Archives de Catégorie: Vanités

Les Yeux – Les Papilles

L’orpiment est un pigment jaune doré tirant sur l’orange profond, il est tiré du minéral du même nom, composé de trisulfure d’arsenic.

C’est aussi le nom d’une chouette boutique de créateurs, de bijoux et de vêtements, de sacs et de chapeaux, dont certaines pièces sont des pièces vintage retravaillées.

J’y ai déniché par exemple un sautoir avec une vanité (une tête de mort glamourisée en quelque sorte), mais je ne me souviens plus du nom du créateur (shame on me). Il y a également de jolies broches en plexiglas.

Voici quelques pièces de créateurs distribuées dans cette boutique :

Lunacox,

Viadoli, 

et les incroyables bijoux en céramique d’Elise et sa collection Wonderland.

L’accueil est chaleureux et les prix sont tout doux.

Orpiment, 46 rue Caulaincourt, 75018, mardi, mercredi, jeudi, vendredi et parfois le dimanche, 11h30-14h et 16h30-20h. 0142546729.

Passons maintenant à la partie dégustation avec Le Camion qui fume, un « gourmet food truck » tout droit venu de Californie (ces snacks haut de gamme ambulants qui proposent une nourriture concoctée par des chefs cartonnent Outre-Atlantique), avec sa chef  Kristin, la reine du Street Food!

Une carte simple et qui vaut vraiment son prix  (8€ le burger et 10€ avec ses frites maisons à tomber). Au menu, des burgers incroyablement savoureux et fondants, classiques ou imaginatifs (le burger du jour, hier, c’était brie-pomme-sauce grenade …),  avec une multitude d’ingrédients : beignets d’oignons, oignons caramélisées, pickles, bacon, laitue,  gruyère,  porc braisé, steak,  sauce barbecue,  fourme d’Ambert,  Bleu,  sauce au porto…

Prochain arrêt demain Place de la Madeleine de 11h à 14h.

Attention, il y a VRAIMENT beaucoup de monde, des gens prêts à attendre plus d’une heure pour ces burgers divins, n’hésitez donc pas à arriver TÔT et même avant l’ouverture du camion (hier près du Point Éphémère la file était interminable, et comme Kristin ne multiplie pas encore les petits pains ni les steaks, de nombreuses personnes ont dû renter bredouilles et frigorifiées).

Pour la trouver, un seul clic : Le Camion qui fume, et une page facebook bien sûr.

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Grand ménage d’hiver

Hier soir, tard, j’ai été prise d’une irrépressible envie de ranger et redécorer mon (petit) appart. Et de trouver une solution pour ranger un maximum de bordel dans un minimum de place (40 m² et deux pièces).

La première idée qui vient à l’esprit, c’est bien sûr la magie Ikea, qui propose de fabuleux systèmes pour donner l’impression que vous vivez à Versailles alors que vous pouvez cuire un oeuf de vos toilettes (j’exagère à peine pour certains apparts parisiens). Voici leur clip très instructif :

Dans la réalité, les choses sont un peu plus compliquées.

Que faire quand la cave est squattée par les vieilles affaires de vos proprios qui ont eux-mêmes un appart presque trois fois comme le vôtre ? Que faire quand on est une acheteuse compulsive de bijoux, accessoires, sacs, chapeaux, chaussures (ah, ces chaussures inrangeables!), vêtements, blousons, manteaux? Que faire si votre mec adore aussi les chaussures, qu’il a peu de fringues (vous lui laissez déjà le quart de votre armoire Ikea Pax à double portes coulissantes, elle-même coiffée de plusieurs énormes boîtes de rangement couleur chocolat, chics mais un peu imposantes, pour stocker les fringues d’été), mais qu’il est musicien et qu’il faut trouver la place pour un grand clavier, un ampli guitare (ou basse, je sais plus, y’en a un qui doit traîner quelque part dans la cave de belle-maman ou beau-papa), deux guitares électriques, une guitare douze cordes (au son magnifique mais à l’encombrement maximal), et une basse, sans compter les deux enceintes énormes et le caisson de basse qui ne saurait tarder, parce que vous comprenez, on n’entend pas assez bien la musique quand il y a du monde et les gens ne dansent pas dans nos soirées s’il n’y a pas de basses…

Bref, chaque chose à sa place, et les vaches seront bien gardées. Si on commence à poser des trucs et des fringues partout dans le salon, alors que leur place est dans la chambre, l’appart va finir par ressembler à une caravane (sans vouloir offenser les propriétaires de caravanes).

