Archives de Catégorie: Va voir là-bas si j’y suis!

Envies d’ailleurs? moi aussi, c’est pour ça que j’ai repéré pour vous…

Les Yeux – Les Papilles

L’orpiment est un pigment jaune doré tirant sur l’orange profond, il est tiré du minéral du même nom, composé de trisulfure d’arsenic.

C’est aussi le nom d’une chouette boutique de créateurs, de bijoux et de vêtements, de sacs et de chapeaux, dont certaines pièces sont des pièces vintage retravaillées.

J’y ai déniché par exemple un sautoir avec une vanité (une tête de mort glamourisée en quelque sorte), mais je ne me souviens plus du nom du créateur (shame on me). Il y a également de jolies broches en plexiglas.

Voici quelques pièces de créateurs distribuées dans cette boutique :

Lunacox,

Viadoli, 

et les incroyables bijoux en céramique d’Elise et sa collection Wonderland.

L’accueil est chaleureux et les prix sont tout doux.

Orpiment, 46 rue Caulaincourt, 75018, mardi, mercredi, jeudi, vendredi et parfois le dimanche, 11h30-14h et 16h30-20h. 0142546729.

Passons maintenant à la partie dégustation avec Le Camion qui fume, un « gourmet food truck » tout droit venu de Californie (ces snacks haut de gamme ambulants qui proposent une nourriture concoctée par des chefs cartonnent Outre-Atlantique), avec sa chef  Kristin, la reine du Street Food!

Une carte simple et qui vaut vraiment son prix  (8€ le burger et 10€ avec ses frites maisons à tomber). Au menu, des burgers incroyablement savoureux et fondants, classiques ou imaginatifs (le burger du jour, hier, c’était brie-pomme-sauce grenade …),  avec une multitude d’ingrédients : beignets d’oignons, oignons caramélisées, pickles, bacon, laitue,  gruyère,  porc braisé, steak,  sauce barbecue,  fourme d’Ambert,  Bleu,  sauce au porto…

Prochain arrêt demain Place de la Madeleine de 11h à 14h.

Attention, il y a VRAIMENT beaucoup de monde, des gens prêts à attendre plus d’une heure pour ces burgers divins, n’hésitez donc pas à arriver TÔT et même avant l’ouverture du camion (hier près du Point Éphémère la file était interminable, et comme Kristin ne multiplie pas encore les petits pains ni les steaks, de nombreuses personnes ont dû renter bredouilles et frigorifiées).

Pour la trouver, un seul clic : Le Camion qui fume, et une page facebook bien sûr.

Poster un commentaire

Classé dans Miam, Showroom, Va voir là-bas si j'y suis!, Vanités

A la pointe du bic

Je ne savais pas que l’on pouvait faire autant de choses avec un bic. Sur une feuille de papier j’entends, pas pour se curer les oreilles (mais qui fait encore cette chose dégoûtante de nos jours?).

Je l’ai découvert à la galerie Gabriel & Gabriel, avec la toute nouvelle expo Neo-Portrait, expo collective d’une génération d’artistes autour du portrait.

On peut y admirer des oeuvres déjà exposées de photographes brillants et inventifs comme Ahmed Terbaoui, Videographik, Jobudenz.

Un des lonesome cowboy de Videographik, au grain si particulier…

Mais ce qui a définitivement emporté mon suffrage, ce sont deux artistes qui oeuvrent uniquement avec un stylo Bic. Sérieusement. Le bic orange tout con qui sert à remplir les grilles de Sudoku dans le métro (je ne remplis JAMAIS de Sudoku dans le métro ou ailleurs, je déteste le Sudoku.)

David Bideau, son truc, c’est les Red necks, ces Ricains des contrées lointaines et paumées,  à la tête très près du bonnet. Ils aiment la chasse, les coiffures en choucroute, les armes à feu et les bois de cerf. Tous ces portraits sont trouvés sur le net par l’artiste (ah, le fourre-tout magique de Flick’r). Oui, pour de vrai, il y a des vrais gens derrière ces photos ultra kitch. Ces images, minutieusement superposées, décalées, gommées, hachées, sont reconstituées à la pointe du bic, pour donner corps à des monstres du quotidien, la réalité des white trash, la classe américaine  rurale et populaire.

On ne peut que saluer la dextérité et la finesse du propos de l’artiste et penser, du moins sur le fond, au travail de Cindy Sherman, photographe américaine qui depuis plus de trente ans se grime et se tire le portrait, dans une critique acerbe  d’une société américaine glauque et vaine à force de consumérisme.

Sarah Esteje, photographe de formation, nous offre un voyage à travers l’animal, et l’animalité en nous, avec des portraits captivants et dérangeants, d’une incroyable finesse. Qu’il s’agisse d’un poulpe croqué au détail près, si précis qu’on pourrait le croire réel et presque percevoir la texture de sa peau, ou d’images inspirées de films pornos (gay ou non), qui vous chatouillent l’imagination. Impossible de rester de marbre devant tant de sensualité.

