Archives de Catégorie: ça s’est passé (ou pas)…

L’épidémie continue….

 

En fait non, c’est pas ok… Arrêtez de mourir, merde!

Si tous les meilleurs (même si dans le cas de Whitney ses dernières bonnes chansons remontent à quelques temps maintenant) s’en vont, il va finir par ne plus rester que David Guetta et Mamie Madonna (qui s’est bien donnée au Superbowl malgré tout, mais musicalement, son dernier album est un désastre).

Allez, encore un pour la route, elle avait la classe quand même…

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I’m back

Bon, tout d’abord, toutes mes confuses pour ma si longue absence. Mais j’ai une bonne excuse, j’ai commencé un nouveau taf encore plus passionnant que le précédent (ou alors c’est parce qu’il est nouveau, et que tout nouveau tout beau). En plus de livres d’histoire, je défends maintenant des livres de sciences humaines (philo, psycho, psychanalyse, développement personnel, sociologie), de sciences tout court, d’économie et d’écologie. bref, I’m loving it comme ils disent chez Mc Do.

Mais je n’ai pas fait que bosser, loin de là, vous vous en doutez. J’ai une vie après le travail moi madame. Et comme j’ai fait plein de trucs (au niveau culturel s’entend, pas ma vaisselle ni mes lessives), je vais essayer de me les rappeler et de vous donner envie d’y aller. En vrac :

1/ J’ai succombé à un massage aux huiles chaudes d’une heure et demie (sur le machiavélique site ultra capitaliste Groupon) et j’ai découvert une adresse incroyable, avec des masseuses et masseurs archi gentils (ils m’ont offert du thé pour que j’en refasse at home), et je vous dévoile en exclu l’adresse (à essayer impérativement, le massage thaï traditionnel de 2h)  : Thaï Harmonie Spa, 20 rue Greneta, dans le 2ème.

2/J’ai vu pour la première fois de ma vie une opérette, pour faire plaisir à maman lors de sa venue dans la capitale. Son père avait l’habitude d’écouter Luis Mariano, le spectacle était tout trouvé, La Belle de Cadix au théâtre Comédia (à Strasbourg Saint Denis). J’y suis allée sans trop y croire, et ben j’ai passé deux heures magiques. La mise en scène est revue et corrigée, sur fond de festival de Cannes et de show bizz, les acteurs sont excellents, ils jouent bien, chantent bien, dansent bien et le premier rôle est canon, il ressemble un peu à Poncherello (le motard de la série Chips) en plus beau, avec une coiffure et des sapes à la Elvis mâtiné de John Travolta. Un bien chouette moment, qui ne vous sera pas accessible tout de suite parce que une partie du plafond de la salle (500 kg tout de même) s’est effondré début octobre…

3/ Dans un tout autre registre, Roméo et Juliette sont en ce moment au théâtre de l’Odéon, mis en scène par Olivier Py. Pas mal. Olivier prend quelques libertés avec la pièce : je ne savais pas que Roméo était amoureux d’une autre fille avant Juliette, ni qu’il disait à l’époque « va te faire foutre », ni que les acteurs de Shakespeare montraient leur appendice et leur fesses aux spectateurs, ni que les hommes s’aimaient beaucoup sur scène…. On lui pardonnera ces petites entorses, car la scénographie est grandiose, les acteurs excellents (surtout Juliette), et rien que parce que la pièce dure 3h20, on peut les saluer bien bas. Je ne vous cache pas qu’après une journée de boulot, le strapontin fut fatal : moins confortable qu’un oreiller, il m’a tout de même fait louper les 5 mn de la scène d’empoisonnement. Sur plus de 3 heures, c’est une bonne moyenne.

4/Allez en prendre plein les mirettes avec l’expo au nom barbare Expressionismus & Expressionismi (1905-1920) à la Pinacothèque (Place de la Madeleine), autour d’une mise en abyme des deux mouvements de ce courant d’avant-garde allemand qu’est l’expressionisme : l’école Die Brücke (pour faire simple, c’est le courant le plus figuratif) et celle Der Blaue Reiter (le courant le plus abstractif, le groupe du Cavalier Bleu, fondé en partie par Vassily Kandinsky). On se rend compte que ces deux écoles que tout opposent ont finalement beaucoup en commun, et la comparaison des toiles que propose pour la première fois cette exposition est redoutablement efficace.

Le Chiffonnier, peinture de Marianne von Werefkin, ma préférée (courant Der Blaue Reiter)

Les toiles sont superbes (pour la plupart), des fines sculptures et des gravures saisissantes sont aussi présentées, la profusion des couleurs et des formes est un enchantement, mais la scénographie est complètement ratée : impossible de lire les blocs de texte sur un fond vert anis ou bleu lavande, et d’ailleurs les textes sont incompréhensibles : manque de virgules peut-être, ou plus vraisemblablement glose autiste d’un spécialiste incapable de se mettre à la portée du profane. En tous cas, j’ai deux toiles blanches et je savais pas quoi peindre dessus, je voulais faire un truc avec des couleurs flashy, me voilà inspirée….

