Archives de Catégorie: Miam

Un dimanche à Paris

Je reprends la plume (le clavier), parce que j’ai découvert un lieu formidable où déambuler dans Paris un dimanche matin (pour les matinaux, les lève-tôt ou les couche-tard c’est selon) et que je me dois de partager avec vous la précieuse trouvaille.

C’est le marché couvert Saint-Martin et ses trésors gustatifs.

C’est l’hiver, les mois en « r », et qui dit mois en « r », dit fruits de mer. J’adore ça, j’en rêve depuis des semaines, et le Quai 85 l’a fait et bien fait.

Ce bar à coquillage est tenu par une divine est adorable jeune femme (bretonne, à mon avis, tellement elle est sympa, c’est pas possible que ce soit une parigo).

Quelques tables, un bar, un chouette comptoir en verre, une immense pièce à l’arrière comme un aquarium où sont préparés les plateaux à emporter ou à déguster sur place. C’est divin, les prix ne sont pas aussi doux que les coquillages, mais avec un telle accueil et une ambiance si conviviale (c’est suffisamment rare pour être noté), ça vaut le détour.

Pour les réfractaires aux fruits de mer et à tout ce qui ressemble de près ou de loin à un alien visqueux (vous ne savez pas ce que vous perdez), il y a le voisin d’en face, le Comptoir de Brice, ancien de Top Chef (aaaaah Top Chef…), qui fait des brunchs  et des burgers maison, ce qui veut dire que tous les ingrédients sont frais et choisis avec amour (si, si). Pour le burger, il n’y en a qu’un à la carte (qui change tous les mois), à 15 euros, mais il est à tomber à la renverse. Et les desserts, n’en parlons pas.

Bon, c’est tout mangé, mais c’est vraiment une tuerie de la mort qui tue. Sérieux.

Et le dessert, un sablé au chocolat, caramel et noisettes :

Seul bémol, comme pour tout marché, les portes ferment vers 14h, donc il est judicieux d’arriver tôt pour prendre son temps en lisant son journal,  et être sûr d’avoir une table. Attention, beaucoup de bobos avec poussettes et enfants… Dommage, on était pas loin du sans-faute.

Et pour le goûter, avant le ciné du dimanche, faites un tour par les salles du Carrefour de l’Odéon (pas moins de 3 aux différents angles), et n’hésitez pas à entrer à L’Avant-Comptoir pour y déguster des gaufres dignes de ce nom, à 2,80€ les deux, un délice. L’Avant-comptoir est une sorte de snack de luxe où l’on peut déguster des croquetas espagnoles ou des artichauts au jambon de parme accompagnés d’une gaufre en buvant un grand cru, comme ça, nonchalamment au bar. L’Avant-Comptoir est la version plus démocratique du Restaurant Le Comptoir, qui accueille des nuées de touristes, de journalistes et d’éditeurs (le quartier est le fief de l’édition parisienne, et disons-le tout de go, française), et même Joey Starr sortant de sa Merco décapotable, à ses heures perdues. Et je sais de source sûre (un journaliste habitué qui aime la bonne chair et le levage de coude) que c’est le « meilleur restau de Paris, le plus authentique, le plus vrai, tout y est frais, pas en boîte comme dans ces brasseries de merde où tout vient du magasin Metro ». C’est pas faux. Quand on est un peu gourmet (ou très gourmand), il faut savoir parfois choisir de mettre le prix pour manger de la véritable cuisine traditionnelle et non un confit de canard en boite facturé 14€ et un moelleux congelé à 8€…

Cool is chic, but chic is not cheap.

Marché couvert St Martin – 33 rue du Château d’Eau / 20 rue Bouchardon – 75010 Paris. Ouvert du mardi au samedi de 12h à 18h (service continu) et le dimanche de 11h à 14h

L’Avant-Comptoir, 12h-23h tous les jours, 9 carrefour de l’Odéon – 75006

2 Commentaires

Classé dans Miam

Les Yeux – Les Papilles

L’orpiment est un pigment jaune doré tirant sur l’orange profond, il est tiré du minéral du même nom, composé de trisulfure d’arsenic.

C’est aussi le nom d’une chouette boutique de créateurs, de bijoux et de vêtements, de sacs et de chapeaux, dont certaines pièces sont des pièces vintage retravaillées.

J’y ai déniché par exemple un sautoir avec une vanité (une tête de mort glamourisée en quelque sorte), mais je ne me souviens plus du nom du créateur (shame on me). Il y a également de jolies broches en plexiglas.

Voici quelques pièces de créateurs distribuées dans cette boutique :

Lunacox,

Viadoli, 

et les incroyables bijoux en céramique d’Elise et sa collection Wonderland.

L’accueil est chaleureux et les prix sont tout doux.

Orpiment, 46 rue Caulaincourt, 75018, mardi, mercredi, jeudi, vendredi et parfois le dimanche, 11h30-14h et 16h30-20h. 0142546729.

Passons maintenant à la partie dégustation avec Le Camion qui fume, un « gourmet food truck » tout droit venu de Californie (ces snacks haut de gamme ambulants qui proposent une nourriture concoctée par des chefs cartonnent Outre-Atlantique), avec sa chef  Kristin, la reine du Street Food!

Une carte simple et qui vaut vraiment son prix  (8€ le burger et 10€ avec ses frites maisons à tomber). Au menu, des burgers incroyablement savoureux et fondants, classiques ou imaginatifs (le burger du jour, hier, c’était brie-pomme-sauce grenade …),  avec une multitude d’ingrédients : beignets d’oignons, oignons caramélisées, pickles, bacon, laitue,  gruyère,  porc braisé, steak,  sauce barbecue,  fourme d’Ambert,  Bleu,  sauce au porto…

Prochain arrêt demain Place de la Madeleine de 11h à 14h.

