Il a plu! Enfin! L’orage tant attendu est arrivé, le ciel a enfin craqué, depuis vendredi ça marinait! Quelle délicieuse odeur de souffre que celle de la pluie sur le macadam chauffé par des journées de soleil brûlant. Les éclairs qui déchirent le ciel, la pluie qui tombe sur les feuillages (j’ai la chance d’avoir un appart entouré de verdure), quel délice!
Bon, trêve de poésie, je voulais justement profiter des dernières heures de soleil pour tester un nouvel endroit, le Mama Shelter, le restaurant hôtel designé par Starck au 109 rue de Bagnolet. Et sa terrasse. Le hic, c’est que depuis cette année, elle est privatisable (mais pas pour toi), et que du coup, vers 20h, tu dois te contenter de dîner sur la terrasse (beaucoup moins sympa) du resto. Et en plus, pour boire un verre "faudra attendre minuit madame, à cette heure-ci c’est pour dîner" et sous-entendu, ça te coûte un bras.
Point de Mama Shelter donc, et on atterrit métro Gambetta. Comme toujours à Paris, vu la pléthore de restaurants, on ne sait que choisir, à moins d’être pile devant un endroit que l’on connait. Je sors donc mon smartphone avec la super application "Dis-moi où", qui te situe bars, restaurants, cafés, hôtels, magasins alentours, te donne la distance à parcourir et surtout les commentaires d’internautes qui ont déjà testé le lieu. On tombe sur un petit restau aux commentaires très enthousiastes, à 200 mètres du métro. "Les petites indécises" ça s’appelle (2 Rue des Trois Bornes 75011 Paris - 01 43 57 26 00).
C’est au coin d’une petite place très arborée et toute mignonnette, et la terrasse fait presque tout le tour du lieu. La carte est bon marché et plutôt élaborée, avec des plats de viande, de poissons, de quinoa pour les bio eaters, avec un petite tendance world food qui n’est pas pour me déplaire.
Cerise sur le gâteau, le service est assuré, entre autres, pas deux superbes blondinets au sourire scotch brite, qui se ressemble traits pour traits (des frères?), l’un en chemise rayée bleue, l’autre à fins carreaux bleus. Rapides, agréables, blagueurs, à Paris, ça mérite d’être signalé. Il ne manque plus que les cigales… tsstsstsstsstsstss….
La même, mais en images :
Et sinon, il arrive des trucs de ouf parfois, tout droit sortis d’une comédie romantique hollywoodienne. Woody ne ferait pas mieux. Une amie me racontait pendant ce dîner qu’elle était allée assister à une dédicace en librairie l’autre soir. Elle était en pleine discussion avec des amis quand un homme l"interrompt en s’excusant avec un "je suis désolé, je ne peux pas m’en empêcher", et il lui tend un livre, son livre favori lui dit-il.
En page de garde, une inscription comme une dédicace :
Et ben, elle l’a revu, et ça a marché! A l’heure où Meetic réunit tant d’âmes seules (je ne crache pas dans la soupe, j’en suis et ça dure depuis plus de deux ans), un peu de romantisme, ça fait son petit effet (on a toutes prononcé un whaouuuuuu admiratif, des paillettes plein les yeux). Moi, je dis, la librairie, c’est le nouveau lieu tendance où il faut draguer! A quand les happy hours dans les clubs de lecture?







C’est charmant cette histoire de drague douce !
Oui, lui c’est pas un Raoul! Enfin je crois…
Bonjour, j’arrive du bouclard de Daphné Dupotron.
Moi aussi je fais whaouuuu !