Je vous invite vivement à faire un tour à la Galerie Gabriel & Gabriel, 68 rue du Vertbois dans le 3ème arrondissement de Paris, mais également sur le site d’une autre reine du stylo bic, Carine Brancowitz, une Française de l’école Estienne, très orientée mode, et qui offre déjà ses talents à de nombreux magazines, labels et marques (comme BIC, et oui!).

Poster un commentaire

Classé dans Une nuit au musée (ou à la galerie), Va voir là-bas si j'y suis!

Paris vs New York

En attendant de découvrir la Grosse Pomme au printemps prochain, et de me faire un tortis colis à force d’avoir le nez en l’air (typique des touristes peu habitués à la hauteur impressionnante des gratte-ciel new-yorkais, comme Marilyn par exemple, habituée à l’horizontalité de L.A),

je vais me plonger dans un petit livre tout à fait sympathique, qui paraît aujourd’hui aux éditions 10/18, les mêmes qui ont publié l’hilarant Dessine-moi un Parisien.

Il s’agit de Paris vs New York, de Vahram Muratyan, graphiste d’origine arménienne et bobo parisien prêt à en découdre avec The Big Apple, lorsqu’il y met les pieds en 2010. Il ne connaît personne. Trois mois plus tard, son livre est publié chez Pinguin, le biggest american publisher ever. Entre-temps, il a ouvert un blog pour faire connaître ses créations légères, minimalistes et figuratives. Il y compare à coups de vignettes drôles et colorées ce qui peut être comparable entre sa ville natale et sa ville d’adoption.

C’est la ruée sur ce blog tout simple qui comptabilise presque 3 millions de visites. Le coup de coeur de l’éditeur suit, et c’est la consécration. Le studio de graphisme qu’il vient de créer promet de ne pas manquer de commandes. Comme ça, il n’aura plus besoin de choisir entre un côté ou l’autre de l’Atlantique…

Mes vignettes préférées, si vraies :

Poster un commentaire

Classé dans Culture/Déconfiture, In-Folio, Va voir là-bas si j'y suis!

I’m back

Bon, tout d’abord, toutes mes confuses pour ma si longue absence. Mais j’ai une bonne excuse, j’ai commencé un nouveau taf encore plus passionnant que le précédent (ou alors c’est parce qu’il est nouveau, et que tout nouveau tout beau). En plus de livres d’histoire, je défends maintenant des livres de sciences humaines (philo, psycho, psychanalyse, développement personnel, sociologie), de sciences tout court, d’économie et d’écologie. bref, I’m loving it comme ils disent chez Mc Do.

Mais je n’ai pas fait que bosser, loin de là, vous vous en doutez. J’ai une vie après le travail moi madame. Et comme j’ai fait plein de trucs (au niveau culturel s’entend, pas ma vaisselle ni mes lessives), je vais essayer de me les rappeler et de vous donner envie d’y aller. En vrac :

1/ J’ai succombé à un massage aux huiles chaudes d’une heure et demie (sur le machiavélique site ultra capitaliste Groupon) et j’ai découvert une adresse incroyable, avec des masseuses et masseurs archi gentils (ils m’ont offert du thé pour que j’en refasse at home), et je vous dévoile en exclu l’adresse (à essayer impérativement, le massage thaï traditionnel de 2h)  : Thaï Harmonie Spa, 20 rue Greneta, dans le 2ème.

2/J’ai vu pour la première fois de ma vie une opérette, pour faire plaisir à maman lors de sa venue dans la capitale. Son père avait l’habitude d’écouter Luis Mariano, le spectacle était tout trouvé, La Belle de Cadix au théâtre Comédia (à Strasbourg Saint Denis). J’y suis allée sans trop y croire, et ben j’ai passé deux heures magiques. La mise en scène est revue et corrigée, sur fond de festival de Cannes et de show bizz, les acteurs sont excellents, ils jouent bien, chantent bien, dansent bien et le premier rôle est canon, il ressemble un peu à Poncherello (le motard de la série Chips) en plus beau, avec une coiffure et des sapes à la Elvis mâtiné de John Travolta. Un bien chouette moment, qui ne vous sera pas accessible tout de suite parce que une partie du plafond de la salle (500 kg tout de même) s’est effondré début octobre…

3/ Dans un tout autre registre, Roméo et Juliette sont en ce moment au théâtre de l’Odéon, mis en scène par Olivier Py. Pas mal. Olivier prend quelques libertés avec la pièce : je ne savais pas que Roméo était amoureux d’une autre fille avant Juliette, ni qu’il disait à l’époque « va te faire foutre », ni que les acteurs de Shakespeare montraient leur appendice et leur fesses aux spectateurs, ni que les hommes s’aimaient beaucoup sur scène…. On lui pardonnera ces petites entorses, car la scénographie est grandiose, les acteurs excellents (surtout Juliette), et rien que parce que la pièce dure 3h20, on peut les saluer bien bas. Je ne vous cache pas qu’après une journée de boulot, le strapontin fut fatal : moins confortable qu’un oreiller, il m’a tout de même fait louper les 5 mn de la scène d’empoisonnement. Sur plus de 3 heures, c’est une bonne moyenne.