5/ Plus sérieusement, courrez voir le dernier film de Maïwen, décidément très douée, Polisse. Elle filme la brigade des mineurs caméra à l’épaule sans misérabilisme, avec finesse et réalisme. Les dialogues sont drôles et violents (mi scénarisés mi improvisés), les acteurs sont excellents, tendus et à fleur de peau (mention spéciale à un Joey Starr impressionnant de justesse et de polyvalence, tantôt violent, tantôt tendre, et confirme ici sa prestation remarquée du Bal des actrices). Les images sont dures, on passe du rire aux larmes en quelques minutes (notamment grâce à des dialogues lunaires et aux fous rires incontrôlées lorsque les personnages et le spectateur se rendent compte, incrédules, que les gamines de 14 ans ont aujourd’hui une sexualité débridée insoupçonnée et que sucer pour récupérer un portable volé est on ne peut plus banal : « Est-ce que tu te rends compte que c’est une atteinte à ta dignité de faire ça et que tu ne dois pas accepter de faire ces choses là pour un portable? – Ben ouais, mais c’était vraiment un beau portable… » Le réalisme du film passe aussi par là, lorsque des situations dramatiques doivent être désamorcées par le rire, selon l’adage « mieux vaut en rire qu’en pleurer ».

Polisse, c’est une plongée dans la dure réalité de ce métier sacerdotal, qui n’offre aucun répit, pas même dans la sphère privée (on regrettera de ne pas connaître tout du dénouement de certaines affaires, mais l’attention de la réalisatrice est clairement portée sur les policiers et leur trajectoire personnelle, et non les enfants). Un film dur, réaliste, à travers lequel aucune lueur d’espoir ne parvient à percer.

6/ Après toutes ces émotions, ces joies, ces peines, allez faire un tour chez la tarte à la crème des brasseries parisiennes, mais qui fonctionne toujours : Chez Chartier, (sur les Grands Boulevards) avec son immense salle Art Nouveau, ses serveurs mi-blasés, mi-amusés, conscients du costume qu’ils endossent et de devoir faire honneur à la – mauvaise – réputation des garçons de café parisiens, son brouhaha, ses oeufs mayo, sa choucroute, son baba au rhum mangé cul-sec, et son addition peu relevée, plaisir ultime d’un repas copieux, correct et so « ça c’est pariiiiiiiiiiiis! »

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Croire ou ne pas croire, telle est la question

(c) Barsacq

Merci Lucien pour vos traits d’humeur, d’humour, vos bons mots, vos sourires, vos blagues potaches et vos histoires parfois dignes d’un roman d’espionnage. Moi qui n’aime pas la philo et qui ne crois pas en Dieu, merci d’avoir essayé de  répondre à mes questions avec une infinie patience, une pédagogie hors du commun et une passion sans bornes,  ces mêmes qualités qui faisaient de vos livres d’histoire de la philosophie un bonheur de lecture.

Vous n’avez jamais voulu écrire vos mémoires, tous ces souvenirs d’une vie partagée avec les plus illustres, et c’est bien dommage. Vous aviez décidé que seule votre pensée serait digne d’être couchée sur le papier. Acta est fabula, de toute façon. Vous n’aimiez pas les cons, moi non plus.

Je bois à votre santé, Lucien!

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Trop de hype tue la hype…

Le rendez-vous est fixé à 20h. Sauf que devant ce qui se dit le nouveau lieu de la hype parisienne et la digne suite du café-concert 9 billards rue Saint-Maur, y’a encore des petites mains qui s’activent à nettoyer les chaises de la terrasse et à passer la dernière couche de peinture sur les murs de la cave (à peine secs, j’ai eu un peu peur pour mon tout neuf perfecto Asos. Passons).

Tout un foin a été fait sur la page facebook du 9b, des plombes avant, avec tout un tas de jolies promesses qui donnent l’eau à la bouche : « /au rdc: une ambiance de quartier, du café, une belle terrasse, des projections et… du couscous ! /dans la cave à danser: des groupes, des djs, un son de qualité et des pures soirées/en plein belleville évidemment./ »

On était tous partants jusqu’à ce que soit précisé sur le wall « venez tôt, surtout pour ceux qui sont pas sur la liste ». Ahahahah, LOLILOL, PTDR. Convivialité, simplicité, et accueil chaleureux semblent être les maître-mots des détenteurs du lieu.

Du coup, on a bu des bières dans la rue, puis failli se barrer devant la file monumentale qui attendait de rentrer dans ce haut lieu minuscule. La file avançant plus vite que prévu, on a finalement pu s’y glisser. Le gentil videur n’a au départ pas voulu qu’un de nous ne rentre (« pas sur la liste »), alors que d’autres sont passés sans problème. Un ami s’est vu accueillir d’un « bon, vous pouvez rentrer découvrir le lieu 10 mn, et après je viens vous chercher ». Ambiance.

Pour couronner le tout, queue pour commander une binouze, queue pour aller pisser (bon, ça c’est typique de n’importe quel bar parisien un peu branchouille), plus de bière pression à 22h30 (c’est revenu une heure après, mais ça le fait moyen), 10 coupures d’électricité en 10 minutes (jour/nuit/jour/nuit, assez agaçant), une « cave à danser » au murs bordeaux tous nus, avec un videur qui ouvre la porte aux 3 péquins qui y descendent, 2 pouffes qui dansent sur la micro-piste (un peu plus grande que ma salle de bain), et finalement tout le monde dehors devant le bar à fumer des clopes et à discuter, une véritable marrée humaine. Les cris et les harangues de l’équipe qui proposent « un show burlesque, le plus beau cul de Paris dans 10 mn dans la cave » n’auront pas réussi à les faire bouger. D’ailleurs on y est allé dans la cave, RAS, pas de trace d’un show qui a dû faire 1 minute 50 s.