Attention, il y a VRAIMENT beaucoup de monde, des gens prêts à attendre plus d’une heure pour ces burgers divins, n’hésitez donc pas à arriver TÔT et même avant l’ouverture du camion (hier près du Point Éphémère la file était interminable, et comme Kristin ne multiplie pas encore les petits pains ni les steaks, de nombreuses personnes ont dû renter bredouilles et frigorifiées).

Pour la trouver, un seul clic : Le Camion qui fume, et une page facebook bien sûr.

Poster un commentaire

Classé dans Miam, Showroom, Va voir là-bas si j'y suis!, Vanités

Champagne!

En cette veille de veille de Noël, il est encore temps pour moi de vous donner une idée cadeau de dernière minute, pour les retardataires que je devine nombreux.

Comme tous les ans, le champagne va couler à flots pour les fêtes et va d’ailleurs grandement aider à faire passer la pilule toujours douloureuse du Noël interminable en famille…

Mais saviez-vous que le champagne doit son apparition aux caprices de la météo ? Qu’il vaut mieux le servir dans une flûte pour préserver ses bulles et son arôme? Qu’il faut le verser en inclinant le verre? Que ce n’est pas du gaz carbonique qui s’échappe de la bouteille que l’on ouvre mais de la vapeur d’eau (comme les nuages) ? Que le nombre de bulles et leur finesse n’ont rien à voir avec la qualité du champagne? Que les bulles apparaissent grâce aux micro-poussières qui recouvrent les parois du verre? Que le rouge à lèvres accélère l’éclatement des bulles? Que c’est la bulle de champagne qui véhicule les arômes comme l’écume des vagues les embruns? Que l’on compte en moyenne deux millions de bulles par flûte, et qu’elles tourbillonnent ?

Pour tout savoir sur la vie et la mort d’une bulle de champagne, et pour le déguster intelligemment, précipitez-vous sur le magnifique Voyage au coeur d’une bulle de champagne, de Gérard Liger-Belair et Guillaume Polidori. Deux scientifiques passionnés et passionnants vous invitent à découvrir dans un beau-livre riche de superbes photographies, les secrets du breuvage le plus glamour jamais inventé (à consommer avec modération,en théorie).

4 Commentaires

Classé dans In-Folio, Miam

Les femmes préfèrent les blonds

Bon. Le verdict est tombé fin novembre, Bradley Cooper a été élu l’homme le plus sexy de l’année 2011 par le magazine people. Ok. L’acteur révélé par Very Bad Trip est certes plutôt pas mal, et complètement craquant quand il parle un français presque impeccable au 20 heures de TF1 devant une Laurence Ferrari sous le charme, mais je m’insurge quand même.

C’est inadmissible, c’est un scandale, comment ces journaleux n’ont-ils pas couronné l’homme incontournable de cette année 2011, qui a bien dû faire la couv’ d’une centaine de magazines, j’ai nommé le beau, l’unique, le demi-dieu Ryan Gosling, omniprésent (trop?) sur les écrans cette année avec pas moins de quatre films, Blue Valentine, Drive, Crazy, Stupid, Love et les Marches du Pouvoir. Il devrait d’ailleurs obtenir un joli Oscar pour sa prestation de chauffeur/cascadeur mutique dans Drive. J’ajoute que la révolte gronde sur le net et qu’une pétition a même été lancée, ainsi que la bannière joliment contestataire et douzième degré, Occupy People, afin que Ryan soit couronné comme il se doit par People puisqu’il est selon certains slogans « la preuve que Dieu existe et qu’Elle est une femme. » On peut même imprimer sur BuzzFeed un masque Ryan à arborer dans toutes les manifestations à venir.

Oui, je sais, lui il a droit à quatre photos,  mais j’ai jamais dit que cet article était objectif, et c’est bien le propre d’un blog d’être un vecteur d’opinion, partial et orienté, et là je donne mon opinion.

Beaucoup ont protesté contre le jeu toujours-un-peu-pareil du blondinet Ryan, en faisant valoir qu’il était largement surestimé. Pour ma part, s’il doit avoir un Oscar, ce serait plutôt pour son rôle dans la belle romance triste qu’est Blue Valentine.

J’ai aussi entendu de ci de là que l’on pouvait souhaiter que l’Oscar allât (notez cet imparfait du subjonctif bien placé) au sublime et ténébreux Michael Fassbender, 35 ans (il en fait plus), Irlandais de souche et d’âme, révélé par le rôle de Bobby Sands dans le terrible Hunger de Steve McQueen (le real Black et non le blond acteur), et sa grève de la faim mortelle d’indépendantiste de l’IRA bien acharné. Mais je ne pourrai me prononcer à ce sujet qu’en fin de semaine, lorsque j’aurais vu le très attendu Shame, toujours de Steve McQueen, où il interprète un accro au sexe profondément dépressif.

En tous cas, sa prestation dans l’incroyable film anglais Fish Tank, dans lequel il joue l’amant aux valeurs légères d’une gamine de 16 ans, était tout à fait prometteuse. Révélé par la série Band of brothers en 2001, il a depuis enchaîné les vaches maigres avant la révélation Hunger puis Inglorious basterds. Il a, à mon avis,  de jolies années devant lui.

Vous avez remarqué le point commun entre tous ces acteurs aussi talentueux qu’agréables à l’oeil : ils sont blonds aux yeux bleus. La tendance du mâle est donc plutôt nordique et anglo-saxone, avec une préférence pour les grands costauds, bien-faits de leur personne et nourris au grain.