4/Allez en prendre plein les mirettes avec l’expo au nom barbare Expressionismus & Expressionismi (1905-1920) à la Pinacothèque (Place de la Madeleine), autour d’une mise en abyme des deux mouvements de ce courant d’avant-garde allemand qu’est l’expressionisme : l’école Die Brücke (pour faire simple, c’est le courant le plus figuratif) et celle Der Blaue Reiter (le courant le plus abstractif, le groupe du Cavalier Bleu, fondé en partie par Vassily Kandinsky). On se rend compte que ces deux écoles que tout opposent ont finalement beaucoup en commun, et la comparaison des toiles que propose pour la première fois cette exposition est redoutablement efficace.

Le Chiffonnier, peinture de Marianne von Werefkin, ma préférée (courant Der Blaue Reiter)

Les toiles sont superbes (pour la plupart), des fines sculptures et des gravures saisissantes sont aussi présentées, la profusion des couleurs et des formes est un enchantement, mais la scénographie est complètement ratée : impossible de lire les blocs de texte sur un fond vert anis ou bleu lavande, et d’ailleurs les textes sont incompréhensibles : manque de virgules peut-être, ou plus vraisemblablement glose autiste d’un spécialiste incapable de se mettre à la portée du profane. En tous cas, j’ai deux toiles blanches et je savais pas quoi peindre dessus, je voulais faire un truc avec des couleurs flashy, me voilà inspirée….

5/ Plus sérieusement, courrez voir le dernier film de Maïwen, décidément très douée, Polisse. Elle filme la brigade des mineurs caméra à l’épaule sans misérabilisme, avec finesse et réalisme. Les dialogues sont drôles et violents (mi scénarisés mi improvisés), les acteurs sont excellents, tendus et à fleur de peau (mention spéciale à un Joey Starr impressionnant de justesse et de polyvalence, tantôt violent, tantôt tendre, et confirme ici sa prestation remarquée du Bal des actrices). Les images sont dures, on passe du rire aux larmes en quelques minutes (notamment grâce à des dialogues lunaires et aux fous rires incontrôlées lorsque les personnages et le spectateur se rendent compte, incrédules, que les gamines de 14 ans ont aujourd’hui une sexualité débridée insoupçonnée et que sucer pour récupérer un portable volé est on ne peut plus banal : « Est-ce que tu te rends compte que c’est une atteinte à ta dignité de faire ça et que tu ne dois pas accepter de faire ces choses là pour un portable? – Ben ouais, mais c’était vraiment un beau portable… » Le réalisme du film passe aussi par là, lorsque des situations dramatiques doivent être désamorcées par le rire, selon l’adage « mieux vaut en rire qu’en pleurer ».

Polisse, c’est une plongée dans la dure réalité de ce métier sacerdotal, qui n’offre aucun répit, pas même dans la sphère privée (on regrettera de ne pas connaître tout du dénouement de certaines affaires, mais l’attention de la réalisatrice est clairement portée sur les policiers et leur trajectoire personnelle, et non les enfants). Un film dur, réaliste, à travers lequel aucune lueur d’espoir ne parvient à percer.

6/ Après toutes ces émotions, ces joies, ces peines, allez faire un tour chez la tarte à la crème des brasseries parisiennes, mais qui fonctionne toujours : Chez Chartier, (sur les Grands Boulevards) avec son immense salle Art Nouveau, ses serveurs mi-blasés, mi-amusés, conscients du costume qu’ils endossent et de devoir faire honneur à la – mauvaise – réputation des garçons de café parisiens, son brouhaha, ses oeufs mayo, sa choucroute, son baba au rhum mangé cul-sec, et son addition peu relevée, plaisir ultime d’un repas copieux, correct et so « ça c’est pariiiiiiiiiiiis! »

Poster un commentaire

Classé dans ça s'est passé (ou pas)..., Culture/Déconfiture, Miam, On se fait une toile?, Une nuit au musée (ou à la galerie), Va voir là-bas si j'y suis!

Café du Commerce

Hier soir, c’est avec grand plaisir que j’ai découvert un nouveau lieu que j’occuperai bientôt lors de mes virées au Marché Saint-Pierre. Ça sent bon le vieux 18ème, le vieux Montmartre, remis au goût du jour à la sauce bonne franquette, mais pas bobo, attention.