Un vilain crachin breton a fini par s’en mêler, pour achever la soirée en beauté. Le fait d’y être allé en bande nous a sauvé la mise. Merci les amis, c’est ça la vraie vie.

Moralité : c’est jamais bon de péter plus haut que ses fesses…

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La Mostra et son dressing

La Mostra de Venise, le plus ancien festival cinématographique, a ouvert ses portes depuis quelques jours, et les fermera le 10 septembre.

On a pu y voir se faire descendre en flèche le dernier nanard à l’eau de rose de Madonna, W.E. On a aussi pu se mettre l’eau à la bouche avec le très attendu polar politique de notre George préféré, et avec notre Ryan préféré, The Ides of March.

En attendant de savourer tout cela dans les salles obscures (ou pas, pour le dernier Madonna par exemple), régalons-nous un peu avec le défilé des people sur le red carpet. Et c’est pas triste. Démonstration.

Déjà, notre George est en Italie comme à la maison. Il a d’ailleurs une résidence au Lac de Côme et adooooore la péninsule. Quand Clooney est à la Mostra, c’est en toute décontraction, et avec les manches de sa chemise reboulées, notez.

Question décontraction, ambiance on est chez mémé, Vincent Cassel n’est pas en reste, genre je descends de l’avion et j’ai pas eu le temps de me changer. C’est ça la french touch.

On ne peut pas en dire autant d’Al Pacino, véritable caricature de lui-même, en parrain du pauvre version Saturday Night Fever, et qui a beaucoup forcé sur le botox et les UV (il ne peut pas ôter ses lunettes, la preuve).

Dans la catégorie ratage/le ridicule ne tue pas, voici Philip Seymour Hoffman, tout juste sorti d’une conf call chez Goldman Sachs.

Keira Knightley, de son côté, a préféré l’option tapisserie, malheureusement totalement inefficace pour passer inaperçue…

Dans la catégorie « Aïe ça fait mal », je dois malgré moi récompenser Matt Damon, d’habitude si sexy, pour :

1/sa coupe de Kojak qui ne lui va pas du tout et fort mal à propos,

2/sa femme boudinée dans sa robe et gaie comme un pinson. Si t’es pas contente d’être là, file-moi ta place, vilaine.

Dans la catégorie j’adore, look réussi, trop la classe, dans l’ordre:

1/ Madonna en Madeleine Vionnet (ça ne peut être que réussi, pour une fois)

2/ Kate Winslet en Victoria Beckham (si, si, c’est pas mal ce qu’elle fait, et c’est pas réservé aux anorexiques)

3/ Diane Kruger, en Elie Saab, comme d’hab, aucun fashion faux pas, elle est parfaite.

Dans la catégorie vieilleries du musée Grévin sorties de l’entrepôt, j’ai nommé Valentino Garavani, (le couturier pour les non-modeux).

Dans la catégorie « On s’en fout », voire « Mais qu’est ce qu’il fout ici lui? », Rocco Siffredi, mesdames (et messieurs, c’est comme vous voulez).

Pour terminer le palmarès des plus beaux looks de la Mostra, je décerne le prix du jury (composé de moi-même), à Riri (avec des implants mammaires), Fifi et Loulou (ou Prof, Timide et Joyeux, c’est vous qui voyez). Merci les filles pour vos robes-meringues, elles contrastent bien avec le tapis, ça vous évitera de vous faire piétiner (je sais, c’est nul,c’est une petite mesquinerie facile de la part d’une fille de 1 m 60, mais ça fait du bien).

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You know I’m no good

27 ans… C’est pourtant pas l’âge auquel le Christ est mort… Pourquoi tant de chanteurs « maudits » et drug addicts meurent-ils tous (d’overdose) à l’âge de 27 ans (Jimi Hendrix, Janis Joplin, Jim Morrison et Kurt Cobain, pour ne citer que ceux-là) ?

Amy Winehouse semble aussi avoir succombé à l’abus de substances illicites, et ceci n’étonne personne. Comme dit un ami au sens de l’humour plus qu’acéré, « Ben oui Amy, à force de faire des counneries, et ben on meurt… »

J’avais failli la voir à Rock en Seine il y a deux ans, mais elle avait annulé, pour la deuxième année consécutive, sa préstation. En même temps, il valait sûrement mieux, au vu de ses dernières performances lamentables de poupée ivre et vacillante sur ses talons aiguilles, un verre à la main et parfois vomissant même sur scène.

Elle venait d’ailleurs d’annuler tous ses engagements il y a peu. Coïncidence? A-t-elle voulu en finir l’année de ses 27 ans, écoeurée d’avoir encore une fois déçu ses fans à Belgrade, en juin dernier, lorsqu’elle s’est fait huer par 20 000 personnes qui entonnaient à se place les paroles des ses propres chansons puisqu’elle était incapable de s’en rappeler?

Ecoeurée de lire, ou de tomber sur des émissions ou des photos dans les magazines people traquant le moindre bleu sur son visage, la moindre trace de sa déchéance physique?