N’oublions pas de citer le maître absolu dans cette discipline, le poids-lourd du blondinet sexy à souhait, qui pèse encore un peu dans sa catégorie, l’indétrônable et inoxydable Brad Pitt. Plus aussi jeune que ses concurrents, certes, mais qui envoie toujours du bois. Je viens de le voir dans un sympathique film, Le Stratège, où il joue le manager plutôt futé d’une équipe de base-ball. Eh ben Brad, t’as beau toujours vouloir t’enlaidir, être sapé en jogging et polo informe tout le long du film, porter une moitié de casquette immonde, t’auras toujours la classe internationale, que tu le veuilles ou non.

C’est pas beau ça, quand même?

J’attends donc vos suggestions de divinités blondes et masculines, qui puissent rivaliser avec celles que je viens de citer (mortes ou vivantes, on n’est pas sectaire).

Ah oui, j’en ai déjà une, Matthew McConaughey (dont le jeu laisse parfois à désirer,mais jamais les abdos, on peut pas tout faire, et pis en photo pour Dolce et Gabbanou, pas besoin de causer).

Mention tout à fait honorable pour l’ex-rugbyman Raphaël Poulain, dont j’ai déjà parlé.

Et dans la catégorie doublure de Brad Pitt, Charlie Hunnam, alias Jax, le héros de la série Sons of Anarchy (sur un gang de motards californiens voyous-mais-sympas-quand-même).

4 Commentaires

Classé dans Il me le faut!, Miam, On devrait s'en foutre!

I’m back

Bon, tout d’abord, toutes mes confuses pour ma si longue absence. Mais j’ai une bonne excuse, j’ai commencé un nouveau taf encore plus passionnant que le précédent (ou alors c’est parce qu’il est nouveau, et que tout nouveau tout beau). En plus de livres d’histoire, je défends maintenant des livres de sciences humaines (philo, psycho, psychanalyse, développement personnel, sociologie), de sciences tout court, d’économie et d’écologie. bref, I’m loving it comme ils disent chez Mc Do.

Mais je n’ai pas fait que bosser, loin de là, vous vous en doutez. J’ai une vie après le travail moi madame. Et comme j’ai fait plein de trucs (au niveau culturel s’entend, pas ma vaisselle ni mes lessives), je vais essayer de me les rappeler et de vous donner envie d’y aller. En vrac :

1/ J’ai succombé à un massage aux huiles chaudes d’une heure et demie (sur le machiavélique site ultra capitaliste Groupon) et j’ai découvert une adresse incroyable, avec des masseuses et masseurs archi gentils (ils m’ont offert du thé pour que j’en refasse at home), et je vous dévoile en exclu l’adresse (à essayer impérativement, le massage thaï traditionnel de 2h)  : Thaï Harmonie Spa, 20 rue Greneta, dans le 2ème.

2/J’ai vu pour la première fois de ma vie une opérette, pour faire plaisir à maman lors de sa venue dans la capitale. Son père avait l’habitude d’écouter Luis Mariano, le spectacle était tout trouvé, La Belle de Cadix au théâtre Comédia (à Strasbourg Saint Denis). J’y suis allée sans trop y croire, et ben j’ai passé deux heures magiques. La mise en scène est revue et corrigée, sur fond de festival de Cannes et de show bizz, les acteurs sont excellents, ils jouent bien, chantent bien, dansent bien et le premier rôle est canon, il ressemble un peu à Poncherello (le motard de la série Chips) en plus beau, avec une coiffure et des sapes à la Elvis mâtiné de John Travolta. Un bien chouette moment, qui ne vous sera pas accessible tout de suite parce que une partie du plafond de la salle (500 kg tout de même) s’est effondré début octobre…

3/ Dans un tout autre registre, Roméo et Juliette sont en ce moment au théâtre de l’Odéon, mis en scène par Olivier Py. Pas mal. Olivier prend quelques libertés avec la pièce : je ne savais pas que Roméo était amoureux d’une autre fille avant Juliette, ni qu’il disait à l’époque « va te faire foutre », ni que les acteurs de Shakespeare montraient leur appendice et leur fesses aux spectateurs, ni que les hommes s’aimaient beaucoup sur scène…. On lui pardonnera ces petites entorses, car la scénographie est grandiose, les acteurs excellents (surtout Juliette), et rien que parce que la pièce dure 3h20, on peut les saluer bien bas. Je ne vous cache pas qu’après une journée de boulot, le strapontin fut fatal : moins confortable qu’un oreiller, il m’a tout de même fait louper les 5 mn de la scène d’empoisonnement. Sur plus de 3 heures, c’est une bonne moyenne.

4/Allez en prendre plein les mirettes avec l’expo au nom barbare Expressionismus & Expressionismi (1905-1920) à la Pinacothèque (Place de la Madeleine), autour d’une mise en abyme des deux mouvements de ce courant d’avant-garde allemand qu’est l’expressionisme : l’école Die Brücke (pour faire simple, c’est le courant le plus figuratif) et celle Der Blaue Reiter (le courant le plus abstractif, le groupe du Cavalier Bleu, fondé en partie par Vassily Kandinsky). On se rend compte que ces deux écoles que tout opposent ont finalement beaucoup en commun, et la comparaison des toiles que propose pour la première fois cette exposition est redoutablement efficace.

Le Chiffonnier, peinture de Marianne von Werefkin, ma préférée (courant Der Blaue Reiter)

Les toiles sont superbes (pour la plupart), des fines sculptures et des gravures saisissantes sont aussi présentées, la profusion des couleurs et des formes est un enchantement, mais la scénographie est complètement ratée : impossible de lire les blocs de texte sur un fond vert anis ou bleu lavande, et d’ailleurs les textes sont incompréhensibles : manque de virgules peut-être, ou plus vraisemblablement glose autiste d’un spécialiste incapable de se mettre à la portée du profane. En tous cas, j’ai deux toiles blanches et je savais pas quoi peindre dessus, je voulais faire un truc avec des couleurs flashy, me voilà inspirée….