C’est un sympathique endroit, refait à neuf avec du vieux, puisque visiblement, l’endroit n’est pas tout récent :

Il a ouvert ses portes début mai 2011, et il est tenu par une charmante Autrichienne, à la coupe punk blond platine façon Annie Lennox, ce qui contribue à donner un vent d’Est au lieu, pour ne pas dire « Berlinois » (je ne veux pas commettre d’impair envers la patronne). Mais il est vrai, la déco au murs bruts, aux multiples piliers sombres, la grand baie vitrée,  le bar recouvert de carreaux blancs comme ceux qui couvrent les paillasses de laboratoires, tout cela donne un petit côté post- industriel, adouci par les fresques vintage années 20 ( ?, comme celles du dancing-club-guinguette la Java ?) représentant le Sacré-Coeur et le Moulin-Rouge, et l’éclairage tamisé. Tout ça rappelle furieusement ces bars berlinois pensés comme des endroits conviviaux, où l’on regarde la télé, on travaille ou on bouquine, comme à la maison quoi.

Du côté de la carte, les prix sont sympas pour un choix limité, mais classique pour une brasserie (salades, croque-monsieur, hamburgers, tartares). Le menu midi (entrée-plat ou plat-dessert) est à 10,80 €, le hamburger est tout à fait honnête pour 8,90 €, et des petits-déjs et brunchs sont proposés. Les happy hour c’est de 18h à 22h (genre le demi à 2,50 € il me semble, la coupe de champ’ dans les 5€ et aussi des cocktails). Le service est continu du mardi au samedi jusque 23h (le lundi jusque 20h). Fermé le dimanche.

13 rue de Clignancourt, métro Anvers, 01 46 06 25 63

Page Facebook

2 Commentaires

Classé dans Miam, Va voir là-bas si j'y suis!

Une blonde à New York

Non, rassurez-vous, je ne pars pas dans l’immédiat visiter la Grosse Pomme. Il me faudra encore patienter un peu.

Mais j’ai pu calmer mes ardeurs baladeuses avec l’exposition présentée en ce moment à la Maison des Etats-Unis, jusqu’au 7 octobre prochain (au 3 rue Cassette dans le 6ème à Paris), et qui réunit les plus beaux clichés de Marilyn Monroe, pris lors de son séjour à New York en 1955.

On sait que Marilyn Monroe fut en son temps la reine des studios hollywoodiens, de ses premiers rôles de blonde légère et court vêtue au début des années 50 à ses derniers rôles de blonde un peu moins légère et très désespérée une décennie plus tard.

Consciente de gâcher son formidable talent d’actrice pour répondre aux exigences de producteurs toujours plus gourmands qui ne voient en elle qu’une blonde à forte poitrine, elle décide de quitter Hollywood en 1955 pour rallier la côte Est et sa ville phare, New York.

New York, ville refuge de tous les grands intellectuels de l’époque, et berceau de l’Actors Studio de Lee Strasberg, dont elle suit assidûment tous les cours et se fond dans la masse des anonymes, méconnaissable, affublée d’une perruque brune et de lunettes noires.

Cette ville joue un rôle particulier dans la vie et la carrière de l’actrice, puisque c’est à New York qu’elle se lie avec le dramaturge Arthur Miller dont elle deviendra la femme un an plus tard, et qu’elle crée sa maison de production, Marilyn Monroe Productions.

C’est aussi à New York et cette même année qu’elle tourne la scène qui la fera entrer dans la légende, dans le film Sept ans de réflexion de Billy Wilder, lorsque sa robe blanche se soulève en corolle au dessus d’une grille de métro, provoquant une telle émeute que la séquence dut être recréée en studio.

C’est à l’été 1955 que le rédacteur du magazine féminin Redbook, Robert Stein, recrute le reporter Ed Feingersh pour suivre Marilyn dans Manhattan pendant une semaine. Il veut en effet donner une image plus moderne de sa revue, et veut présenter l’actrice comme elle souhaite exactement être perçue : une femme posée, à l’image maîtrisée, dans l’air du temps et qui travaille pour gagner sa vie.

Ed Feingersh, de l’agence Pix, est un reporter baroudeur complètement à l’opposé du glamour hollywoodien, beaucoup plus proche de l’univers de la rue (il photographie régulièrement camionneurs et trafiquants de drogue). C’est ce regard décalé et novice qui fit de ces portraits les clichés les plus sensibles jamais réalisés de la star.

Ironie de l’histoire, Ed Feingersh est mort en 1961, à 35 ans, un an avant Monroe, ayant perdu tout goût pour la photographie.

C’est l’archiviste Michael Ochs qui retrouva par miracle au milieu des années 80 ces clichés dans un entrepôt de Brooklyn. L’agence Pix ayant fait faillite au début des années 60, ses archives furent dispersées et le reste stocké.