– Premièrement : trier les fringues qu’on ne porte plus (non, on ne remettra jamais ce pull hideux Custo Barcelona acheté sous acide il faut croire),

C’était pas exactement celui-là, mais ça reste dans l’esprit… chargé…

les donner à l’Abbé Pierre, vendre les livres qu’on n’a jamais lu ou qu’on n’a pas aimé chez Gibert, jeter les vieilles chaussures irréparables, et ben, déjà, le gain de place et là et les étagères respirent un peu mieux. Même plus besoin de pleurer pour une pièce en plus qui ferait dressing/bureau (et qui contenterait d’un coup d’un seul les deux moitiés du couple). Parce que si je m’écoutais, je me serais bien vue me préparant le matin dans ça :

Mais comme la vie est mal faite, on va se contenter de :

– Deuxièmement, commander chez Ikea une nouvelle mini Billy pour ranger les livres et DVD qui dégueulent de le Billy du salon (les deux Billy de la chambre frôlent déjà l’overdose), une nouvelle chaise de bureau design pour remplacer l’horreur de chez Conforama complètement déglinguée, et puis pour un coin de la chambre une très haute et très étroite commode Malm un peu moche, mais que je vais vite redécorer au pochoir ou au pinceau (qui a dit « on n’espère pas comme ton Ganesh »?), avec miroir intégré, rangement pour bijoux et six tiroirs qui accueilleront avec plaisir ma lingerie fine ou tout autre objet dont je ne saurai que faire (et il y’en a beaucoup).

Et comme je suis partie sur ma lancée, je tiens à vous informer qu’en ce moment et jusqu’au 3 janvier, tous les détenteurs de la carte Monoprix ont 30% de réduc sur le linge de maison.

Je suis aussi passée me faire plaisir dans un chouette magasin de la rive gauche (pas de sarcasmes, c’est tout près de mon lieu de travail), ça s’appelle la Joie de Vivre (!), et on y trouve tout un tas d’objets déco (verres, bougeoirs, bougies, vaisselles, petits meubles) très raffinés et so cosy.

Et vous, vous faites quoi pour mettre votre nid douillet à la sauce 2012?

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Mon cadal à moi

Je n’ai pas attendu la veillée de Nawel pour m’offrir mon cadeau à moi-même. C’est déjà fait depuis un mois.

En effet, j’ai craqué pour un sac à main (à épaule en l’occurrence). Non ce n’est pas le Premier Flirt de Lancel, au tarif décidément trop indécent. Et à la réflexion, il fait trop da-dame. J’ai décidé de laisser parler la rebelle qui est en moi, et j’ai opté pour un sac de la marque Velvetine, hippy-chic en cuir camel, avec plein de longues franges comme j’aime, style « ma Harley est garée sur le trottoir d’en face ».

Mon fameux Eddie, en version chocolat.

Velvetine  a littéralement enflammé les modeuses de la blogosphère. Pour ma part, je l’ai découvert grâce à ma modeuse préférée (merci ma Flo!) et j’ai profité de quelques promotions sur le site pour me faire plaisir.

Anne-Cécile Couetil a fondée Velvetine en 2005, et ses créations sont très rock-folk, avec des clins d’œil à la haute joaillerie (elle a d’ailleurs commencé avec sa propre ligne de bijoux et de sacs du soir, comme sa pièce phare, le sac noeud).

Presque tous les sacs sont agrémentés du fameux fermoir en forme de croix, et portent le nom d’icônes du rock. Pour ma part, j’ai craqué pour le Eddie, mais le Sid, le Jarvis et le Pete sont tous aussi irrésistibles!