Ces mecs sont à vomir. On aimerait seulement retenir la beauté de ses chansons, la force de leurs paroles, mais la personnalité torturée et scandaleuse de la diva fait indéniablement corps avec son oeuvre et son succès. Deux albums en 8 ans, c’est peu (le premier, Franck, est sorti en 2003 et le second, Back to black, au titre tristement prémonitoire, en 2006). Un troisième album était apparemment en préparation, elle avait enregistré en 2010 une reprise de Lesley Gore pour un hommage au producteur Quincy Jones, ainsi qu’un duo avec Tony Bennett, programmé pour la rentrée. C’est peu en 5 ans, mais beaucoup quand on se bat avec l’alcool et les drogues et qu’on enchaîne les rehabs, où elle a bien fini par aller sous la pression de ses amis et celle de ses producteurs.

En regardant la vidéo du pathétique concert de Belgrade, je suis gênée parce que c’est finalement du voyeurisme que de regarder celle que l’on comparait à Aretha Franklin et qui remit la Soul au goût du jour, s’humilier comme une bête de foire, mais j’éprouve aussi de la pitié et une grande tristesse. Sous sa choucroute, ses tatouages, ses faux seins et son maquillage noir charbon qui le vieillissaient de 15 ans, on devine une frêle (trop frêle) jeune femme au physique d’alcoolique, attachante, espiègle parfois quand elle enlace son choriste (sa bouée de sauvetage?), mais qui vacille et semble prête à s’écrouler à chaque pas. Ses amis s’inquiétaient dernièrement beaucoup à son sujet, mais qui peut aider quelqu’un qui ne veut pas consciemment être secourue?

They tried to make me go to rehab, I said no, no, no
Yes I’ve been black and when I come back, you’ll know, know, know

Enorme talent, énorme gâchis.

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Rouge et tout en couleurs

Ma journée de samedi dernier a été placée sous le signe du drapeau arc-en-ciel (voilà seulement que je trouve le temps de finir mon post commencé il y a déjà quelques jours, c’est dur la vie d’artiste).

J’ai toujours voulu participer au défilé de la gay pride à Paris, mais je suis souvent occupée le samedi après-midi, et j’arrive toujours après la bataille. Ou avant. En l’occurrence, j’ai vraiment percuté que c’était bien ce jour-là quand je me suis rendue dans mon bar à tapas préféré, cis rue des lombards, au 8 précisément, Les Piétons, et que j’ai vu ça :

Et ça :

Le mec s’était bien fait chier à gonfler des centaines de ballons et les fixer à équidistance sur un fil, et à faire ensuite des acrobaties pour les tendre de part et d’autre de la rue. Heureusement, il n’a pas entendu le client derrière moi visiblement peu au fait de l’actualité, lâcher un « Ah, y’a un match? c’est quelle équipe ça? je reconnais pas trop les couleurs…. »

Même le Wolf bar, dans la même rue, et dont les tenanciers et clients ne sont pas réputés pour leur amabilité et leur « funitude », avaient sorti les lampions, dis-donc (ça donne envie hein?) :

Bravo aussi au Diable des Lombards, un bar-restau hyper agréable au passage, que je recommande fortement pour les happy hours :

Cette rue est magique, vous dis-je, avec juste à côté du Diable un bar-jazz qui propose des mojito à tomber, le Baiser-salé.

Toujours pas le temps de faire le défilé à Bastille ni de participer à la joie ambiante ( toutes les raisons de se réjouir sont là, puisqu’il y a quelques jours à New York, le mariage gay a été autorisé. Round 1 gagné). Je rentre donc à la maison, et sur le chemin, je découvre que c’est aussi ce jour-là le carnaval de Montmartre, (« la Vachalcade ») où tout le monde est invité à se déguiser  et à danser au son des fanfares, des groupes de rock et des écoles de musique. C’est la fête de la musique à rallonge quoi. Bon, j’ai vainement cherché la vachette et le mec qui se fait courir après comme dans nos mythiques Intervilles, les traditions se perdent ma bonne dame.

Le soir même, je vais faire un tour dans ce lieu ultra sympathique, La Maison Rouge, qui propose une exposition d’artistes contemporains canadien issus de la ville de Winnipeg (ça s’appelle d’ailleurs My Winnipeg, et j’en ai déjà parlé ).

Peintures, installations, collages, sculptures, courts métrages, c’est tout un panorama du dynamisme artistique de cette ville perdue au fin fond du Canada et qui a trouvé une manière originale de se réchauffer qui est proposé. Évidemment, la nature et les racines autochtones sont très présentes dans ces œuvres mélancoliques et décalées.

La petite maison de poupée d’un artiste dont j’ai oublié le nom m’a beaucoup marquée. Elle est complètement surréaliste, avec des couloirs clos et ne menant nulle part, du mobilier au plafond, de la neige dans la cave, un arbre au grenier, et une impression de malaise qui se dégage de ce lit psychiatrique placé dans une chambre paisible, ce sens du détail terrifiant et fascinant.

Et on a même eu droit à un mix VJ/DJ local, et à une séance de collages avec une des artistes exposés, dans le patio hyper agréable :

Pardon, les photos sont un peu dégueu, mais je fais avec les moyens du bord, vous pouvez toujours vous cotiser pour m’offrir un super appareil avec zoom de 25 mètres.

La soirée s’est ensuite un peu corsée, avec une nuit entière à la Club Sandwich, une soirée gay hétéro friendly comme la Flash Cocotte (souvent à la Machine du Moulin rouge ou à la Java), mais en plus prise de tête (et plus cher aussi), qui a eu lieu au Trianon (métro Anvers), après avoir squatté l’espace Pierre Cardin et son jardin.