Sans ces images lumineuses, l’œuvre de Feingersh ne serait jamais passée à la postérité et nous n’aurions jamais vu cette Marilyn rêveuse, mélancolique, espiègle, changeant d’expression en une fraction de seconde, luttant pour contenir la détresse qui la rongeait de l’intérieur.

C’est aussi un reportage sur le Manhattan des mid-fifties, sur ses lieux populaires (les bars furent choisis par le photographe), où Marilyn semble aussi à l’aise que si elle les fréquentait depuis des années, elle qui descendit pour la première fois dans le métro pour les besoins de ces clichés.

Marilyn glamour contemplant la ville du haut du balcon de son hôtel, Marilyn achetant son journal, Marilyn et son meilleur ami, le parfum Chanel n°5 (la photo fut ensuite utilisée par la marque), Marilyn perdue dans l’immensité de la ville, Marilyn anonyme lorsque le photographe choisi étrangement de cadrer son corps sculptural, sans tête.

C’est un beau voyage dans le quotidien solitaire d’une star que nous sommes invités à contempler ici.

Pour en savoir davantage sur cette longue semaine de prises de vue, et ce qui a lié ces deux personnages au destin tragique, vous pourrez aussi parcourir le livre d’Adrien Gombeaud, Une blonde à Manhattan (Le serpent à plumes, 19 €)


2 Commentaires

Classé dans On se fait une toile?, Une nuit au musée (ou à la galerie), Va voir là-bas si j'y suis!

Un p’tit coin de paradis

L’autre jour, en allant à la Maison Rouge à Bastille, j’ai traversé un quartier que je ne connais pas du tout et je suis tombée sur cette croquignolette petite rue à l’anglaise, aux petites maisons acidulées comme des cupcakes.

Pas un bruit, pas de circulation, un p’tit chat qui joue autour d’un vélo… Ce calme à Paris est si rare que c’est tout de suite l’enchantement quand il arrive. Le truc, c’est que je pensais avoir pris le nom de la rue en photo, et qu’en fait non. Qui peut m’aider?

Je me verrais bien dans une des ces petites maisonnettes, mais pas avant d’avoir gagné au loto, j’en ai bien peur… Vive la capitale!

3 Commentaires

Classé dans Home sweet home, Va voir là-bas si j'y suis!

Rouge et tout en couleurs

Ma journée de samedi dernier a été placée sous le signe du drapeau arc-en-ciel (voilà seulement que je trouve le temps de finir mon post commencé il y a déjà quelques jours, c’est dur la vie d’artiste).

J’ai toujours voulu participer au défilé de la gay pride à Paris, mais je suis souvent occupée le samedi après-midi, et j’arrive toujours après la bataille. Ou avant. En l’occurrence, j’ai vraiment percuté que c’était bien ce jour-là quand je me suis rendue dans mon bar à tapas préféré, cis rue des lombards, au 8 précisément, Les Piétons, et que j’ai vu ça :

Et ça :

Le mec s’était bien fait chier à gonfler des centaines de ballons et les fixer à équidistance sur un fil, et à faire ensuite des acrobaties pour les tendre de part et d’autre de la rue. Heureusement, il n’a pas entendu le client derrière moi visiblement peu au fait de l’actualité, lâcher un « Ah, y’a un match? c’est quelle équipe ça? je reconnais pas trop les couleurs…. »

Même le Wolf bar, dans la même rue, et dont les tenanciers et clients ne sont pas réputés pour leur amabilité et leur « funitude », avaient sorti les lampions, dis-donc (ça donne envie hein?) :

Bravo aussi au Diable des Lombards, un bar-restau hyper agréable au passage, que je recommande fortement pour les happy hours :

Cette rue est magique, vous dis-je, avec juste à côté du Diable un bar-jazz qui propose des mojito à tomber, le Baiser-salé.

Toujours pas le temps de faire le défilé à Bastille ni de participer à la joie ambiante ( toutes les raisons de se réjouir sont là, puisqu’il y a quelques jours à New York, le mariage gay a été autorisé. Round 1 gagné). Je rentre donc à la maison, et sur le chemin, je découvre que c’est aussi ce jour-là le carnaval de Montmartre, (« la Vachalcade ») où tout le monde est invité à se déguiser  et à danser au son des fanfares, des groupes de rock et des écoles de musique. C’est la fête de la musique à rallonge quoi. Bon, j’ai vainement cherché la vachette et le mec qui se fait courir après comme dans nos mythiques Intervilles, les traditions se perdent ma bonne dame.

Le soir même, je vais faire un tour dans ce lieu ultra sympathique, La Maison Rouge, qui propose une exposition d’artistes contemporains canadien issus de la ville de Winnipeg (ça s’appelle d’ailleurs My Winnipeg, et j’en ai déjà parlé ).

Peintures, installations, collages, sculptures, courts métrages, c’est tout un panorama du dynamisme artistique de cette ville perdue au fin fond du Canada et qui a trouvé une manière originale de se réchauffer qui est proposé. Évidemment, la nature et les racines autochtones sont très présentes dans ces œuvres mélancoliques et décalées.