Le cuir des sacs est soigneusement choisi dans le Sud de l’Italie et ceux-ci sont fabriqués à Paris et au Portugal.

N’hésitez pas à commander en direct sur le site de vente en ligne Velvetine, la livraison est hyper rapide! Et même plus besoin d’attendre le prétexte de  Noël ou des soldes de janvier, à vos claviers!

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Les femmes préfèrent les blonds

Bon. Le verdict est tombé fin novembre, Bradley Cooper a été élu l’homme le plus sexy de l’année 2011 par le magazine people. Ok. L’acteur révélé par Very Bad Trip est certes plutôt pas mal, et complètement craquant quand il parle un français presque impeccable au 20 heures de TF1 devant une Laurence Ferrari sous le charme, mais je m’insurge quand même.

C’est inadmissible, c’est un scandale, comment ces journaleux n’ont-ils pas couronné l’homme incontournable de cette année 2011, qui a bien dû faire la couv’ d’une centaine de magazines, j’ai nommé le beau, l’unique, le demi-dieu Ryan Gosling, omniprésent (trop?) sur les écrans cette année avec pas moins de quatre films, Blue Valentine, Drive, Crazy, Stupid, Love et les Marches du Pouvoir. Il devrait d’ailleurs obtenir un joli Oscar pour sa prestation de chauffeur/cascadeur mutique dans Drive. J’ajoute que la révolte gronde sur le net et qu’une pétition a même été lancée, ainsi que la bannière joliment contestataire et douzième degré, Occupy People, afin que Ryan soit couronné comme il se doit par People puisqu’il est selon certains slogans « la preuve que Dieu existe et qu’Elle est une femme. » On peut même imprimer sur BuzzFeed un masque Ryan à arborer dans toutes les manifestations à venir.

Oui, je sais, lui il a droit à quatre photos,  mais j’ai jamais dit que cet article était objectif, et c’est bien le propre d’un blog d’être un vecteur d’opinion, partial et orienté, et là je donne mon opinion.

Beaucoup ont protesté contre le jeu toujours-un-peu-pareil du blondinet Ryan, en faisant valoir qu’il était largement surestimé. Pour ma part, s’il doit avoir un Oscar, ce serait plutôt pour son rôle dans la belle romance triste qu’est Blue Valentine.

J’ai aussi entendu de ci de là que l’on pouvait souhaiter que l’Oscar allât (notez cet imparfait du subjonctif bien placé) au sublime et ténébreux Michael Fassbender, 35 ans (il en fait plus), Irlandais de souche et d’âme, révélé par le rôle de Bobby Sands dans le terrible Hunger de Steve McQueen (le real Black et non le blond acteur), et sa grève de la faim mortelle d’indépendantiste de l’IRA bien acharné. Mais je ne pourrai me prononcer à ce sujet qu’en fin de semaine, lorsque j’aurais vu le très attendu Shame, toujours de Steve McQueen, où il interprète un accro au sexe profondément dépressif.

En tous cas, sa prestation dans l’incroyable film anglais Fish Tank, dans lequel il joue l’amant aux valeurs légères d’une gamine de 16 ans, était tout à fait prometteuse. Révélé par la série Band of brothers en 2001, il a depuis enchaîné les vaches maigres avant la révélation Hunger puis Inglorious basterds. Il a, à mon avis,  de jolies années devant lui.

Vous avez remarqué le point commun entre tous ces acteurs aussi talentueux qu’agréables à l’oeil : ils sont blonds aux yeux bleus. La tendance du mâle est donc plutôt nordique et anglo-saxone, avec une préférence pour les grands costauds, bien-faits de leur personne et nourris au grain.

N’oublions pas de citer le maître absolu dans cette discipline, le poids-lourd du blondinet sexy à souhait, qui pèse encore un peu dans sa catégorie, l’indétrônable et inoxydable Brad Pitt. Plus aussi jeune que ses concurrents, certes, mais qui envoie toujours du bois. Je viens de le voir dans un sympathique film, Le Stratège, où il joue le manager plutôt futé d’une équipe de base-ball. Eh ben Brad, t’as beau toujours vouloir t’enlaidir, être sapé en jogging et polo informe tout le long du film, porter une moitié de casquette immonde, t’auras toujours la classe internationale, que tu le veuilles ou non.