5/ Plus sérieusement, courrez voir le dernier film de Maïwen, décidément très douée, Polisse. Elle filme la brigade des mineurs caméra à l’épaule sans misérabilisme, avec finesse et réalisme. Les dialogues sont drôles et violents (mi scénarisés mi improvisés), les acteurs sont excellents, tendus et à fleur de peau (mention spéciale à un Joey Starr impressionnant de justesse et de polyvalence, tantôt violent, tantôt tendre, et confirme ici sa prestation remarquée du Bal des actrices). Les images sont dures, on passe du rire aux larmes en quelques minutes (notamment grâce à des dialogues lunaires et aux fous rires incontrôlées lorsque les personnages et le spectateur se rendent compte, incrédules, que les gamines de 14 ans ont aujourd’hui une sexualité débridée insoupçonnée et que sucer pour récupérer un portable volé est on ne peut plus banal : « Est-ce que tu te rends compte que c’est une atteinte à ta dignité de faire ça et que tu ne dois pas accepter de faire ces choses là pour un portable? – Ben ouais, mais c’était vraiment un beau portable… » Le réalisme du film passe aussi par là, lorsque des situations dramatiques doivent être désamorcées par le rire, selon l’adage « mieux vaut en rire qu’en pleurer ».

Polisse, c’est une plongée dans la dure réalité de ce métier sacerdotal, qui n’offre aucun répit, pas même dans la sphère privée (on regrettera de ne pas connaître tout du dénouement de certaines affaires, mais l’attention de la réalisatrice est clairement portée sur les policiers et leur trajectoire personnelle, et non les enfants). Un film dur, réaliste, à travers lequel aucune lueur d’espoir ne parvient à percer.

6/ Après toutes ces émotions, ces joies, ces peines, allez faire un tour chez la tarte à la crème des brasseries parisiennes, mais qui fonctionne toujours : Chez Chartier, (sur les Grands Boulevards) avec son immense salle Art Nouveau, ses serveurs mi-blasés, mi-amusés, conscients du costume qu’ils endossent et de devoir faire honneur à la – mauvaise – réputation des garçons de café parisiens, son brouhaha, ses oeufs mayo, sa choucroute, son baba au rhum mangé cul-sec, et son addition peu relevée, plaisir ultime d’un repas copieux, correct et so « ça c’est pariiiiiiiiiiiis! »

Poster un commentaire

Classé dans ça s'est passé (ou pas)..., Culture/Déconfiture, Miam, On se fait une toile?, Une nuit au musée (ou à la galerie), Va voir là-bas si j'y suis!

Trois petits livres…

Cette semaine, j’ai enfin repris mon mode de lecture intensif, après une grosse flemme, une grosse addiction ciné/séries (comme vous aviez pu vous en rendre compte en lisant mes derniers posts), et une dépendance à la lecture de la presse en tout genre, boulot oblige.

Je viens de dévorer trois livres d’affilée.

Le premier s’appelle Quand j’étais Superman, et il est émouvant. Superman, c’est l’ex-rugbymen Raphaël Poulain, très mignon sur la couverture, grand gaillard blond tenant un ballon du Stade Français, qui a égayé une paire de calendriers, et la vie nocturne d’une paire de nénettes (et de mecs aussi).

J’avais lu son portrait dans L’Express, et le journaliste mettait en avant le côté pas du tout niais ni bâclé du livre, et la sincérité avec laquelle ce pauvre bougre raconte ses malheurs à celui qui l’aide à écrire, Thomas Saintourens (enfin un écrivain et un éditeur honnêtes, soit dit en passant).

Il commence le rugby à l’âge de 7 ans, est champion de France junior à 17, mais n’a jamais joué aucune des six finales de son club. Toujours sur le banc ou dans les tribunes. Toujours blessé sur le terrain et au-dehors. Toujours à faire le con, à faire la fête dans les boîtes à la mode, les cafés de Saint-Germain des Prés, à boire, à fumer, à draguer, à accepter des paris puérils comme un banal bras de fer avec un gentil lycéen qui lui coûte d’ailleurs les nerfs de son bras…

Toujours à la poursuite d’une gloire qui ne vient pas, d’un semblant de reconnaissance qu’il ne trouvera jamais sur le terrain, le colosse de muscle aux os de verre cédera à tous les excès, fera toutes les conneries (piquer un cheval en plastique au Salon de l’Agriculture, mettre – malencontreusement –  le feu à la chevelure d’une conquête d’un soir parce que trop bourré pour se rendre compte qu’il la pousse vers la bougie du bar, rouler vite, boire du rhum par hectolitres et manger comme un porc, à s’en faire vomir, prendre un médoc pour bander une semaine et voir quel effet ça fait, tester la vie de SDF, servir aux Restos du coeur, vivre avec le RSA après avoir touché 9000 € par mois, et brader tous ses souvenirs d’enfance et de rugby sur une brocante pour pouvoir payer son loyer. Pas mal pour un seul homme. Il finit  sur les planches aux côtés d’Adjani (un petit rôle muet de bourreau, certes), partage une colloc avec son pote Tahar Rahim, et réussit quand même à s’aimer enfin et à penser à l’avenir.

Une belle histoire, crue, émouvante et forte, parfois drôle, et si humaine. On aurait bien envie de lui faire un câlin à ce gros nounours-là.

Le livre suivant est érudit, on le dévore bouche bée, comme tous les livres de son auteur. Paris sous tension, d’Eric Hazan, paru aux éditions La Fabrique, est un petit précis du Paris révolutionnaire et du Paris qui bout sous le couvercle de sa cocotte.