La petite maison de poupée d’un artiste dont j’ai oublié le nom m’a beaucoup marquée. Elle est complètement surréaliste, avec des couloirs clos et ne menant nulle part, du mobilier au plafond, de la neige dans la cave, un arbre au grenier, et une impression de malaise qui se dégage de ce lit psychiatrique placé dans une chambre paisible, ce sens du détail terrifiant et fascinant.

Et on a même eu droit à un mix VJ/DJ local, et à une séance de collages avec une des artistes exposés, dans le patio hyper agréable :

Pardon, les photos sont un peu dégueu, mais je fais avec les moyens du bord, vous pouvez toujours vous cotiser pour m’offrir un super appareil avec zoom de 25 mètres.

La soirée s’est ensuite un peu corsée, avec une nuit entière à la Club Sandwich, une soirée gay hétéro friendly comme la Flash Cocotte (souvent à la Machine du Moulin rouge ou à la Java), mais en plus prise de tête (et plus cher aussi), qui a eu lieu au Trianon (métro Anvers), après avoir squatté l’espace Pierre Cardin et son jardin.

Et d’un jardin, il y en aurait fallu, tellement l’air était irrespirable et la chaleur moite et dense. Mais point de jardin, et pour 25 euros, même pas le droit d’accéder au balcon, un videur (ah les videurs…) en barrait l’accès, dès fois qu’on aurait attendu pile cette soirée pour se balancer dans le vide…

Le flyer promettait luxure et fantaisie extrême (j’ai hésité à y aller, en me disant que cette fois ça allait être vraiment trash, mais en fait y’avait plein de nanas hyper lookées venues là pour se faire admirer). En ce qui me concerne, j’y suis allée avec deux amis (un mec et une fille) pour faire la fête et écouter de la bonne musique, ce qui est la plupart du temps assuré dans une soirée gay. Lâcher un peu les soupapes quoi. Bon, ben pas de panique de toute façon, j’ai à peine vu un baiser s’esquisser vers 6 heures du mat, et François Sagat (l’ancien acteur de porno gay au crâne entièrement tatoué) en diva à paillettes et perruque (de loin, je l’ai même pas reconnu) esquisser un strip tease et montrer ses fesses. Light, avouez-le.

Ah oui, et aussi Bob Sinclar faire semblant de mixer, avec sa veste bleu électrique pour qu’on fasse bien le parallèle avec la pub Sennheiser, mais ça c’est habituel, ça fait des années qu’il le fait, semblant de mixer. Heureusement, des jeunes gens plus aventureux (et dénudés aussi) ont pris le relais et nous ont fait danser jusqu’au bout de la nuit.

J’étais la plus petite de toute la boîte je pense, avec mes spartiates et mon 1 mètre 60, tandis que tous les mecs, déjà super grands, étaient bien sûr montés sur des échasses. Ce ne fut que profusion de cuir le plus tendre et de plumes les plus douces, avec faux-cils, faux seins et perruques blondes. Un régal pour les mirettes, et une bouffée d’air dans Paris caniculaire ! Bon, pour la subversion on repassera, une fois qu’on a fait la Gay pride au Berghain à Berlin, plus rien ne nous étonne (une pensée émue pour un ami pris de court par le manque de pudeur de certains clients de la boîte, mais d’avis général, c’est exceptionnel et arrive en particulier ce jour-là).

Je vous parlerai dans un prochain article d’une chouette petite rue (idyllique, calme et colorée, aux maisons sorties du conte Hansel et Gretel), que j’ai découverte sur le chemin de la Maison Rouge (10 bld de la Bastille). D’ici là, je vais me faire une ou deux expo, ça changera des soldes (de toute façon, j’ai pas le choix…).

Poster un commentaire

Classé dans ça s'est passé (ou pas)..., Culture/Déconfiture, Mets du son!, Miam, Une nuit au musée (ou à la galerie), Va voir là-bas si j'y suis!

C’était le Sud…

Comme je le disais hier, je rentre donc d’une semaine de fiesta intégrale.

Ma belle-famille est formidable quand elle se marie, que ce soit du côté de la maman et un mariage mémorable en Bretagne en septembre dernier, avec concerts, chansons, danses, jeux de piste, rallyes et apéros au champagne au bord de la plage, que du côté du papa, avec concerts, DJ, danse frénétique (et même une flashmob), bolas, apéros tout en haut de la colline, presque au bord de la piscine, et champagne, champagne, champagne.

Et tout ceci grâce au formidable élan de toute une famille qui partage une même passion, la musique. Rock, folk, pop, électronique, tout y est pour faire groover et vibrer les festivités. Les mariés avaient loué la maison du dessous (qui communique par un rocher avec la maison de famille, et c’est bien pratique) rien que pour les « djeuns », et autant vous dire que les festivités ont commencé deux jours avant la cérémonie et ont fini presque une semaine après.

