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Vintageland

Par ce beau dimanche ensoleillé, je suis allée pour la première fois à la Cité de la mode et du design, immense et intrigant navire vert fluo amaré au quai d’Auterlitz, en face de la gare de Lyon. Le bâtiement est terminé depuis plus d’un an, mais on ne sait toujours pas bien ce qui s’y passe (on sait juste qu’il abrite l’Institut Français de la Mode).  La terrasse hyper classe en teck, qui fait toute la surface de l’établissement est fermée au public (risque-t-elle de s’effondrer?). Le site web s’appelle Paris Docks en Seine, allez savoir…

Tout ce week-end, elle accueillait le salon Paris Vintage, où j’ai dégoté une petite robe à motifs chinois années 80 charmante (à ceinturer évidemment, manches chauve-souris obligent sinon ça fait sac) à 30 euros, des bottines en cuir ultra tendance à 35 euros (c’est ça de chausser du 36, personne ne vous les pique), et de jolies boucles d’oreilles de récup, made in Beyrouth.

Il y avait bien sûr des stands de friperies, du faux vintage plus ou moins inspiré, et du vrai hors de prix. Au choix, un ensemble Paul Poiret années 20 dont je n’ai pas voulu connaître le prix, une robe en cuir crayon et haut perfecto par Azzedine Alaïa, idem pour le prix, une robe Léonard à 150 euros, mais là j’ai résisté.

Du coup, je suis fière de mes trouvailles et j’ai bien envie de vous faire partager quelques bons plans et adresses, croisés là-bas :

Pour le vintage :
Ooh lala ! Vintage : une web boutique anglaise de vintage très pointu (1900-1980), basée à Paris, qui propose des stages pour comprendre le vintage et savoir comment trouver les meilleures pièces (pour les pros et les amatrices), des balades en 2CV à la découverte du Paris Vintage, des apéros, du sur-mesure (si un pièce vintage que vous adorez est trop petite pour vous, elles le refont à l’identique à vos mensurations!)
Les Georgettes (20, rue du Pont aux Choux, 75003 Paris) :  une ancienne styliste et une spécialiste du jean ont ouvert cette boutique chic où les vêtements sont valorisés (vous n’y trouverez pas la vieille odeur de renfermé caractéristiques des friperies, ni la désagréable impression de retourner un tas de fringues malodorantes), et destinées aux petites bourses (avec aussi des bijoux de créateurs).

RétroSpectives : cette ancienne consultante basée à La Rochette (77) propose des tenues exceptionnelles à la location et à la vente.
Vintage by FK (à Rouen) : c’est là où j’ai déniché ma robe, il y a également de très belles pièces (Léonard notamment).
Revu : un site de vente en ligne de vintage sélectionné et retouché si besoin basé à Paris, et crée par une designer suédoise et une photographe française.
Belles de jour : un site de vente en ligne qui propose aussi des locations.
Et une incroyable adresse à Nice où j’ai trouvé des chaussures et une ceinture incroyables : Caprice Vintage Shop.
Pour les créateurs, de bijoux en particulier, présents en masse à ce salon du vintage :
Vanina Design, deux créatrices libanaises qui produisent d’étonnants bijoux bling-bling, colorés et imposants, avec des mini objets de récup (des stocks d’usines également). Je vous conseille les chouettes boucles dépareillés, dépêchez-vous, l’importatrice va arrêter de les vendre et renvoyer le stock au Liban (elle change d’activité). Elle organise très bientôt un dernier apéro-vente, je vous le ferai savoir.
Anne Thomas Bijoux : un peu chers, mais tellement classes, avec leur minimalisme art déco.
Les Indiscrètes, pour leur collection de headbands décalés.
Pour bien terminer la journée, je me suis baladée dans mon quartier des Abbesses, et j’ai rêvé quelques minutes dans une boutique de créateurs à la déco incroyable, Paperdolls. J’ai eu le coup de coeur pour la marque française We Are The Neons, à l’univers pétri de westerns, d’Indiens et de rêves de grands espaces. J’adore en particulier ce sweat tout doux à motifs plumes (porté par la blonde) :

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Classé dans La Perle du net, Le It-plan, Showroom, Vanités

Made in US

Pour celles et ceux qui ne le savent pas encore, ma prochaine grosse destination, c’est la Grosse Pomme, les States, les Stasunis quoi.
J’en rêve depuis toute petite, bercés que nous étions mon frère et moi par toutes les séries américaines plus ou moins inspirées, mais qui comprenaient toujours le trio chasseur de prime/grosses cylindrées/belles pépées.  Les plus mythiques et addictives, dans le désordre : Magnum, L’homme qui tombe à pic, l’Agence Tous risques, Riptide, Shérif fait moi peur, L’homme qui valait Trois milliards, Starsky et Hutch (incontournable), Drôles de dames, L’Amour du risque, Chips (ah, ce générique avec gros plans sur les bottes, les lunettes, et la main gantée qui caresse l’accélérateur, quand on y réfléchit bien, l’esthétique de cette série faisait grave gay friendly, finalement Poncherello préférait-il les hommes?…), Wonder woman, Supercopter, MacGyver et sa nuque longue (mon frère avait la même coupe de veuch, pardon Ben), et j’en passe (n’hésitez pas à me dire si j’en oublie).