Et d’un jardin, il y en aurait fallu, tellement l’air était irrespirable et la chaleur moite et dense. Mais point de jardin, et pour 25 euros, même pas le droit d’accéder au balcon, un videur (ah les videurs…) en barrait l’accès, dès fois qu’on aurait attendu pile cette soirée pour se balancer dans le vide…

Le flyer promettait luxure et fantaisie extrême (j’ai hésité à y aller, en me disant que cette fois ça allait être vraiment trash, mais en fait y’avait plein de nanas hyper lookées venues là pour se faire admirer). En ce qui me concerne, j’y suis allée avec deux amis (un mec et une fille) pour faire la fête et écouter de la bonne musique, ce qui est la plupart du temps assuré dans une soirée gay. Lâcher un peu les soupapes quoi. Bon, ben pas de panique de toute façon, j’ai à peine vu un baiser s’esquisser vers 6 heures du mat, et François Sagat (l’ancien acteur de porno gay au crâne entièrement tatoué) en diva à paillettes et perruque (de loin, je l’ai même pas reconnu) esquisser un strip tease et montrer ses fesses. Light, avouez-le.

Ah oui, et aussi Bob Sinclar faire semblant de mixer, avec sa veste bleu électrique pour qu’on fasse bien le parallèle avec la pub Sennheiser, mais ça c’est habituel, ça fait des années qu’il le fait, semblant de mixer. Heureusement, des jeunes gens plus aventureux (et dénudés aussi) ont pris le relais et nous ont fait danser jusqu’au bout de la nuit.

J’étais la plus petite de toute la boîte je pense, avec mes spartiates et mon 1 mètre 60, tandis que tous les mecs, déjà super grands, étaient bien sûr montés sur des échasses. Ce ne fut que profusion de cuir le plus tendre et de plumes les plus douces, avec faux-cils, faux seins et perruques blondes. Un régal pour les mirettes, et une bouffée d’air dans Paris caniculaire ! Bon, pour la subversion on repassera, une fois qu’on a fait la Gay pride au Berghain à Berlin, plus rien ne nous étonne (une pensée émue pour un ami pris de court par le manque de pudeur de certains clients de la boîte, mais d’avis général, c’est exceptionnel et arrive en particulier ce jour-là).

Je vous parlerai dans un prochain article d’une chouette petite rue (idyllique, calme et colorée, aux maisons sorties du conte Hansel et Gretel), que j’ai découverte sur le chemin de la Maison Rouge (10 bld de la Bastille). D’ici là, je vais me faire une ou deux expo, ça changera des soldes (de toute façon, j’ai pas le choix…).

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C’était le Sud…

Comme je le disais hier, je rentre donc d’une semaine de fiesta intégrale.

Ma belle-famille est formidable quand elle se marie, que ce soit du côté de la maman et un mariage mémorable en Bretagne en septembre dernier, avec concerts, chansons, danses, jeux de piste, rallyes et apéros au champagne au bord de la plage, que du côté du papa, avec concerts, DJ, danse frénétique (et même une flashmob), bolas, apéros tout en haut de la colline, presque au bord de la piscine, et champagne, champagne, champagne.

Et tout ceci grâce au formidable élan de toute une famille qui partage une même passion, la musique. Rock, folk, pop, électronique, tout y est pour faire groover et vibrer les festivités. Les mariés avaient loué la maison du dessous (qui communique par un rocher avec la maison de famille, et c’est bien pratique) rien que pour les « djeuns », et autant vous dire que les festivités ont commencé deux jours avant la cérémonie et ont fini presque une semaine après.

Passer plusieurs jours en compagnie des mêmes personnes, partager des anecdotes, se marrer, danser, prendre des cours de salsa, bronzer autour de la piscine, faire des pâtés sur la plage, refaire le monde autour d’un verre jusqu’à l’aube, ça rapproche et ça tisse des liens. Le retour sur Paris fut vous vous en doutez difficile, après 7 jours de grand soleil, 28 °C et une eau à 23.

J’ai pu profiter pour la deuxième année consécutive de cet endroit paradisiaque que l’on nomme le Capitou de l’Estérel, un lotissement privé de maisons d’été (parfois habitées à l’année), dont les haciendas aux toits plats protègent de la chaleur harassante de l’été sans fin, aux terrasses parfaitement conçues pour les déjeuners au soleil, sont couronnées par une piscine entourée par la garrigue, d’où l’on voit au loin la baie de Saint-Raphaël et le spectaculaire Rocher de Roquebrune, plus connu sous le nom du « rocher de la femme couchée ».

Pendant ces festivités, plus réussies et surtout plus fun que le wedding de Kate et Will de l’autre côté de la Manche, j’ai eu l’occasion de porter quelques tenues savamment préparées et assorties. Bon, c’est vrai que la concurrence était rude avec mes belles-sœurs (rien à voir avec celle de Cendrillon cependant), et nous prenions un malin plaisir, après avoir rôti autour de la piscine ou sur la plage, recouvertes de sable, de sel et de crème solaire, à passer sous la douche et nous pomponner, maquiller, coiffer pour le dîner.  C’est fou comme l’atelier coiffure et maquillage ça se fait tout seul après quelques verres de champ’!

Vous allez pouvoir constater sur toutes ces photos que le level était assez élevé et que Pippa et David Beckham peuvent aller se rhabiller.