Passer plusieurs jours en compagnie des mêmes personnes, partager des anecdotes, se marrer, danser, prendre des cours de salsa, bronzer autour de la piscine, faire des pâtés sur la plage, refaire le monde autour d’un verre jusqu’à l’aube, ça rapproche et ça tisse des liens. Le retour sur Paris fut vous vous en doutez difficile, après 7 jours de grand soleil, 28 °C et une eau à 23.

J’ai pu profiter pour la deuxième année consécutive de cet endroit paradisiaque que l’on nomme le Capitou de l’Estérel, un lotissement privé de maisons d’été (parfois habitées à l’année), dont les haciendas aux toits plats protègent de la chaleur harassante de l’été sans fin, aux terrasses parfaitement conçues pour les déjeuners au soleil, sont couronnées par une piscine entourée par la garrigue, d’où l’on voit au loin la baie de Saint-Raphaël et le spectaculaire Rocher de Roquebrune, plus connu sous le nom du « rocher de la femme couchée ».

Pendant ces festivités, plus réussies et surtout plus fun que le wedding de Kate et Will de l’autre côté de la Manche, j’ai eu l’occasion de porter quelques tenues savamment préparées et assorties. Bon, c’est vrai que la concurrence était rude avec mes belles-sœurs (rien à voir avec celle de Cendrillon cependant), et nous prenions un malin plaisir, après avoir rôti autour de la piscine ou sur la plage, recouvertes de sable, de sel et de crème solaire, à passer sous la douche et nous pomponner, maquiller, coiffer pour le dîner.  C’est fou comme l’atelier coiffure et maquillage ça se fait tout seul après quelques verres de champ’!

Vous allez pouvoir constater sur toutes ces photos que le level était assez élevé et que Pippa et David Beckham peuvent aller se rhabiller.

 

Le collier dont je parlais tantôt (d’inspiration Dior à 1800 euros) figure d’ailleurs sur les clichés et a suscité l’admiration des invités. Non, je n’ai pas fait un prêt à la banque, mais lorsque je désire un truc très fort, je m’arrange toujours pour l’obtenir. J’ai donc pris mes petites mimines, acheté quelques fournitures (cordes et plumes) à la mercerie du Marché Saint-Pierre (la grande qui fait le coin) et cousu le tout avec du fil et une aiguille. Pour les fixations et le fermoir, préférez plutôt LA boutique de référence, Tout à loisirs, le magasin de détail du 50 rue des Archives à Paris, qui propose un choix hallucinant de perles et fournitures pour fabriquer ses bijoux.

TADA!

Porté, ça donne ça (merci de garder pour vous tout commentaire vaseux sur la fraicheur de l’air ce jour-là…) :

Avec au passage un maquillage arc-en-ciel de ma belle-soeurette, le beau rossignol Boubou, qui chante Adèle à la perfection (et même mieux).

Souvenez-vous, j’ai aussi longuement partagé avec vous ma quête de la robe-tenue-ultime-du-mariage (ou je vous ai saoulé, c’est selon). Je n’ai malheureusement pu porter très longtemps les chaussures qui allaient parfaitement avec  la robe : des escarpins New Look de 16 cm de haut, avec talons aiguilles et plateau, dont le style très pu-pute est atténué par leur couleur vieux rose-nude. Il y avait 50 mètres à faire de la voiture à la mairie, j’ai pas pu en faire 5 sans décrocher le bras de mon mec et ça s’est corsé lorsqu’on a dû traverser le marché bondé de Fréjus un samedi midi… La honte intégrale. Les vieux à béret me fixaient comme des ronds de flan genre j’ai jamais vu une fille, et les vieilles chuchotaient avec un accent du Sud « Elleuh sont biaing trop hotes ses chaussureuh! ». Bref, on s’est bien foutu de ma gueule, et surtout qu’on passait tous pas inaperçus avec trois mecs en kilts, dont le marié…

J’ai donc regagné la bagnole pieds nus, et heureusement que les trottoirs de Fréjus c’est un peu Disneyland, avec pas trop de crottes de clébard à l’horizon…

J’ai donc terminé la journée sur du plat à clous, version rock, avec une casquette de mec version le soleil et le champagne, ça tape.

Après cette parenthèse dans le pays du pastaga et le la Tropézienne, cette délicieuse pâtisserie aux deux tranches de brioche garnies de crème vanillée parsemée de cristaux de sucre, une tentation diabolique à laquelle je ne peux résister (voir ci-dessous),

direction le pays des cannelés, avec un petit week-end à Bordeaux pour les 30 ans de Laleeloo. J’avais oublié combien cette ville est belle, même sous la flotte (dur,dur, on peut pas tout avoir) qui la rend grise et brune.