C’est pas beau ça, quand même?

J’attends donc vos suggestions de divinités blondes et masculines, qui puissent rivaliser avec celles que je viens de citer (mortes ou vivantes, on n’est pas sectaire).

Ah oui, j’en ai déjà une, Matthew McConaughey (dont le jeu laisse parfois à désirer,mais jamais les abdos, on peut pas tout faire, et pis en photo pour Dolce et Gabbanou, pas besoin de causer).

Mention tout à fait honorable pour l’ex-rugbyman Raphaël Poulain, dont j’ai déjà parlé.

Et dans la catégorie doublure de Brad Pitt, Charlie Hunnam, alias Jax, le héros de la série Sons of Anarchy (sur un gang de motards californiens voyous-mais-sympas-quand-même).

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Wild thing

Ce fut une belle journée pour se promener dans Paris. Jusqu’à 13h, du moins. Après, ce n’est que piétinements et foule compacte, en particulier dans le Marais, un samedi après-midi ensoleillé (il faudrait pense à rendre ce quartier piétonnier, comme aux Abbesses, puisqu’il faut quasiment déambuler derrière les voitures pour se frayer un chemin).

Et ce matin donc, le hasard des mes pas a bien fait les choses et m’ont guidée vers une boutique de bijoux amérindiens, rock’ n’ roll, somptueux (et chers). Tout ce que j’aime.

Hod, avec sa vitrine au crâne de buffle minutieusement sculpté vous attire comme un aimant. Un shop multi marques, dont celle d’ Honorine Jewels, une Française installée à Jaipur, qui fabrique des petites merveilles, comme cette bague serpent.

Les bracelets en perles et cuir sont superbes (entre 45 et 90 euros), on trouve des boucles d’oreilles en plumes comme j’adore à des prix corrects, et de jolis petits bracelets tressés sertis de strass.

Les bracelets et bijoux en or et pierres sont d’une finesse et d’un raffinement absolus (si on aime les bagues à tête d’indiens, les têtes de mort sculptées et les serpents, mais ça tombe bien, c’est tendance).

Les sacs seau en croco (ou python?) sont tout simplement divins (et chers donc).

Que ça fait du bien de rêver par un samedi ensoleillé!

Hod, 104 rue Vieille du Temple.

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Vintageland

Par ce beau dimanche ensoleillé, je suis allée pour la première fois à la Cité de la mode et du design, immense et intrigant navire vert fluo amaré au quai d’Auterlitz, en face de la gare de Lyon. Le bâtiement est terminé depuis plus d’un an, mais on ne sait toujours pas bien ce qui s’y passe (on sait juste qu’il abrite l’Institut Français de la Mode).  La terrasse hyper classe en teck, qui fait toute la surface de l’établissement est fermée au public (risque-t-elle de s’effondrer?). Le site web s’appelle Paris Docks en Seine, allez savoir…

Tout ce week-end, elle accueillait le salon Paris Vintage, où j’ai dégoté une petite robe à motifs chinois années 80 charmante (à ceinturer évidemment, manches chauve-souris obligent sinon ça fait sac) à 30 euros, des bottines en cuir ultra tendance à 35 euros (c’est ça de chausser du 36, personne ne vous les pique), et de jolies boucles d’oreilles de récup, made in Beyrouth.

Il y avait bien sûr des stands de friperies, du faux vintage plus ou moins inspiré, et du vrai hors de prix. Au choix, un ensemble Paul Poiret années 20 dont je n’ai pas voulu connaître le prix, une robe en cuir crayon et haut perfecto par Azzedine Alaïa, idem pour le prix, une robe Léonard à 150 euros, mais là j’ai résisté.