Je dois avouer une chose, elles ont très mal vieilli ces séries. Elles étaient déjà pas toutes neuves au milieu des années 80, l’âge d’or de la 5, la fameuse chaîne, succursale de toutes ces productions américaines réalisées à la chaîne.

Mais les regarder aujourd’hui, en VF de surcroît (moi qui aujourd’hui ne tolère plus le moindre film ou la moindre série doublés, non ce n’est pas du snobisme, c’est juste que c’est toujours très mal fait et INSUPPORTABLE), avec la pellicule usée jusqu’à la corde, le grain de l’image incertain, les couleurs surannées, c’est difficile. J’aurais jamais cru que ça m’arriverait un jour d’être blasée, tellement j’étais addict à ces séries, à la télé, au Club Dorothée en particulier. La pire chose que mes parents pouvaient nous faire, c’était nous punir en nous privant de télé. L’horreur absolue. Vous savez que je peux vous chanter TOUS les génériques et les mélodies de ces séries? (je vous prends au blind test quand vous voulez).

Aujourd’hui, je n’ai pas la télé. Comme quoi, parents, pas de panique, tout change. Ne forcez jamais votre gamin à manger un truc qu’il ne veut pas goûter, vous verrez plus tard, il enchaînera régime sur régime (qui a dit « ça sent le vécu »?). Ou même pire, il sera gros et petit parce que vous l’avez forcé à manger une soupe de légumes et qu’aujourd’hui il déteste ça même s’il devrait en abuser…

Mais je m’égare. Tout ça pour dire que je tends l’oreille dès que l’on parle des Etats-Unis, en particulier de NYC et que je collecte précieusement tous les articles à ce sujet (tendances, nouveaux lieux branchés) en prévision de mon voyage au printemps prochain (dans l’idéal).

Et donc, je suis tombée en admiration devant l’oeuvre de ce photographe de génie, Stephen Wilkes, exposé bien sûr dans une galerie new-yorkaise, Clampart, spécialisé dans l’art moderne et la photographie, et située dans le très branché et très bobo quartier de Chelsea.

Stephen Wilkes, donc, a produit de nombreuses séries toutes fascinantes, mais celle que je préfère est sa série sur New York, avec ses emblèmes que sont Times Square, le Flat Iron, Central Park, Park Avenue… La particularité de ces photos, c’est qu’elles sont en fait constituées d’une multitude de photos, prises du même angle, mais à différentes heures de la journée et de la nuit. Elles parviennent à donner une idée très précise de la ville en mouvement, de son dynamisme et son énergie. Les scènes de rue se mêlent à des paysages urbains grandioses, presque sauvages parfois.  Absolument fascinant.

Petit échantillon, et le reste de son oeuvre est à contempler :

A noter également, une angoissante série de photos aux couleurs étonnantes, sur le complexe hospitalier psychiatrique d’Ellis Island, à l’abandon depuis une cinquantaine d’années, et qui pourrait être le décor parfait pour un film d’épouvante (cf mon précédent article sur le sujet).

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Classé dans La Perle du net, On se fait une toile?, Une nuit au musée (ou à la galerie)

C’est le pied…

La vie n’en finit pas de nous surprendre.

Pour arrondir mes fins de mois et financer mon voyage à NYC (que je n’en finis pas de financer d’ailleurs, et je suis bien aidée en cela par tous mes amis que je remercie au passage), je vends quelques fringues et accessoires sur des sites comme ebay ou le bon coin, site de petites annonces gratuites d’occasions.

Il y a quelques jours, j’ai publié une annonce pour vendre des escarpins style années folles. Comme elles rendaient beaucoup mieux portées, j’ai pris mes petits petons (36) en photo, histoire de donner envie à l’acheteuse potentielle.

Et ben ça a super bien marché, mais d’une tout autre façon que celle escomptée…

Voici la photo, somme toute assez banale (mais c’est bien sous-estimer le pouvoir d’imagination des hommes) :

Et la réponse de l’acheteur potentiel :

Bonjour Claire, ayant consulté votre annonce sur 
leboncoin, j'ai constaté que vous vendez de 
jolies chaussures à talons.
Cela va peut être vous paraitre anormal, je suis 
fétichiste et aimerais partager une expérience si 
vous le désirez (car toutes les femmes ne sont 
pas adeptes de cette pratique), j'ai un physique 
très agréable (photos disponibles). 
 
Je possède une adresse mail si vous souhaitez 
échanger des photos ou d'éventuelles expériences 
personnelles.
 
Ps : Tu as l'air d'avoir de jolis pieds
 
Cordialement.
Kevin.

Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh!

J’hésite à lui répondre d’aller se faire foutre, mais ça risque de l’exciter davantage. Je ferai donc la sourde oreille, et, le pied léger, passerai mon chemin. Je suis une fétichiste de la chaussure (j’en possède un nombre de paires inavouable), et je savais que l’on pouvait être fétichiste des pieds (ça marche surtout dans le sens homme/femme), mais pas qu’on pouvait imaginer assouvir son fantasme en passant par un site de vente d’occasions comme le bon coin… A quand une réponse à une annonce « vends trench beige » par « j’aime exhiber mon sexe, cela vous dirait de partager une expérience? »…

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La Parisienne

Avant d’aller faire dodo, un petit post bien mordant trouvé sur le net :

Ode à la Parisienne
C’est tellement ça….

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