Le thème de la soirée : bucolique. J’avais tout prévu, sauf les averses et le vent qui a fini par nous lâcher à la nuit tombée. Le lendemain le soleil est reviendu, pas de panique.

Mais tout le monde avait fait des efforts pour jouer de la dentelle, du chapeau, et des trucs à fleurs, surtout la belle plante trentenaire :

Au programme, pour changer, champagne, danse, chants, concerts, flashmob (encore une), encore champagne, et plein de choses délicieuses à manger grâce à la maman de la trentenaire, une vraie fée de la déco (j’en ai déjà parlé là) et de la cuisine! Petit aperçu du menu :

douceurs aux fruits rouges (en réalité la génoise du gâteau d’anniv)

roulés épinards-saumon

Petites tartelettes tomates-mozza

Délicieux congolais, petites bouchées à la noix de coco

Sublimes génoises découpées ensuite au cordeau, la première au citron, la seconde au Nutella. La veille, c’était la même, mais aux fruits rouges, superbement disposés au millimètre près (mais j’ai pas la photo).

Vous comprendrez bien que le retour à la réalité parisienne, à sa grisaille et aux impératifs professionnels, vont me demander un léger temps d’adaptation.

C’est quand déjà les vacances? Ah oui, à partir du 25 juillet…

3 Commentaires

Classé dans ça s'est passé (ou pas)..., Miam, Showroom, Va voir là-bas si j'y suis!, Vanités

On dirait le Sud…

Il a plu! Enfin! L’orage tant attendu est arrivé, le ciel a enfin craqué, depuis vendredi ça marinait! Quelle délicieuse odeur de souffre que celle de la pluie sur le macadam chauffé par des journées de soleil brûlant. Les éclairs qui déchirent le ciel, la pluie qui tombe sur les feuillages (j’ai la chance d’avoir un appart entouré de verdure), quel délice!

Bon, trêve de poésie, je voulais justement profiter des dernières heures de soleil pour tester un nouvel endroit, le Mama Shelter, le restaurant hôtel designé par Starck au 109 rue de Bagnolet. Et sa terrasse. Le hic, c’est que depuis cette année, elle est privatisable (mais pas pour toi), et que du coup, vers 20h, tu dois te contenter de dîner sur la terrasse (beaucoup moins sympa) du resto. Et en plus, pour boire un verre « faudra attendre minuit madame, à cette heure-ci c’est pour dîner » et sous-entendu, ça te coûte un bras.

Point de Mama Shelter donc, et on atterrit métro Gambetta. Comme toujours à Paris, vu la pléthore de restaurants, on ne sait que choisir, à moins d’être pile devant un endroit que l’on connait. Je sors donc mon smartphone avec la super application « Dis-moi où », qui te situe bars, restaurants, cafés, hôtels, magasins alentours, te donne la distance à parcourir et surtout les commentaires d’internautes qui ont déjà testé le lieu. On tombe sur un petit restau aux commentaires très enthousiastes, à 200 mètres du métro. « Les petites indécises » ça s’appelle (2 Rue des Trois Bornes 75011 Paris – 01 43 57 26 00).

C’est au coin d’une petite place très arborée et toute mignonnette, et la terrasse fait presque tout le tour du lieu. La carte est bon marché et plutôt élaborée, avec des plats de viande, de poissons, de quinoa pour les bio eaters, avec un petite tendance world food qui n’est pas pour me déplaire.

Cerise sur le gâteau, le service est assuré, entre autres, pas deux superbes blondinets au sourire scotch brite, qui se ressemble traits pour traits (des frères?), l’un en chemise rayée bleue, l’autre à fins carreaux bleus. Rapides, agréables, blagueurs, à Paris, ça mérite d’être signalé. Il ne manque plus que les cigales… tsstsstsstsstsstss….

La même, mais en images :

Et sinon, il arrive des trucs de ouf parfois, tout droit sortis d’une comédie romantique hollywoodienne. Woody ne ferait pas mieux. Une amie me racontait pendant ce dîner qu’elle était allée assister à une dédicace en librairie l’autre soir. Elle était en pleine discussion avec des amis quand un homme l »interrompt en s’excusant avec un « je suis désolé, je ne peux pas m’en empêcher », et il lui tend un livre, son livre favori lui dit-il.

En page de garde, une inscription comme une dédicace :

Et ben, elle l’a revu, et ça a marché! A l’heure où Meetic réunit tant d’âmes seules (je ne crache pas dans la soupe, j’en suis et ça dure depuis plus de deux ans), un peu de romantisme, ça fait son petit effet (on a toutes prononcé un whaouuuuuu admiratif, des paillettes plein les yeux). Moi, je dis, la librairie, c’est le nouveau lieu tendance où il faut draguer! A quand les happy hours dans les clubs de lecture?

3 Commentaires

Classé dans Culture/Déconfiture, In-Folio, Miam, Va voir là-bas si j'y suis!