 

Le collier dont je parlais tantôt (d’inspiration Dior à 1800 euros) figure d’ailleurs sur les clichés et a suscité l’admiration des invités. Non, je n’ai pas fait un prêt à la banque, mais lorsque je désire un truc très fort, je m’arrange toujours pour l’obtenir. J’ai donc pris mes petites mimines, acheté quelques fournitures (cordes et plumes) à la mercerie du Marché Saint-Pierre (la grande qui fait le coin) et cousu le tout avec du fil et une aiguille. Pour les fixations et le fermoir, préférez plutôt LA boutique de référence, Tout à loisirs, le magasin de détail du 50 rue des Archives à Paris, qui propose un choix hallucinant de perles et fournitures pour fabriquer ses bijoux.

TADA!

Porté, ça donne ça (merci de garder pour vous tout commentaire vaseux sur la fraicheur de l’air ce jour-là…) :

Avec au passage un maquillage arc-en-ciel de ma belle-soeurette, le beau rossignol Boubou, qui chante Adèle à la perfection (et même mieux).

Souvenez-vous, j’ai aussi longuement partagé avec vous ma quête de la robe-tenue-ultime-du-mariage (ou je vous ai saoulé, c’est selon). Je n’ai malheureusement pu porter très longtemps les chaussures qui allaient parfaitement avec  la robe : des escarpins New Look de 16 cm de haut, avec talons aiguilles et plateau, dont le style très pu-pute est atténué par leur couleur vieux rose-nude. Il y avait 50 mètres à faire de la voiture à la mairie, j’ai pas pu en faire 5 sans décrocher le bras de mon mec et ça s’est corsé lorsqu’on a dû traverser le marché bondé de Fréjus un samedi midi… La honte intégrale. Les vieux à béret me fixaient comme des ronds de flan genre j’ai jamais vu une fille, et les vieilles chuchotaient avec un accent du Sud « Elleuh sont biaing trop hotes ses chaussureuh! ». Bref, on s’est bien foutu de ma gueule, et surtout qu’on passait tous pas inaperçus avec trois mecs en kilts, dont le marié…

J’ai donc regagné la bagnole pieds nus, et heureusement que les trottoirs de Fréjus c’est un peu Disneyland, avec pas trop de crottes de clébard à l’horizon…

J’ai donc terminé la journée sur du plat à clous, version rock, avec une casquette de mec version le soleil et le champagne, ça tape.

Après cette parenthèse dans le pays du pastaga et le la Tropézienne, cette délicieuse pâtisserie aux deux tranches de brioche garnies de crème vanillée parsemée de cristaux de sucre, une tentation diabolique à laquelle je ne peux résister (voir ci-dessous),

direction le pays des cannelés, avec un petit week-end à Bordeaux pour les 30 ans de Laleeloo. J’avais oublié combien cette ville est belle, même sous la flotte (dur,dur, on peut pas tout avoir) qui la rend grise et brune.

Le thème de la soirée : bucolique. J’avais tout prévu, sauf les averses et le vent qui a fini par nous lâcher à la nuit tombée. Le lendemain le soleil est reviendu, pas de panique.

Mais tout le monde avait fait des efforts pour jouer de la dentelle, du chapeau, et des trucs à fleurs, surtout la belle plante trentenaire :

Au programme, pour changer, champagne, danse, chants, concerts, flashmob (encore une), encore champagne, et plein de choses délicieuses à manger grâce à la maman de la trentenaire, une vraie fée de la déco (j’en ai déjà parlé là) et de la cuisine! Petit aperçu du menu :

douceurs aux fruits rouges (en réalité la génoise du gâteau d’anniv)

roulés épinards-saumon

Petites tartelettes tomates-mozza

Délicieux congolais, petites bouchées à la noix de coco

Sublimes génoises découpées ensuite au cordeau, la première au citron, la seconde au Nutella. La veille, c’était la même, mais aux fruits rouges, superbement disposés au millimètre près (mais j’ai pas la photo).

Vous comprendrez bien que le retour à la réalité parisienne, à sa grisaille et aux impératifs professionnels, vont me demander un léger temps d’adaptation.

C’est quand déjà les vacances? Ah oui, à partir du 25 juillet…

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Vous reprendrez bien un peu de QI?

Voilà seulement que je trouve le temps pour vous glisser un petit blabla depuis mon post palpitant sur ma robe rose. Toutes mes confuses, mais

1/depuis deux semaines je ne vois plus le jour, je suis dans ma cave à envoyer une tonne de bouquins en service de presse, à défaire les cartons, mettre les livres dans des enveloppes, et ensuite dépiauter et jeter les cartons. Palpitant. Ben oui, pas de bras, pas de chocolat, pas de stagiaire, pas de répit.

2/je fais aussi mon métier, et je dois répondre à plein de sollicitations de journalistes et j’ai d’ailleurs obtenu plein d’articles cette semaine et je suis super fière.

3/ je dois aussi honorer l’autre partie de mon contrat de travail, c’est à dire à me rendre à tous les cocktails où je suis invitée, comme dernièrement à l’Orangerie place de la Concorde. En clair, se mettre une grosse mine au champagne en faisant semblant d’admirer les Nymphéas de Monet et les Renoir. Semblant, j’exagère, j’aurais vachement voulu voir les autres salles, mais l’accès y était interdit avec la coupette. Boire ou s’instruire, il faut choisir. Autant vous dire que le choix ne fut pas très cornélien…

Un métier tout en contraste, avec ses trucs plus ou moins chouette à faire, ses coups de rush et de mou. Là c’est un rush donc. Même pas le temps d’éplucher l’actu ni de voir la fausse photo photoshopée du cadavre de Ben Laden qui soit-disant circule partout, mais que j’ai toujours pas trouvée.