Point ici de promenades tranquilles et de flâneries légères (excepté pour faire revivre les quartiers pauvres du Paris romantique, repaires de truands et d’ouvriers, devenus des repaires de hipsters), il est question du Paris des résistants de 1814, des insurgés de 1848,  de la Commune, et de leurs successeurs d’aujourd’hui, Chinois de Belleville, Indiens du 10ème, Maghrébins de Barbès et Africains de Château rouge, toute cette population que les adeptes du « Grand Paris » veulent voir quitter au plus vite la capitale. Le casse-tête est bien sûr de les envoyer aux tréfonds du Grand Paris à la périphérie, et sans option de retour. Un des urbanistes (ah, les urbanistes, grands amis de l’auteur…) participant au concours organisé à l’initiative de Sarko sur ce Paris en plus grand a d’ailleurs proposé qu’on supprime la gare du Nord, pour stopper ce flux de populations de banlieues traditionnellement rouges qui se précipitent vers la capitale pour y troubler l’ordre public.

Les autorités auront beau aseptiser le tout avec des espaces verts (pratiques quand on n’a plus d’idées) et des immeubles pseudo modernes, le vernis est prêt à craquer selon l’auteur. J’en retiendrai surtout de ce livre la maxime de Talleyrand qui résume fort bien le propos de l’auteur et toute l’histoire des Parisiens : « On peut tout faire avec des baïonnettes, sauf s’asseoir dessus »… Méfiez-vous bobos des quartiers aseptisés, vidés de leur jus révolutionnaire (Bastille, Faubourg Saint-Antoine, République) et populaire (Hôtel de ville, Saint-Paul, Châtelet), le Paris prolo est encore là, plus au Nord-Est, certes, mais il bouge encore.

Enfin, je terminerai ce petit aperçu de ma bibliothèque par une bio romancée qui augurait du meilleur, mais qui s’avère une grosse déception (merci les critiques littéraires pour vos conseils avisés).

Il s’agit de Jayne Mansfield 67, de Simon Liberati, qui raconte en un peu moins de 200 pages (pour 16 €, quand même) les derniers mois de la vie de la célèbre pin-up morte à 34 ans, aux perruques ultra-kitch (Amy Winehouse n’a rien inventé) et au talent d’actrice médiocre mais qui cultivait à merveille son personnage de blonde trash. Birtney Spears et Lindsay Lohan l’aurait adorée.

Sa carrière qui n’a jamais vraiment décollé (quelques navets à la limite du porno au mieux et une apparition au festival de Cannes) s’effondre avec la chute des Studios Hollywoodiens et leur star-system, et l’essor de la télévision et du cinéma d’auteur pour intellos. A défaut de talent et d’obtenir des critiques pour ses films, elle remplit les pages des magazines people par ses frasques, et préfigure ainsi toutes les célébrités de ce début de millénaire, des personnalités sans talent et sans étoile, socialites portées aux nues et humiliées pour leurs attitudes scandaleuses et leur potentiel à faire vendre ces feuilles de chou.

Le personnage est complexe, la légende réelle, mais on ne saura rien dans le livre de cette blonde peroxydée (et perruquée pour avoir abusé des talents de son coloriste), si ce n’est qu’elle avait un Q.I. de 163, qu’elle abusait de substances illicites (du LSD en particulier), de médoc et de whisky, qu’elle était bipolaire et que ses crises ne faisaient que s’aggraver, qu’elle avait une fascination pour le satanisme et qu’elle fréquentait un des maîtres de la discipline les derniers mois de sa vie (on a d’ailleurs beaucoup parlé de malédiction), qu’elle aimait plaire et choquer à la fois, qu’elle aimait les hommes mais qu’elle voulait rester maîtresse de son destin en payant ses facture seule (elle gagnait très bien sa vie avec ses shows douteux). Ce ne fut pas le cas de sa rivale Marilyn Monroe (Jayne fut lancée par les studios pour lui faire concurrence) qui connut la gloire et la postérité (son réel talent d’actrice fut reconnu sur le tard), mais très peu le succès et l’indépendance financière et sentimentale.

Ah oui, on sait aussi à la lecture du livre de Liberati que Jayne aimait le rose et les chihuahua, et ses enfants, bien qu’elle fut accusée de mauvais traitements sur eux.

On saura évidemment tout dans ce livre sur l’accident de voiture qui causa sa mort, comment son crâne fut décalloté et son visage réduit en bouillie quand sa Buick Electra vint s’encastrer sous la remorque d’un poids lourd sur une route déserte et sombre de Louisiane. Ah oui, on sait aussi maintenant que la barre protectrice installée derrière les remorques est appelée familièrement pas les routiers « The Mansfield bar »…

Les premières pages sont les meilleures, puis c’est un enchaînement décousu de noms inconnus, de personnages jetés pêle-mêle, de précisions sans intérêts, d’abus de parenthèses, utilisées comme des figures de style (or, il n’y a pas de style), de faits sans lien les uns avec les autres, de dialogues poisseux, de vulgarité gratuite sans queue ni tête, d’approximations dans la construction des phrases. Le travail semble bâclé, comme si l’auteur avait commencé avec enthousiasme en s’essoufflant en route, sans savoir comment mettre un point final à son manuscrit. Je sais, on ne peut pas comparer ce qui n’est pas comparable, mais quand on a lu Blonde de Joyce Carol Oates, sur la vie (un poil romancée, mais avec quel talent!) de Marilyn, on devient plus difficile. A quand la vraie bio de Jayne Mansfield?