Du coup, je suis fière de mes trouvailles et j’ai bien envie de vous faire partager quelques bons plans et adresses, croisés là-bas :

Pour le vintage :
Ooh lala ! Vintage : une web boutique anglaise de vintage très pointu (1900-1980), basée à Paris, qui propose des stages pour comprendre le vintage et savoir comment trouver les meilleures pièces (pour les pros et les amatrices), des balades en 2CV à la découverte du Paris Vintage, des apéros, du sur-mesure (si un pièce vintage que vous adorez est trop petite pour vous, elles le refont à l’identique à vos mensurations!)
Les Georgettes (20, rue du Pont aux Choux, 75003 Paris) :  une ancienne styliste et une spécialiste du jean ont ouvert cette boutique chic où les vêtements sont valorisés (vous n’y trouverez pas la vieille odeur de renfermé caractéristiques des friperies, ni la désagréable impression de retourner un tas de fringues malodorantes), et destinées aux petites bourses (avec aussi des bijoux de créateurs).

RétroSpectives : cette ancienne consultante basée à La Rochette (77) propose des tenues exceptionnelles à la location et à la vente.
Vintage by FK (à Rouen) : c’est là où j’ai déniché ma robe, il y a également de très belles pièces (Léonard notamment).
Revu : un site de vente en ligne de vintage sélectionné et retouché si besoin basé à Paris, et crée par une designer suédoise et une photographe française.
Belles de jour : un site de vente en ligne qui propose aussi des locations.
Et une incroyable adresse à Nice où j’ai trouvé des chaussures et une ceinture incroyables : Caprice Vintage Shop.
Pour les créateurs, de bijoux en particulier, présents en masse à ce salon du vintage :
Vanina Design, deux créatrices libanaises qui produisent d’étonnants bijoux bling-bling, colorés et imposants, avec des mini objets de récup (des stocks d’usines également). Je vous conseille les chouettes boucles dépareillés, dépêchez-vous, l’importatrice va arrêter de les vendre et renvoyer le stock au Liban (elle change d’activité). Elle organise très bientôt un dernier apéro-vente, je vous le ferai savoir.
Anne Thomas Bijoux : un peu chers, mais tellement classes, avec leur minimalisme art déco.
Les Indiscrètes, pour leur collection de headbands décalés.
Pour bien terminer la journée, je me suis baladée dans mon quartier des Abbesses, et j’ai rêvé quelques minutes dans une boutique de créateurs à la déco incroyable, Paperdolls. J’ai eu le coup de coeur pour la marque française We Are The Neons, à l’univers pétri de westerns, d’Indiens et de rêves de grands espaces. J’adore en particulier ce sweat tout doux à motifs plumes (porté par la blonde) :

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Tout en couleurs

Je viens de faire l’acquisition d’un nouveau film couleur pour mon Polaroïd 600. Le film PX 680 Color Shade, plus exactement, produit comme toujours par la fine équipe de The Impossible Project.

Bon. C’est pas encore ça, vu que les couleurs sont censées être « amazing », et que là elles sont plutôt fadasses. Pour ma défense, je dirais qu’elles ont toutes été prises en intérieur, dans une atmosphère un peu sombre, avec un flash ultra puissant et que ça ne peut que surexposer le modèle… De plus, il convient, contrairement à la légende, de protéger IMMÉDIATEMENT de la lumière la photo lorsqu’elle sort de l’appareil, soit en la retournant ou en la cachant sous les vêtements. Il y a même quelques « tricks » plus sophistiqués et acrobatiques sur le site de The Impossible Project. On nous rappelle inlassablement que les 10 premières secondes sont essentielles pour un rendu optimal et des couleurs chatoyantes.

Enfin, la pellicule doit être conservée dans un endroit sec à moins de 20°C, et une telle température est difficilement trouvable dans les apparts parisiens en plein été, dépourvus de cave… Il paraît que quelques heures au frigo ravivent les couleurs, mais je ne m’y risquerais pas étant donné le taux d’humidité à l’intérieur (et le mien est en fin de vie et il a tendance à tout congeler…).

Bref, voici le résultat, qui devra tendre à s’améliorer…

Les trois photos suivantes ont été prises à la Porte de Versailles, lors de l’exposition dimanche dernier de l’incroyable collection d’art forain des époux Marchal, réunie en 40 ans de chine intensive, qui regroupe  645 lots, du milieu du XIXe aux années 50, mise en vente à Drout hier et ce jour. Il faut compter entre 150 € pour une mini-moto de manège à plus de 5 000 € pour des pièces plus rares et plus ouvragées.

