plus, elle nous a préparé un apéro dînatoire du tonnerre, avec soupe de potiron, fois gras, verrines de Saint-Jacques et fruits frais. Une fée je vous dis!

Moi qui pensais avoir fait un effort sur ma déco et mes apéros, c’est un peu du pipi de chat à côté.

Mais j’adore mon sapin, déniché chez Habitat :

9 Commentaires

Classé dans Home sweet home, Le It-plan, Va voir là-bas si j'y suis!

Histoire d’eau

Je vis dans un appart en carton. Pour celles et ceux qui ont suivi nos pérégrinations, là on en est à la chasse d’eau. Avant, il y a eu l’interminable dégât des eaux avec Madame Connasse la voisine du dessus (qui n’est toujours pas terminé), puis le lave-vaisselle qui lâche, puis le joint de la chasse d’eau, puis l’arrivée d’eau de l’appartement qui se trouve derrière la crédence de notre cuisine, et qui a fini par fuir sur la chaudière de la voisine du dessous… En bons fans de Mac Gyver et de l’Agence tous risques, on a trouvé une solution magique pour faire dériver la fuite dans l’évier : une piste de ski en aluminium :

Ensuite on nous a piqué notre paillasson. Si, si… En plein après-midi. Je soupçonne Madame Connasse, que j’ai choppé dans l’escalier le matin même pour lui demander si elle se foutait pas un peu de notre gueule pour le dégât des eaux dont elle nie toujours effrontément être la cause. Elle est au troisième, rien au quatrième et notre mur en ruines est au second… cqfd. Impossible de vérifier si elle a fait les réparations comme elle l’affirme, puisque quand on sonne chez elle, elle n’ouvre pas, elle est « toute nue » vous comprenez… J’ai promis un post sur les voisins, il y aurait encore beaucoup à dire sur cette dame, mais ce n’est pas le but de cet article.

Donc, aujourd’hui, c’est le tour du flotteur de la chasse d’eau. C’est au locataire de le changer, c’est pas très cher chez Castorama, et il disent que c’est « facile à installer ». Certes, mais quand tu as hérité d’une machine à laver à hublot qui fait 80 cm de large coincée entre le lavabo et les chiottes,qui pèse 8 tonnes et que tu ne peux déplacer sans te péter le dos, c’est un peu plus difficile d’accès et ça complique l’installation. Comment les anciens locataires sont-il parvenus à coincer la bête ? Mystère… Moi je dirais avec une grue… Bref, après les avoir maudits sur 72 générations, nous nous sommes attelés à la tâche en comptant sur la souplesse de nos articulations :

Avec un short PSG et des bottes de ville, tout de suite t’es plus efficace. Mais avant de tout tester, tu dois enlever à la petite cuillère les résidus de poudre détartrante Ajax que ton mec a cru utile de foutre au fond de la cuvette de la chasse, parce que c’est « ce qu’ils disaient sur un tutorial de Youtube. » Il est artiste, on ne peut pas non plus lui demander d’avoir le sens pratique.

Après une bonne heure de lutte acharnée avec un boulon en plastique et un miroir, ça fonctionne enfin. Mario et Luigi ont tout déchiré. Maintenant, je veux qu’on me rende mon paillasson.

5 Commentaires

Classé dans ça m'énerve!, Home sweet home, VDM