2 Commentaires

Classé dans Culture/Déconfiture, In-Folio, Miam

Café du Commerce

Hier soir, c’est avec grand plaisir que j’ai découvert un nouveau lieu que j’occuperai bientôt lors de mes virées au Marché Saint-Pierre. Ça sent bon le vieux 18ème, le vieux Montmartre, remis au goût du jour à la sauce bonne franquette, mais pas bobo, attention.

C’est un sympathique endroit, refait à neuf avec du vieux, puisque visiblement, l’endroit n’est pas tout récent :

Il a ouvert ses portes début mai 2011, et il est tenu par une charmante Autrichienne, à la coupe punk blond platine façon Annie Lennox, ce qui contribue à donner un vent d’Est au lieu, pour ne pas dire « Berlinois » (je ne veux pas commettre d’impair envers la patronne). Mais il est vrai, la déco au murs bruts, aux multiples piliers sombres, la grand baie vitrée,  le bar recouvert de carreaux blancs comme ceux qui couvrent les paillasses de laboratoires, tout cela donne un petit côté post- industriel, adouci par les fresques vintage années 20 ( ?, comme celles du dancing-club-guinguette la Java ?) représentant le Sacré-Coeur et le Moulin-Rouge, et l’éclairage tamisé. Tout ça rappelle furieusement ces bars berlinois pensés comme des endroits conviviaux, où l’on regarde la télé, on travaille ou on bouquine, comme à la maison quoi.

Du côté de la carte, les prix sont sympas pour un choix limité, mais classique pour une brasserie (salades, croque-monsieur, hamburgers, tartares). Le menu midi (entrée-plat ou plat-dessert) est à 10,80 €, le hamburger est tout à fait honnête pour 8,90 €, et des petits-déjs et brunchs sont proposés. Les happy hour c’est de 18h à 22h (genre le demi à 2,50 € il me semble, la coupe de champ’ dans les 5€ et aussi des cocktails). Le service est continu du mardi au samedi jusque 23h (le lundi jusque 20h). Fermé le dimanche.

13 rue de Clignancourt, métro Anvers, 01 46 06 25 63

Page Facebook

2 Commentaires

Classé dans Miam, Va voir là-bas si j'y suis!

Délice lisboète

Ceux ou celles d’entre vous qui se sont déjà rendu(e)s à Lisbonne et ont déjà goûté aux fameux Pastéis de Nata (Pastel au singulier) pensent sûrement qu’il s’agit d’une des meilleurs pâtisseries du monde. Ils ont raison. Les vrais de vrais sont les Pastéis de Belém, et se dégustent dans le quartier de Belém donc, de préférence dans la plus vieille fabrique du pays, la Fábrica dos pastéis de Belém, fondée en 1837.

Ces petits flans reposent sur une corolle de pâte feuilletée, sentent bon la vanille et le citron et sont aussi légers qu’un nuage. Ils se dégustent tièdes, saupoudrés de sucre glace ou du cannelle (la meilleure combinaison à mon avis).

Et bien, grande nouvelle, plus besoin de courir jusque là-bas pour en déguster. Il vous suffit de vous rendre chez Comme à Lisbonne pour revivre cette explosion de douceur et de bonheur (j’en rajoute, mais pas tant que ça). A déguster absolument!

Comme à Lisbonne, 37 rue du Roi de Sicile, 75004 Paris. Du mardi au dimanche de 11h à 20h.

2 Commentaires

Classé dans Miam

Rouge et tout en couleurs

Ma journée de samedi dernier a été placée sous le signe du drapeau arc-en-ciel (voilà seulement que je trouve le temps de finir mon post commencé il y a déjà quelques jours, c’est dur la vie d’artiste).

J’ai toujours voulu participer au défilé de la gay pride à Paris, mais je suis souvent occupée le samedi après-midi, et j’arrive toujours après la bataille. Ou avant. En l’occurrence, j’ai vraiment percuté que c’était bien ce jour-là quand je me suis rendue dans mon bar à tapas préféré, cis rue des lombards, au 8 précisément, Les Piétons, et que j’ai vu ça :

Et ça :

Le mec s’était bien fait chier à gonfler des centaines de ballons et les fixer à équidistance sur un fil, et à faire ensuite des acrobaties pour les tendre de part et d’autre de la rue. Heureusement, il n’a pas entendu le client derrière moi visiblement peu au fait de l’actualité, lâcher un « Ah, y’a un match? c’est quelle équipe ça? je reconnais pas trop les couleurs…. »

Même le Wolf bar, dans la même rue, et dont les tenanciers et clients ne sont pas réputés pour leur amabilité et leur « funitude », avaient sorti les lampions, dis-donc (ça donne envie hein?) :

Bravo aussi au Diable des Lombards, un bar-restau hyper agréable au passage, que je recommande fortement pour les happy hours :

Cette rue est magique, vous dis-je, avec juste à côté du Diable un bar-jazz qui propose des mojito à tomber, le Baiser-salé.

Toujours pas le temps de faire le défilé à Bastille ni de participer à la joie ambiante ( toutes les raisons de se réjouir sont là, puisqu’il y a quelques jours à New York, le mariage gay a été autorisé. Round 1 gagné). Je rentre donc à la maison, et sur le chemin, je découvre que c’est aussi ce jour-là le carnaval de Montmartre, (« la Vachalcade ») où tout le monde est invité à se déguiser  et à danser au son des fanfares, des groupes de rock et des écoles de musique. C’est la fête de la musique à rallonge quoi. Bon, j’ai vainement cherché la vachette et le mec qui se fait courir après comme dans nos mythiques Intervilles, les traditions se perdent ma bonne dame.

Le soir même, je vais faire un tour dans ce lieu ultra sympathique, La Maison Rouge, qui propose une exposition d’artistes contemporains canadien issus de la ville de Winnipeg (ça s’appelle d’ailleurs My Winnipeg, et j’en ai déjà parlé ).