Je vous épargne les photos des cires médicales de la fin du XIXe, reproduisant pour les étudiants les opérations délicates les plus ragoûtantes (trachéotomie, ablation de caillot d’un rein en passant par la verge, je vous laisse imaginer le procédé…) et les malformations et séquelles dues aux maladies vénériennes comme la syphilis. Je ne vous cache pas que j’ai failli rendre mon déjeuner au beau milieu de la pièce. Le rapport avec l’art forain vient de ce que ces cires furent ensuite utilisées par les forains, qui les montraient dans leurs cabinets de curiosités ou musées des horreurs, au choix, mais aussi pour faire un peu de prévention auprès de la population, en présentant les cires avec un ton docte et moralisateur…

La série suivante n’a rien à voir avec les clowns, les manèges ou avec un quelconque musée des horreurs. Il s’agit plutôt de mon chez moi, toujours rempli de musiciens comme vous pouvez le constater (sauf une photo ou je suis avec mon Mouton et mon coiffeur).

 

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Trop de hype tue la hype…

Le rendez-vous est fixé à 20h. Sauf que devant ce qui se dit le nouveau lieu de la hype parisienne et la digne suite du café-concert 9 billards rue Saint-Maur, y’a encore des petites mains qui s’activent à nettoyer les chaises de la terrasse et à passer la dernière couche de peinture sur les murs de la cave (à peine secs, j’ai eu un peu peur pour mon tout neuf perfecto Asos. Passons).

Tout un foin a été fait sur la page facebook du 9b, des plombes avant, avec tout un tas de jolies promesses qui donnent l’eau à la bouche : « /au rdc: une ambiance de quartier, du café, une belle terrasse, des projections et… du couscous ! /dans la cave à danser: des groupes, des djs, un son de qualité et des pures soirées/en plein belleville évidemment./ »

On était tous partants jusqu’à ce que soit précisé sur le wall « venez tôt, surtout pour ceux qui sont pas sur la liste ». Ahahahah, LOLILOL, PTDR. Convivialité, simplicité, et accueil chaleureux semblent être les maître-mots des détenteurs du lieu.

Du coup, on a bu des bières dans la rue, puis failli se barrer devant la file monumentale qui attendait de rentrer dans ce haut lieu minuscule. La file avançant plus vite que prévu, on a finalement pu s’y glisser. Le gentil videur n’a au départ pas voulu qu’un de nous ne rentre (« pas sur la liste »), alors que d’autres sont passés sans problème. Un ami s’est vu accueillir d’un « bon, vous pouvez rentrer découvrir le lieu 10 mn, et après je viens vous chercher ». Ambiance.

Pour couronner le tout, queue pour commander une binouze, queue pour aller pisser (bon, ça c’est typique de n’importe quel bar parisien un peu branchouille), plus de bière pression à 22h30 (c’est revenu une heure après, mais ça le fait moyen), 10 coupures d’électricité en 10 minutes (jour/nuit/jour/nuit, assez agaçant), une « cave à danser » au murs bordeaux tous nus, avec un videur qui ouvre la porte aux 3 péquins qui y descendent, 2 pouffes qui dansent sur la micro-piste (un peu plus grande que ma salle de bain), et finalement tout le monde dehors devant le bar à fumer des clopes et à discuter, une véritable marrée humaine. Les cris et les harangues de l’équipe qui proposent « un show burlesque, le plus beau cul de Paris dans 10 mn dans la cave » n’auront pas réussi à les faire bouger. D’ailleurs on y est allé dans la cave, RAS, pas de trace d’un show qui a dû faire 1 minute 50 s.

Un vilain crachin breton a fini par s’en mêler, pour achever la soirée en beauté. Le fait d’y être allé en bande nous a sauvé la mise. Merci les amis, c’est ça la vraie vie.