J’ai quand même le temps de me bidonner un peu quand une acolyte d’une autre maison d’édition (où ça bosse tout aussi dur) m’envoie ça :

Trêve de plaisanterie, pour oublier toute cette actualité qui donne bien mal à la tête et à l’érection (voir numéro ci-dessus), précipitez-vous en salle pour voir :

1/Source Code, avec un Jake Gyllenhaal de plus en plus beau, film simple mais efficace qui vous rappellera (en plus dramatique) le fameux « jour de la marmotte » du mythique Un jour sans fin avec l’énormissime Bill Murray ou encore l’addictive série Code Quantum avec Scott Bakula qui fait une apparition en « voix du papa du héros » (vous vous souvenez de son pote avec le gros cigare qui tabulait sur une calculette bioionique et qui causait à Ziggy?).

2/ Bon à Tirer, parce qu’un film ça peut aussi servir à se vider la tête, et que celui là l’emporte haut la main. On se bidonne, on réfléchit un peu à son propre couple, on sort rassuré et content, mission accomplie. C’est moins drôle que Mary à tout prix, avec quelques longueurs et des gags en trop sortis du tiroir des frères Farrelly (genre il faut absolument caser le personnage de l’ado attardé psychopathe), mais Owen Wilson est à son meilleur et ça suffit à nous faire passer un chouette moment.

3/ Animal Kingdom, parce que ce premier film d’un réalisateur australien, David Michôd , est une tuerie (au propre comme au figuré), un grosse claque sur la sauvagerie de la nature humaine. Pas drôle donc, mais fort. En plus y’a plein d’acteurs que tu connais mais tu sais plus d’où (« ah ouais, il a joué dans quoi déjà lui? ») et que tu revois avec plaisir (Guy Pearce, Ben Mendelsohn…)

Et sinon, dans le Elle de cette semaine (oui, je confirme je le lis encore), un article passionnant : « Psycho Kilos, quand les gens intelligents n’arrivent pas à maigrir »…

Notez la fulgurance de cette affirmation et le réel questionnement qu’elle soulève : faut-il arrêter de réfléchir pour maigrir? Maigrir rend-il plus con? Grossir rend-il intelligent ?

La France compte de plus en plus d’obèses, mais toujours autant de cons, Marine Le Pen a perdu 10 kilos et raconte toujours autant de salades.

Je suis blonde et j’ai un peu maigri, mon QI a-t-il fondu comme neige au soleil ? Y-a-t-il une corrélation entre couleur de cheveux, poids et QI? Sharon Stone est super intelligente, bonde, et mince, s’est-elle échappée de la zone 51/Roswell?

Que faut-il en conclure? Autant de questions sans réponses. Heureusement, on peut lire dans cet article rassurant : « La  bonne nouvelle, c’est qu’il est possible néanmoins de gérer son poids quel que soit son QI. »

Une chose est sûre, Dukan a dû faire fait fureur auprès de cette journaliste. Là c’est encore marrant, mais ça l’est moins quand il est encensé par nos politiques… Attendons-nous donc au pire pour 2012… Vous reprendrez bien un peu de poulet?

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Toute sortie est définitive

Aujourd’hui, je vais un peu vous raconter ma vie (et en même temps c’est un peu ce que je fais depuis quelques mois maintenant, et au passage, merci pour votre soutien qui se manifeste davantage de jours en jours).

J’ai découvert un lieu plutôt sympa, où l’on déguste une cuisine légère et diététique, le restaurant libanais chez Noura (29 bld des Italiens). Bon, ce sont surtout les salades qui passent toutes seules, pour le hoummous et les desserts qui tournent tous un peu autour de la pistache et de la crème de lait, je mettrai un bémol.

Bref, après 3 heures assis à manger, boire et déguster toutes les spécialités libanaises du resto, et l’estomac plus du tout dans les talons mais beaucoup plus haut, au bord des lèvres même, on décide d’aller faire la fiesta pour fêter les 31 ans d’une amie d’origine libanaise, justement.

Ahhhhhhhh, la fête à Paris! Oh joie, bonheur! J’ai déjà abordé ce problème épineux dans un précédent post sur les réjouissances de la vie parisienne et de ses sorties. Mais je crois n’avoir pas encore développé mon point de vue hautement philosophique sur les videurs, présents maintenant non seulement aux entrées de boîtes de nuit, mais de tous les bars de la capitale. Concernant ces êtres dotés d’une musculature impressionnante et d’un cerveau dont la taille est inversement proportionnelle, on peut sans trop prendre de risques émettre une règle (dûment vérifiée et éprouvée). N’ayons pas peur des mots, allons-y franco, ce sont tous des connards (sauf quelques rares exceptions, mais qui confirment la règle bien évidemment). Attention, je parle bien sûr du videur parisien, comme du taxi parisien, car dans d’autres villes, par exemple à Berlin, tout le monde il est sympa. Le chauffeur parle 4 langues et quand le videur peut pas te faire rentrer, il te fait un p’tit gin tonic dans une verre en plastique.