Peintures, installations, collages, sculptures, courts métrages, c’est tout un panorama du dynamisme artistique de cette ville perdue au fin fond du Canada et qui a trouvé une manière originale de se réchauffer qui est proposé. Évidemment, la nature et les racines autochtones sont très présentes dans ces œuvres mélancoliques et décalées.

La petite maison de poupée d’un artiste dont j’ai oublié le nom m’a beaucoup marquée. Elle est complètement surréaliste, avec des couloirs clos et ne menant nulle part, du mobilier au plafond, de la neige dans la cave, un arbre au grenier, et une impression de malaise qui se dégage de ce lit psychiatrique placé dans une chambre paisible, ce sens du détail terrifiant et fascinant.

Et on a même eu droit à un mix VJ/DJ local, et à une séance de collages avec une des artistes exposés, dans le patio hyper agréable :

Pardon, les photos sont un peu dégueu, mais je fais avec les moyens du bord, vous pouvez toujours vous cotiser pour m’offrir un super appareil avec zoom de 25 mètres.

La soirée s’est ensuite un peu corsée, avec une nuit entière à la Club Sandwich, une soirée gay hétéro friendly comme la Flash Cocotte (souvent à la Machine du Moulin rouge ou à la Java), mais en plus prise de tête (et plus cher aussi), qui a eu lieu au Trianon (métro Anvers), après avoir squatté l’espace Pierre Cardin et son jardin.

Et d’un jardin, il y en aurait fallu, tellement l’air était irrespirable et la chaleur moite et dense. Mais point de jardin, et pour 25 euros, même pas le droit d’accéder au balcon, un videur (ah les videurs…) en barrait l’accès, dès fois qu’on aurait attendu pile cette soirée pour se balancer dans le vide…

Le flyer promettait luxure et fantaisie extrême (j’ai hésité à y aller, en me disant que cette fois ça allait être vraiment trash, mais en fait y’avait plein de nanas hyper lookées venues là pour se faire admirer). En ce qui me concerne, j’y suis allée avec deux amis (un mec et une fille) pour faire la fête et écouter de la bonne musique, ce qui est la plupart du temps assuré dans une soirée gay. Lâcher un peu les soupapes quoi. Bon, ben pas de panique de toute façon, j’ai à peine vu un baiser s’esquisser vers 6 heures du mat, et François Sagat (l’ancien acteur de porno gay au crâne entièrement tatoué) en diva à paillettes et perruque (de loin, je l’ai même pas reconnu) esquisser un strip tease et montrer ses fesses. Light, avouez-le.

Ah oui, et aussi Bob Sinclar faire semblant de mixer, avec sa veste bleu électrique pour qu’on fasse bien le parallèle avec la pub Sennheiser, mais ça c’est habituel, ça fait des années qu’il le fait, semblant de mixer. Heureusement, des jeunes gens plus aventureux (et dénudés aussi) ont pris le relais et nous ont fait danser jusqu’au bout de la nuit.

J’étais la plus petite de toute la boîte je pense, avec mes spartiates et mon 1 mètre 60, tandis que tous les mecs, déjà super grands, étaient bien sûr montés sur des échasses. Ce ne fut que profusion de cuir le plus tendre et de plumes les plus douces, avec faux-cils, faux seins et perruques blondes. Un régal pour les mirettes, et une bouffée d’air dans Paris caniculaire ! Bon, pour la subversion on repassera, une fois qu’on a fait la Gay pride au Berghain à Berlin, plus rien ne nous étonne (une pensée émue pour un ami pris de court par le manque de pudeur de certains clients de la boîte, mais d’avis général, c’est exceptionnel et arrive en particulier ce jour-là).

Je vous parlerai dans un prochain article d’une chouette petite rue (idyllique, calme et colorée, aux maisons sorties du conte Hansel et Gretel), que j’ai découverte sur le chemin de la Maison Rouge (10 bld de la Bastille). D’ici là, je vais me faire une ou deux expo, ça changera des soldes (de toute façon, j’ai pas le choix…).

Poster un commentaire

Classé dans ça s'est passé (ou pas)..., Culture/Déconfiture, Mets du son!, Miam, Une nuit au musée (ou à la galerie), Va voir là-bas si j'y suis!

C’était le Sud…

Comme je le disais hier, je rentre donc d’une semaine de fiesta intégrale.

Ma belle-famille est formidable quand elle se marie, que ce soit du côté de la maman et un mariage mémorable en Bretagne en septembre dernier, avec concerts, chansons, danses, jeux de piste, rallyes et apéros au champagne au bord de la plage, que du côté du papa, avec concerts, DJ, danse frénétique (et même une flashmob), bolas, apéros tout en haut de la colline, presque au bord de la piscine, et champagne, champagne, champagne.

Et tout ceci grâce au formidable élan de toute une famille qui partage une même passion, la musique. Rock, folk, pop, électronique, tout y est pour faire groover et vibrer les festivités. Les mariés avaient loué la maison du dessous (qui communique par un rocher avec la maison de famille, et c’est bien pratique) rien que pour les « djeuns », et autant vous dire que les festivités ont commencé deux jours avant la cérémonie et ont fini presque une semaine après.

Passer plusieurs jours en compagnie des mêmes personnes, partager des anecdotes, se marrer, danser, prendre des cours de salsa, bronzer autour de la piscine, faire des pâtés sur la plage, refaire le monde autour d’un verre jusqu’à l’aube, ça rapproche et ça tisse des liens. Le retour sur Paris fut vous vous en doutez difficile, après 7 jours de grand soleil, 28 °C et une eau à 23.