Moralité : c’est jamais bon de péter plus haut que ses fesses…

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La Mostra et son dressing

La Mostra de Venise, le plus ancien festival cinématographique, a ouvert ses portes depuis quelques jours, et les fermera le 10 septembre.

On a pu y voir se faire descendre en flèche le dernier nanard à l’eau de rose de Madonna, W.E. On a aussi pu se mettre l’eau à la bouche avec le très attendu polar politique de notre George préféré, et avec notre Ryan préféré, The Ides of March.

En attendant de savourer tout cela dans les salles obscures (ou pas, pour le dernier Madonna par exemple), régalons-nous un peu avec le défilé des people sur le red carpet. Et c’est pas triste. Démonstration.

Déjà, notre George est en Italie comme à la maison. Il a d’ailleurs une résidence au Lac de Côme et adooooore la péninsule. Quand Clooney est à la Mostra, c’est en toute décontraction, et avec les manches de sa chemise reboulées, notez.

Question décontraction, ambiance on est chez mémé, Vincent Cassel n’est pas en reste, genre je descends de l’avion et j’ai pas eu le temps de me changer. C’est ça la french touch.

On ne peut pas en dire autant d’Al Pacino, véritable caricature de lui-même, en parrain du pauvre version Saturday Night Fever, et qui a beaucoup forcé sur le botox et les UV (il ne peut pas ôter ses lunettes, la preuve).

Dans la catégorie ratage/le ridicule ne tue pas, voici Philip Seymour Hoffman, tout juste sorti d’une conf call chez Goldman Sachs.

Keira Knightley, de son côté, a préféré l’option tapisserie, malheureusement totalement inefficace pour passer inaperçue…

Dans la catégorie « Aïe ça fait mal », je dois malgré moi récompenser Matt Damon, d’habitude si sexy, pour :

1/sa coupe de Kojak qui ne lui va pas du tout et fort mal à propos,

2/sa femme boudinée dans sa robe et gaie comme un pinson. Si t’es pas contente d’être là, file-moi ta place, vilaine.

Dans la catégorie j’adore, look réussi, trop la classe, dans l’ordre:

1/ Madonna en Madeleine Vionnet (ça ne peut être que réussi, pour une fois)

2/ Kate Winslet en Victoria Beckham (si, si, c’est pas mal ce qu’elle fait, et c’est pas réservé aux anorexiques)

3/ Diane Kruger, en Elie Saab, comme d’hab, aucun fashion faux pas, elle est parfaite.

Dans la catégorie vieilleries du musée Grévin sorties de l’entrepôt, j’ai nommé Valentino Garavani, (le couturier pour les non-modeux).

Dans la catégorie « On s’en fout », voire « Mais qu’est ce qu’il fout ici lui? », Rocco Siffredi, mesdames (et messieurs, c’est comme vous voulez).

Pour terminer le palmarès des plus beaux looks de la Mostra, je décerne le prix du jury (composé de moi-même), à Riri (avec des implants mammaires), Fifi et Loulou (ou Prof, Timide et Joyeux, c’est vous qui voyez). Merci les filles pour vos robes-meringues, elles contrastent bien avec le tapis, ça vous évitera de vous faire piétiner (je sais, c’est nul,c’est une petite mesquinerie facile de la part d’une fille de 1 m 60, mais ça fait du bien).

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La Grande Madame

C’est le week-end, enfin. Il fait un temps de juillet, chaud, moite, lourd, sauf que c’est la rentrée, qu’on est à Paris au milieu de toute cette pollution et de cette agitation, et qu’on aurait aimé ce temps sur la plage. Bref, il re-pleut demain, pour changer.

Je suis un peu fatiguée, et reprends des forces pour la préparation demain d’un goûter d’anniversaire, spécial crêpes à la bretonne aromatisées au lambic et cuites sur bilig. Encore faut-il avoir la main pour pas que la crêpe ne ressemble à des lambeaux de dentelle mitée… Au passage, merci à la maman de Marie L. qui m’a tout appris (tout est relatif, vous l’aurez compris).

Ma semaine fut chargée, comme le week-end précédent.