La confrontation avec ce genre de molosse, que ce soit au Truskel (12 rue Feydeau, un bon vieux bar rock plein de puceaux, dieu ce que je vieillis), ou au O’Sullivan un peu plus loin (oui, je sais, mes exigences ont sombré, que celui qui n’a jamais pêché me jette la première pierre, mais en revanche, je veux bien lui la jeter la pierre, à Rihanna, pour ces minutes de torture lâchement infligées à ma personne), se passe systématiquement de la même manière :

 » Bonsoir.

– …. Vous êtes combien?

– 6 monsieur.

– Non, vous êtes 7.

– Non, non, lui il est pas avec nous.

– D’accord. Mais toute sortie est définitive. »

Cool, ça, on sent l’accueil chaleureux tout de suite, ça fait plaisir. T’es même pas encore rentré que t’as déjà envie de ressortir, et de SURTOUT plus jamais y rentrer dans son bouge de merde à monsieur le videur!!!

Sans parler du fait que le mec ne décroche jamais un sourire avec sa tronche de bulldog, qu’il ne te regarde jamais dans les yeux, et surtout, s’il te voit galérer avec une valise (c’est arrivé à une amie tout juste sortie du train), il va SURTOUT, mais alors SURTOUT, mettre un point d’honneur à ne PAS utiliser ses gros bras pour te tenir la porte et/ou te porter ta valise, et c’est encore plus valable s’ils sont deux. Pis quoi encore, faudrait pas pousser mémé, non, ils sont là pour te vider après tout, pas pour te laisser rentrer ni te faciliter la vie.

Le videur est le nouveau dictateur des temps modernes, des zones urbaines, le connard qui met un point d’honneur à ruiner le peu de soirées que tu consens à faire dans la capitale, le moindre effort qui te fait franchir le pas et dépasser tes limites en payant un jus de fruits (ou ce qu’il a pu en rester entre les glaçons et le tout-bourré qui vient de te bousculer) 6€, en acceptant d’écouter, voire de danser, sur Rihanna (on y revient) et sa voix nasillarde, à côté de gros lourds qui puent du bec et des aisselles.

Voilà. Voilà, vous allez encore dire que je suis de mauvaise foi, et que tout est bon pour alimenter ma théorie comme quoi, pour faire agréablement la fête à Paris, c’est dans les apparts que ça se passe, où y’a pas de videur, bien que parfois, ce serait pas du luxe. Mais le mien de videur, au moins, il te ferait un grand sourire plein de dents bien blanches quand il te dirait : « ça va pas être possible, t’as une gueule qui me revient pas ». Et en plus, ce serait Vin Diesel, alias Baboulinet.

Pareil dans le taxi qui me ramène à la maison (et cette fois y’en avait plein des tacos, il était même pas deux heures, that’s why…), le mec est en train de pianoter sur son portable, limite tu l’emmerdes, il t’adresse à peine un coup d’œil, pas un sourire, tu interprètes ça comme un acquiescement, t’as l’habitude, t’es parisien, pas un mot, pas un merci à la fin de la course, même pas bonsoir dis-donc. Et là, t’as juste une envie, c’est de rentrer chez toi, d’écouter un bon morceau de BONNE musique, d’ôter tes chaussures à talons vertigineux-trop-canons que tu viens d’acheter et qui viennent de te faire vivre un calvaire, et là, là, tada!!! Le code ne marche pas. Il a pas changé, le code, il marche pas, juste. Plus d’électricité, et même pas un mécanisme de secours qui déclenche l’ouverture automatique de la porte. Et là, tu hurles. Ton mec perd son sang froid parce que lui aussi à bien morflé de la soirée, et te dis de te calmer que « ça sert à rien d’être hystérique ». Mais je veux rentrer chez moi bordel! Je veux mon lit!!!

Deux gus arrivent en se télescopant et/ou en se prenant le mur, ils habitent aussi là et veulent rentrer, ils travaillent tôt demain (bon courage hein, vu ton haleine). Bizarre ils t’ont jamais vu dans l’immeuble, ils sont super méfiants en plus d’être un peu cons. Un des gars arrête pas de retaper et retaper le code, il a toujours pas compris que sans jus, pas de digicode… On essaie d’enfoncer la porte (elle résiste, mes hanches un peu moins), le mec bien bourré essaie d’appeler les pompiers en désespoir de cause et il se fait bien sûr envoyer péter, et là au moment où tout est perdu, et qu’on va devoir être hébergés par un fou de FIFA 11 (pardon Erwan, c’est pour le piment du récit), trois jeunes fêtards (oui, il y en a une poignée dans notre immeuble de vieux et de chiens, mais quelle poignée) sortent de l’immeuble, nous ouvrent le sésame, et remettent même les plombs que quelqu’un (?) a malencontreusement fait sauter à 1 heure du mat. Le placard du disjoncteur était encore ouvert…

Après le paillasson volé (ceux qui suivent ce blog depuis un certain temps comprendront), les plombs qu’on fait sauter… Il se passe des choses bizarres dans cet immeuble. Ch’uis sûre que c’est encore un coup de Madame Connasse ça…

Note : Encore joyeux anniversaire, Stéph, on a fait ça pour toi, regarde comme on t’aime! (Plus sérieusement, on a passé une chouette soirée et découvert un restau que je recommande fortement!)

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