J’ai pu profiter pour la deuxième année consécutive de cet endroit paradisiaque que l’on nomme le Capitou de l’Estérel, un lotissement privé de maisons d’été (parfois habitées à l’année), dont les haciendas aux toits plats protègent de la chaleur harassante de l’été sans fin, aux terrasses parfaitement conçues pour les déjeuners au soleil, sont couronnées par une piscine entourée par la garrigue, d’où l’on voit au loin la baie de Saint-Raphaël et le spectaculaire Rocher de Roquebrune, plus connu sous le nom du « rocher de la femme couchée ».

Pendant ces festivités, plus réussies et surtout plus fun que le wedding de Kate et Will de l’autre côté de la Manche, j’ai eu l’occasion de porter quelques tenues savamment préparées et assorties. Bon, c’est vrai que la concurrence était rude avec mes belles-sœurs (rien à voir avec celle de Cendrillon cependant), et nous prenions un malin plaisir, après avoir rôti autour de la piscine ou sur la plage, recouvertes de sable, de sel et de crème solaire, à passer sous la douche et nous pomponner, maquiller, coiffer pour le dîner.  C’est fou comme l’atelier coiffure et maquillage ça se fait tout seul après quelques verres de champ’!

Vous allez pouvoir constater sur toutes ces photos que le level était assez élevé et que Pippa et David Beckham peuvent aller se rhabiller.

 

Le collier dont je parlais tantôt (d’inspiration Dior à 1800 euros) figure d’ailleurs sur les clichés et a suscité l’admiration des invités. Non, je n’ai pas fait un prêt à la banque, mais lorsque je désire un truc très fort, je m’arrange toujours pour l’obtenir. J’ai donc pris mes petites mimines, acheté quelques fournitures (cordes et plumes) à la mercerie du Marché Saint-Pierre (la grande qui fait le coin) et cousu le tout avec du fil et une aiguille. Pour les fixations et le fermoir, préférez plutôt LA boutique de référence, Tout à loisirs, le magasin de détail du 50 rue des Archives à Paris, qui propose un choix hallucinant de perles et fournitures pour fabriquer ses bijoux.

TADA!

Porté, ça donne ça (merci de garder pour vous tout commentaire vaseux sur la fraicheur de l’air ce jour-là…) :

Avec au passage un maquillage arc-en-ciel de ma belle-soeurette, le beau rossignol Boubou, qui chante Adèle à la perfection (et même mieux).

Souvenez-vous, j’ai aussi longuement partagé avec vous ma quête de la robe-tenue-ultime-du-mariage (ou je vous ai saoulé, c’est selon). Je n’ai malheureusement pu porter très longtemps les chaussures qui allaient parfaitement avec  la robe : des escarpins New Look de 16 cm de haut, avec talons aiguilles et plateau, dont le style très pu-pute est atténué par leur couleur vieux rose-nude. Il y avait 50 mètres à faire de la voiture à la mairie, j’ai pas pu en faire 5 sans décrocher le bras de mon mec et ça s’est corsé lorsqu’on a dû traverser le marché bondé de Fréjus un samedi midi… La honte intégrale. Les vieux à béret me fixaient comme des ronds de flan genre j’ai jamais vu une fille, et les vieilles chuchotaient avec un accent du Sud « Elleuh sont biaing trop hotes ses chaussureuh! ». Bref, on s’est bien foutu de ma gueule, et surtout qu’on passait tous pas inaperçus avec trois mecs en kilts, dont le marié…

J’ai donc regagné la bagnole pieds nus, et heureusement que les trottoirs de Fréjus c’est un peu Disneyland, avec pas trop de crottes de clébard à l’horizon…

J’ai donc terminé la journée sur du plat à clous, version rock, avec une casquette de mec version le soleil et le champagne, ça tape.

Après cette parenthèse dans le pays du pastaga et le la Tropézienne, cette délicieuse pâtisserie aux deux tranches de brioche garnies de crème vanillée parsemée de cristaux de sucre, une tentation diabolique à laquelle je ne peux résister (voir ci-dessous),

direction le pays des cannelés, avec un petit week-end à Bordeaux pour les 30 ans de Laleeloo. J’avais oublié combien cette ville est belle, même sous la flotte (dur,dur, on peut pas tout avoir) qui la rend grise et brune.

Le thème de la soirée : bucolique. J’avais tout prévu, sauf les averses et le vent qui a fini par nous lâcher à la nuit tombée. Le lendemain le soleil est reviendu, pas de panique.

Mais tout le monde avait fait des efforts pour jouer de la dentelle, du chapeau, et des trucs à fleurs, surtout la belle plante trentenaire :

Au programme, pour changer, champagne, danse, chants, concerts, flashmob (encore une), encore champagne, et plein de choses délicieuses à manger grâce à la maman de la trentenaire, une vraie fée de la déco (j’en ai déjà parlé là) et de la cuisine! Petit aperçu du menu :

douceurs aux fruits rouges (en réalité la génoise du gâteau d’anniv)

roulés épinards-saumon

Petites tartelettes tomates-mozza

Délicieux congolais, petites bouchées à la noix de coco

Sublimes génoises découpées ensuite au cordeau, la première au citron, la seconde au Nutella. La veille, c’était la même, mais aux fruits rouges, superbement disposés au millimètre près (mais j’ai pas la photo).

Vous comprendrez bien que le retour à la réalité parisienne, à sa grisaille et aux impératifs professionnels, vont me demander un léger temps d’adaptation.

C’est quand déjà les vacances? Ah oui, à partir du 25 juillet…

3 Commentaires

Classé dans ça s'est passé (ou pas)..., Miam, Showroom, Va voir là-bas si j'y suis!, Vanités