J’ai enfin pu admirer les oeuvres de la magicienne du drapé et du plissé, Madame Grès, couturière qui officia des années 30 jusqu’aux années 80, et dont les pièces maîtresse ont été exposées au musée Bourdelle jusqu’à la semaine dernière.

Inutile de vous dire combien ces modèles très proches des drapés qui couvrent pudiquement les statues antiques ont été magnifiés, exposés parmi les sculptures démesurées et si brutes de l’artiste, et qui ont pris vie dans son atelier et son appartement.

Madame Grès, qui commence a travailler en 1934 sous le nom d’Alix, réalise les très remarqués costumes de la pièce de Jean Giraudoux, La guerre de Troie n’aura pas lieu. En 1935, la couturière ne change son nom, Germaine Krebs, en Madame Grès, anagramme du nom de son sculpteur de mari, Serge Czerefkov. La sculpture, encore et toujours.

L’exposition présente de très nombreux modèles (des robes en majorité), ainsi que des croquis réalisés de la main de Madame, des clichés pris par les plus grands photographes, ou encore des pages magazines, le tout de l’époque.

Au fil de l’exposition, les robes sont de plus en plus travaillées, de plus en plus spectaculaires, et le si célèbre drapé de la créatrice (elle travaillait directement sur les mannequins et pouvait user jusqu’à trois paires de ciseaux pour une même robe) laisse peu à peu la place à son fameux plissés : un pli tous les 3 mm, qui peut réduire un tissu de 280cm à 7 cm (je ne suis pas tout à fait sûre de mes calculs, mais l’on peut voir que certaines jupes ont une circonférence de plus de 10 mètres, une  fois dépliées…).

La couturière aime le noir, dont elle travaille davantage le choix du tissu et un peu moins les pliés, le blanc pour des robes sublimes, à la grâce éternelle (non conçues comme des robes de mariées mais qui pourraient tout à fait être utilisées comme telles), et des couleurs pimpantes, sixties et seventies obligent, avec un orange flamboyant ou un jaune acidulé qui m’ont tapé dans l’oeil.

Je me serais bien vue dans certaines de ces robes, qui flattent la taille et le décolleté, qui allient minimalisme (peu de motifs sur les tissus) et volume du plissé/drapé. L’expo est une merveille, que l’on peut retrouver dans le catalogue édité par le musée Galliera, en travaux jusqu’en 2013 et qui délocalise donc ses expos dans différents lieux de la capitale (comme au Grand Trianon à Versailles, avec l’expo le XVIIIe au goût du jour, dont j’ai déjà parlé.)

J’ai eu la chance de suivre de loin une visite guidée, et la spécialiste nous racontait comment Madame Grès, son éternel turban sur la tête, qu’on confondait avec Arletty et qui fut plébiscité par toutes les fortunes et les people de la planète, n’a un jour plus été en mesure de payer le loyer de ses ateliers. En 1982, elle cède ses fameux parfums, dont le célébrissime Cabochard. En 1984, elle cède le tout à Bernard Tapie, pour finir par mettre la clé sous la porte en 1988 (le griffe est rachetée par un groupe japonais).

Déjà très âgée, elle n’a pu qu’assister, complètement perdue, au pillage de ses modèles, de ses archives, de ses dernières collections jetées dans des sacs poubelles, le tout balancé dans une benne à ordure. Trois étages vidés en une journée. La plupart des pièces exposées ont-elle été données au musée Galliera par des proches au courant de la liquidation judiciaire et présents ce jour-là autour de la benne? Personne n’a rien fait lorsque ce joyau du patrimoine de la haute-couture française a été menacé, contrairement aux manifestations de soutien dont a fait l’objet le couturier Christian Lacroix. La grande Madame Grès a été ensuite placée en maison de retraite où elle est morte dans l’anonymat le plus total en novembre 1993. Ce n’est qu’un an plus tard, en décembre 1994, que son décès fut révélé par une journaliste du Monde, Laurence Benaïm. Sa fille, Anne, assure avoir caché la nouvelle « par amour » pour sa mère…. C’est en tous cas une bien triste fin pour celle qui sculptait le tissu comme la pierre, et qui donna à la haute-couture française ses plus belles pièces…

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